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    <title><![CDATA[Croque-morts magazine (Pompe funèbres)]]></title>
    <link>http://www.requiem29.com/categorie-10979349.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Pompe funèbres&quot; du blog &quot;Croque-morts magazine&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Croque-morts magazine (Pompe funèbres)]]></title>
        <link>http://www.requiem29.com/categorie-10979349.html</link>
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    <pubDate>Sun, 03 Jun 2012 21:04:02 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 03 Jun 2012 21:04:02 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.requiem29.com</copyright>            <category>Pompe funèbres</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Boulettes sauce piquante]]></title>
        <link>http://www.requiem29.com/article-boulettes-sauce-piquante-105012838.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background-image: url(http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Old_Paper_850.png); width: 100%; height: 100%;">
    <p>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://img.over-blog.com/83x100/2/43/88/14/F-Fumee-Noire-2.png" class="GcheTexte" alt="F Fumée Noire 2" height="100" width=
      "83"></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Technique/liens-pompes-funebres-avec-un-S.jpg" class="DrteTexte" alt=
      "liens pompes funèbres avec un S" height="150" width="225">élicitations à tous les participants à la clôture du jour.</span>
    </p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Un jour, c'était ma dernière semaine en tant que porteur, d'ailleurs, avant que je ne devinsse maître de cérémonies, nous étions à
    l'hôpital, au funérarium, pour faire une mise en bière. En avance, nous nous étions dirigés vers la partie technique, ou se déroulait une autopsie.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">On n'avait pas étés jusqu'à la salle, parce qu'il y avait un petit nouveau avec moi, que j'étais chargé de former, et j'avais pas spécialement
    envie qu'il ma claque dans les pattes. Une autopsie, c'est dur. Très dur.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le large couloir grouillait de monde, agents d'amphi, gendarmes, la médecin légiste, et une charmante jeune femme. La trentaine, élégante, ses
    cheveux blonds coupés au carré, elle faisait des va et viens entre le bureau du funérarium et le seuil de la salle d'autopsie.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Ouah, elle est bonne, celle la !"</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je dévisageai le nouveau, à qui nous devions cette exclamation. Tout maigre, la vingtaine, il ressemblait à un jeune chien un peu
    fou.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Elle te plaît ?" Lui demandais-je.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Ouais ! Elle est canon ! je crois que je vais aller lui parler, t'en penses quoi ?"</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Euh... T'es un grand garçon, comme tu le sens." Après tout, il n'y a pas de mal à s'amuser un peu.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Ouais, je vais la brancher !" et il partit, joignant le geste à la parole.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">C'est sur ces entrefaîtes que le maître de cérémonies arriva. Nous nous saluâmes, puis il me demanda "Il est ou, le nouveau ?" il ne l'avait
    pas apercu dans la foule. D'ou j'étais, j'avais une vue splendide sur la jeune femme qui ouvrait des yeux exhorbités devant ce gamin qui lui débitait un baratin à toute vitesse.</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Qui, Franck ? Il est la bas."</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Mais qu'est ce qu'il fout ?"</span><br>
    <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Eh bien, manifestement, il est en train de draguer madame le juge d'instruction".</span>
    <p>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">_____</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Un autre jour, nous sommes appelés, avec un assistant funèraire, pour enlever un corps dans une maison. C'est l'automne, la nuit est tombée,
      il fait froid, nous errons quelque peu avant de trouver la maison. C'est une vieille bâtisse Bretonne, et nous entrons directement dans la pièce principale, ou seule une ampoule jaune dispense
      une lumière chiche. Un coin cuisine, avec un poêle à bois, une table, un buffet, et un lit, dans lequel on devine une silhouette.</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Après avoir présenté nos condoléances à la famille, nous les informons que nous allons installer notre matériel. Nous entrons donc le
      brancard, y installons une housse de corps, enfilons nos gants, le tout sous le regard de la famille silencieuse, et enfin nous tournons vers le lit, afin de saisir notre client, une petite
      vieille toute menue enfouie sous une couette épaisse.</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Excusez-moi"</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous nous tournons vers l'homme, trés gentil, que nous avions identifié comme étant le fils ainé, et qui nous as interpellés. Il
      poursuit:</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Je crois que vous faites erreur, messieurs. La, c'est maman, elle dort. Le défunt, c'est papa, il est dans la pièce d'à-côté"</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">_____</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous étions en renfort dans un petit village Breton, pour donner un coup de main aux collègues du coin qui avaient un surcroît d'activité.
      Nous avions fait la mise en bière, avions fait un beau cortége jusque l'église, une entrée magnifique, puis, une fois les fleurs disposées autour du cercueil, nous étions retirés, pour laisser
      le prétre officier.</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Dehors, le maître de cérémonies avait lancè "Bon, les gars, je vous paie un café ?". Nous avions accepté avec autant de gratitude que de
      promptitude.</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pendant ce temps, le curé faisait messe express. Il avait en effet une autre cérémonie prévue à l'autre bout de son secteur, due à un
      cafouillage de la bénévole de 90 ans qui tenait son secrétariat. En moins de vingt minutes, soit la moitié du temps habituel, il dit la messe, invite les gens à bénir le corps, puis, quand tout
      est fini, dans le silence de mort qui s'est installé, tandis que les gens sont dans l'expectative, il se tourne vers le bedeau, et lance, à haute et intelligible voix, dans la petite église
      :</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Va chercher les pompes funèbres, donc, ils doivent étre encore au bistrot".</span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br></span>
    </p>
    <p>
      <img src="http://img.over-blog.com/100x37/2/43/88/14/Technique/1gimp-essai-2.jpg" class="CtreTexte" alt="1gimp essai 2" height="9" width="100">
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Requiem29 a passé la vitesse au dessus, le voilà qui décroche une tribune dans Atlantico. <a href=
      "http://www.atlantico.fr/decryptage/moi-electeur-fn-compte-profiter-dernier-dimanche-comme-citoyen-perdu-convaincre-avant-redevenir-facho-indesirable-guillaume-bail-351023.html" target=
      "_blank">Vous pouvez la lire ici.</a></span>
    </p>
    <p>
      <img src="http://img.over-blog.com/100x37/2/43/88/14/Technique/1gimp-essai-2.jpg" class="CtreTexte" alt="1gimp essai 2" height="9" width="100">
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><strong><span style="font-family: times new roman,times; font-size: 14pt;">Cet article vous a plu ?</span></strong></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><strong><span style="font-family: times new roman,times; font-size: 14pt;">Alors, pourquoi ne pas le partager, par mail, Facebook,
      Twitter...?</span></strong></span>
    </p>
    <p>
      <img src="http://img.over-blog.com/100x37/2/43/88/14/Technique/1gimp-essai-2.jpg" class="CtreTexte" alt="1gimp essai 2" height="9" width="100">
    </p>
    <p>
      Les textes sont écrits tant bien que mal par Guillaume Bailly.
    </p>
    <p>
      Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de <a href="http://lacagealames.over-blog.com/" target="_blank">Manu Rayot</a>.
    </p>
    <p>
      Tous droits réservés.
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 11 May 2012 20:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0080096c9283ab14918b24a3555f12c2</guid>
                <category>Pompe funèbres</category>        <comments>http://www.requiem29.com/article-boulettes-sauce-piquante-105012838-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Au funérarium]]></title>
        <link>http://www.requiem29.com/article-au-funerarium-104795489.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background-image: url(http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Old_Paper_850.png); width: 100%; height: 100%;">
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://img.over-blog.com/83x100/2/43/88/14/F-Fumee-Noire-2.png" class="GcheTexte" alt="F Fumée Noire 2" height="100" width=
      "83"></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Technique/liens-pompes-funebres-avec-un-S.jpg" class="DrteTexte" alt=
      "liens pompes funèbres avec un S" height="150" width="225">élicitations à tous les participants à la clôture du jour.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il se passe toujours beaucoup de choses dans les funérariums. Les journées des hôtesses d'accueil sont bien remplies.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <br>
      <br>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 18pt;">Albert.</span></strong>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Albert était un pensionnaire fidèle. Il arrive que certains locataires restent longtemps dans les frigos des morgues, celui que j'ai
      fréquenté le plus longtemps nous est resté dix neuf mois, par moins cinq degrés. Ca m'a quand même pris deux heures pour tout nettoyer après, affreux... Enfin, souvenirs,
      souvenirs...</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bref. Albert ne devait pas particulièrement aimer la compagnie des vivants, puisqu'il avait décidé de se passer un morceau de corde autour
      du cou. Il était à la morgue du funérarium de puis treize mois, et la mairie s'était enfin décidée à l'enterrer comme indigent, lorsque, miraculeusement, au moment ou on lui demandait de
      rédiger le P.V final, le policier en charge du dossier trouva de la famille, et lui expliqua ou se trouvait son défunt.</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Marie les vit donc se pointer. Elle savait d'expérience que les gens réagissent de manière différente, et parfois curieuse, au deuil, aussi
      ne fut elle pas surprise de voir qu'ils semblaient plutôt furieux. Certains considèrent, après tout, que la mort n'existe que parce que les croque-morts veulent profiter de la douleur des
      gens.</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Mais, très certainement, elle n'escomptait pas la réaction qu'elle obtînt.</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"QUOI ? IL FAUT PAYER POUR CE CONNARD ?! Mais putain de merde ! Ca fait combien de temps qu'il est ici ? QUOI ? Un an ! Et il croit que je
      vais lui payer un an à se la couler douce ! Et il s'est suicidé, en plus, cet enculé de bâtard de fils de pute ?! Que dalle, je paierai rien ! Je me casse, j'en ai marre de vos
      conneries".</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">La dame qui accompagnait le monsieur au langage si fleuri, maquillée comme une péripatéticienne, habillée comme une pute, expliqua à
      l'hôtesse médusée : "Faut excuser mon frangin, mais on pouvait pas blairer notre connard de père. Il avait un balai dans le cul, le vieux, il faisait les trois-huit à l'usine, et il allait
      bosser chez un maraîcher le week-end, mais jamais il nous filait un radis, notre argent de poche, pas plus, parce qu'il économisait pour nous payer des études. Des études ! Alors que nous, on
      aurait voulu des mobylettes, des trucs de jeunes, quoi, pas des études à la con. Vous voyez le genre de connard ? Mon frangin et moi, on est au chomedu, alors vous voyez, les études, ça aurait
      servi à quoi ? Heureusement, ma mère lui a tout pris quand elle s'est barrée, à cet enfoiré, mais on a rien pu récupérer, parce qu'elle a tout bu, cette salope. C'est ça qui l'a mené dans la
      tombe. Enfin, paix à ses cendres, comme on dit. Bon, pour papa, on va faire comme pour elle et notre autre frangin, on va aller à la mairie expliquer qu'on a pas une thune, et il va aller à la
      fosse commune. Ca ou autre chose, hein, de toute façon il est mort, et ça c'est pas un mal."</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ainsi fut fait, et Albert disparu de ma mémoire de ses enfants. Mais pas de celle de Marie, qui ne s'est, à ce jour, remise de son
      choc.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <br>
      <br>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: 18pt;">Renée.</span></strong>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ainsi, Renée mourut, seule, dans sa maison de retraite. Elle avait fait un testament obsèques, qui stipulait que son corps serait transféré
      au funérarium ou officiait Marie. Et personne ne vint la voir. Personne ?</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Si, une fois. Son neveu.</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il alla trouver Marie. Lui expliqua, après avoir décliné son identité, qu'il voulait récupérer sa bague. Celle en or, avec les diamants.
      Marie lui expliqua qu'elle la portait depuis des années, qu'il serait sans doute difficile de la lui retirer, et que la vieille dame aurait peut ètre souhaiter l'emmener avec elle. Réponse
      :</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Je m'en fiche. Je veux cette bague. Coupez lui le doigt, si il faut."</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je vous la fait courte. Nous parvîmes à la retirer, à grand renfort de savon et massages.</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Une fois son "bien" récupéré, le neveu s'est tourné vers Marie.</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">"Vous connaissez un endroit ou je peu vendre ce truc ?"</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Elle n'a pas su lui répondre. On ne sait pas si il a trouvé. Il n'est pas venu à l'enterrement.&nbsp;</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <img src="http://img.over-blog.com/100x37/2/43/88/14/Technique/1gimp-essai-2.jpg" class="CtreTexte" alt="1gimp essai 2" height="9" width="100">
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Requiem29 a passé la vitesse au dessus, le voilà qui décroche une tribune dans Atlantico. <a href=
      "http://www.atlantico.fr/decryptage/moi-electeur-fn-compte-profiter-dernier-dimanche-comme-citoyen-perdu-convaincre-avant-redevenir-facho-indesirable-guillaume-bail-351023.html" target=
      "_blank">Vous pouvez la lire ici.</a></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <img src="http://img.over-blog.com/100x37/2/43/88/14/Technique/1gimp-essai-2.jpg" class="CtreTexte" alt="1gimp essai 2" height="9" width="100">
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><strong><span style="font-family: times new roman,times; font-size: 14pt;">Cet article vous a plu ?</span></strong></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><strong><span style="font-family: times new roman,times; font-size: 14pt;">Alors, pourquoi ne pas le partager, par mail, Facebook,
      Twitter...?</span></strong></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <img src="http://img.over-blog.com/100x37/2/43/88/14/Technique/1gimp-essai-2.jpg" class="CtreTexte" alt="1gimp essai 2" height="9" width="100">
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les textes sont écrits tant bien que mal par Guillaume Bailly.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de <a href="http://lacagealames.over-blog.com/" target="_blank">Manu Rayot</a>.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Tous droits réservés.
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 May 2012 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">85b76658fcfba49b628ef2801598d387</guid>
                <category>Pompe funèbres</category>        <comments>http://www.requiem29.com/article-au-funerarium-104795489-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Franchir le pont]]></title>
        <link>http://www.requiem29.com/article-franchir-le-pont-102513595.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background-image: url(http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Old_Paper_850.png); width: 100%; height: 100%;">
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <img src="http://img.over-blog.com/83x100/2/43/88/14/F-Fumee-Noire-2.png" alt="F Fumée Noire 2" class="GcheTexte" height="100" width="83">
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Technique/liens-pompes-funebres-150-pix-h.jpg" class="DrteTexte" alt=
      "liens pompes funebres 150 pix h" height="150" width="225"></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">élicitations à tous les participants à la clôture du jour.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">L'homme était veuf depuis peu. A soixante dix ans, c'était tôt. Il dépérissait. Il n'allait même plus dans sa maison secondaire, à la
      campagne, ou lui et sa regrettée femme avaient passé tant de bons moments. Il restait cloîtré dans leur appartement de Brest, qu’ils occupaient uniquement l'hiver, habituellement. Il ne sortait
      pas, ne faisait rien, ne vivait plus.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et ses enfant se demandaient quoi faire.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ce fut presque accidentellement qu'une de ses petites filles fit la découverte qui allait tout changer. Une après midi, alors qu'elle devait
      rester chez lui en attendant que ses parents finissent le travail, elle lut un article sur un film qui venait de sortir, et demanda à son grand-père de l'accompagner. Celui ci, pour lui faire
      plaisir, accepta.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le dimanche suivant, à table, il parla avec animation et joie des films qu'il avait vu. A la surprise générale, il avait aimé le cinéma, et
      était retourné trois fois voir d'autre métrages. Ses enfants se cotisèrent pour lui offrir un grand téléviseur et un home cinéma, au fur et à mesure des Noëls successifs.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le retraité s'abonna à des magazines, qu'il lisait en écoutant les bandes originales de ses films préférés, attendant le mercredi, jour de
      sortie, ou il enchaînait les nouveautés jusqu'au week end. Il mettait un point d'honneur à voir tous les films qui sortaient.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Puis, l'âge faisant son œuvre, il ne put plus faire le déplacement jusqu'aux salles obscures. C'était sur son téléviseur dernier cri qu'il
      continua de s'adonner à sa frénésie cinéphilique. Il vit et revit tous les chefs d’œuvre du septième art.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Puis il mourut. Tempus fugit.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il n'avait pas de croyances, il souhaitait une cérémonie civile, il avait pris ses dispositions. Pour cela, il avait établi un programme
      très précis. Il partirait sur les airs de ses films préférés.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et c'était ce qui inquiétait Bernard.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il nous avait prévenus, nous, les porteurs «&nbsp;Les gars, il va falloir garder votre sérieux.&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous, on se demandait pourquoi.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous attendions derrière la porte. Bernard devait s'assurer que tout le monde était bien installé, puis il lancerait la musique,
      traverserait, solennel, la salle, pour aller ouvrir la porte. Nous franchirions alors les quelques mètres de l'allée avec le cercueil, installerions les fleurs autour une fois celui-ci déposé
      sur ses tréteaux, et nous retirerions au fond de la salle jusqu'à la fin de la cérémonie.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Rien de compliqué. On se demandait vraiment ce qui inquiétait Bernard.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Nous attendions depuis quelques minutes lorsqu'enfin, la porte s'ouvrit. Bernard devait juste l'ouvrir et s'effacer pour nous laisser
      passer. Au lieu de quoi, il fit un inhabituel pas à l'intérieur du couloir technique, et nous chuchota, l'air menaçant dissimulant difficilement le petit sourire mi jovial mi moqueur qu'il
      avait toujours «&nbsp;Sérieusement, les gars, si j'en vois un qui rigole, ça va chier&nbsp;!&nbsp;».</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Enfin, nous avançâmes. Solennels, nous apportâmes le cercueil jusque sa place, passant entre les membres de l'assistance, debout et
      affligés, nous accomplîmes notre tâche avant de nous retirer. Dehors, après avoir mis une distance prudente entre nous et la salle ou officiait Bernard, nous pûmes enfin pousser un soupir qui
      ressemblait à un rire nerveux.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Le petit vieux avait préparé sa cérémonie. Il avait choisi les musiques de ses films préférés. Et plus que tout, semblait-il, il souhaitait
      entrer dans la salle sur les sifflements guillerets et entraînants du Pont de la Rivière Kwai.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: right;">
      <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">À la mémoire de Bernard,</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: right;">
      <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">qui vient lui aussi de franchir le pont.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: right;">
      <span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Tu nous manqueras<br></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><br></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <div>
      <div class="clearfix" style="width: 220px;">
        <div class="deezercob">
          <a href="http://www.over-blog.com/"></a>
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      </div>
    </div>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <img src="http://img.over-blog.com/100x24/2/43/88/14/bandeau_requiem29.jpg" class="CtreTexte" alt="bandeau_requiem29.jpg" height="24" width="100">
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><strong><span style="font-family: times new roman,times; font-size: 14pt;">Cet article vous a plu ?</span></strong></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><strong><span style="font-family: times new roman,times; font-size: 14pt;">Alors, pourquoi ne pas le partager, par mail, Facebook,
      Twitter...?</span></strong></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les textes sont écrits tant bien que mal par Guillaume Bailly.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de <a href="http://lacagealames.over-blog.com/" target="_blank">Manu Rayot</a>.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Tous droits réservés.
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Mar 2012 00:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8720bc534b6b41a989e0b7807256e794</guid>
                <category>Pompe funèbres</category>        <comments>http://www.requiem29.com/article-franchir-le-pont-102513595-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Même en cent ans, je n'aurai pas le temps, pas le temps]]></title>
        <link>http://www.requiem29.com/article-meme-en-cent-ans-je-n-aurai-pas-le-temps-pas-le-temps-100068461.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background-image: url(http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Old_Paper_850.png); width: 100%; height: 100%;">
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <img src="http://img.over-blog.com/83x100/2/43/88/14/F-Fumee-Noire-2.png" alt="F Fumée Noire 2" class="GcheTexte" height="100" width="83">
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Technique/liens-idees-noires-TR-150-pix-h.jpg" class="DrteTexte" alt=
      "liens idées noires TR 150 pix h" height="150" width="225"></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://img.over-blog.com/100x66/2/43/88/14/Technique/liens-pompes-funebres-avec-un-S.jpg" class="DrteTexte" alt=
      "liens pompes funèbres avec un S" height="66" width="100">élicitations à tous les participants à la clôture du jour.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bon, je sais&nbsp;: c'est compliqué pour moi ces temps-ci d'écrire des articles pour ici. Je devrais. Mais bon. Mon boulot à mémoire des
      Vies est assez prenant, entre les recherches pour la documentation des articles du jour, et la préparation de quelques autres à venir. Il va y avoir du lourd, je dis ça, je dis rien.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et quand j'ai quelques minutes, il y a toujours un ami qui a besoin d'un coup de main. C’est toujours le même, et c'est toujours un plaisir
      d'y aller. Ce qu'il y a de bien, avec les Pompes Funèbres civiles, en dehors du fait que ce soit la meilleure boîte de pompes ou j'ai travaillé, c'est qu'il s'y passe des trucs toujours
      intéressants. De quoi alimenter le blog.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Tiens, si j'avais le temps, je vous raconterai bien ce qui s'est passé dernièrement...</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://img.over-blog.com/199x300/2/43/88/14/Illustrations-d-articles/215777_1016591745928_1559130675_30043330_403_n.jpg" class=
      "GcheTexte" alt="215777_1016591745928_1559130675_30043330_403_n.jpg" height="300" width="199">Mais j'ai pas le temps. N'étant plus célibataire, je suis sollicité. Ci-joint, une photo de ma
      sollicitation. Vous comprenez mieux&nbsp;?</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">C'est dommage. Parce que, cet après midi, c'était vraiment énorme. Dommage.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Juste pour vous allécher&nbsp;: on devait procéder à une inhumation. Dans un caveau. Banal, classique.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Oui, je sais&nbsp;: ça a l'air, comme ça, mais en fait non.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bon, le caveau s'ouvrait par une trappe, trappe enterrée. Ce qu'on appelle une ouverture par devant, par opposition à l'ouverture par le
      dessus, ou le cercueil descend verticalement, tandis que l'ouverture par devant, il descend horizontalement, je sais, il y a une technique. Bref, on n'est pas la pour ça. C'est un métier, c'est
      tout.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Bon, revenons en à notre affaire&nbsp;: le marbrier creuse où doit se trouver l'ouverture, devant. Il ne trouve rien. Emmerdé, il
      regarde&nbsp;: a gauche, un bac en béton qui sert de poubelle pour les déchets verts du cimetière, à droite, un monument, et derrière, une allée minuscule. Ils n'ont pas collé l'ouverture dans
      la petite allée, quand même. Par acquis de conscience, parce que c'est un marbrier consciencieux, et qu'il a vu assez d'aberrations comme ça, il creuse pour vérifier.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">A son grand soulagement, il ne trouve rien. Répit de courte durée&nbsp;: comment il s'ouvre, ce p*tain de caveau&nbsp;?</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Il appelle, à peu près tout le monde. «&nbsp;Non, ce n'est pas une ouverture par le dessus, c'est une ouverture par le côté.&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">par le côté. Attends... «&nbsp;Dites, la dernière personne inhumée c'était en...&nbsp;» «&nbsp;c'était dans les années 80.&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">«&nbsp;Ah&nbsp;! ok. Et, dites, la magnifique poubelle en béton, la, elle date de...&nbsp;» «&nbsp;des années 90,
      pourquoi&nbsp;?&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">«&nbsp;Non, comme ça.&nbsp;» «&nbsp;dis, tu nous crois pas assez abrutis pour construite une poubelle en béton sur l'ouverture d'une
      tombe&nbsp;?&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">«&nbsp;Non, non, non. Bien sûr que non. Ça t'ennuie si on va consulter les vieux plans du cimetière, aux archives, juste pour
      vérifier&nbsp;?&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Et oui, bien sûr, la commune avait construit la poubelle en béton, sur l'ouverture du vieux caveau. Il y avait de la place libre, un bel
      emplacement, et personne ne s'était demandé pourquoi, dans ce cimetière vraiment, vraiment peuplé, il l'était resté.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Franchement, j'ai beaucoup ri. Je me suis dit «&nbsp;Voilà une bonne histoire pour requiem29. Il faudra que je la raconte.&nbsp;» mais pas
      aujourd’hui. J'ai pas le temps. Ni pour celle-la, ni pour les autres.<br></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les textes sont écrits tant bien que mal par Guillaume Bailly.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de <a href="http://lacagealames.over-blog.com/" target="_blank">Manu Rayot</a>.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Tous droits réservés.
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 24 Feb 2012 20:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5341909c769a9d7b506da611436396d8</guid>
                <category>Pompe funèbres</category>        <comments>http://www.requiem29.com/article-meme-en-cent-ans-je-n-aurai-pas-le-temps-pas-le-temps-100068461-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Jo]]></title>
        <link>http://www.requiem29.com/article-jo-98401381.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background-image: url(http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Old_Paper_850.png); width: 100%; height: 100%;">
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <img src="http://img.over-blog.com/83x100/2/43/88/14/F-Fumee-Noire-2.png" alt="F Fumée Noire 2" class="GcheTexte" height="100" width="83">
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><a href="http://www.requiem29.com/pages/Pompes_Funebres-5495727.html"><img src=
      "http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Technique/liens-pompes-funebres-150-pix-h.jpg" class="DrteTexte" alt="liens pompes funebres 150 pix h" height="150" width="225"></a></span>
    </p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">élicitations à tous les participants à la clôture du jour.<br>
    Il s’appelait Joseph, mais tout le monde l’appelait Jo, peut être en pensant au film avec Louis de Funès, dont il était une sorte de sosie triste. Jo était croque-morts depuis des années, depuis
    que, jeune, il avait quitté l’école pour gagner sa vie. Combien de temps cela faisait-il, nul n’aurait su le dire, tant il était difficile de donner un âge à Jo, et tant il était taiseux. Jo
    parlait peu, rarement plus que de nécessaire, et jamais vraiment de lui.<br>
    Et Pourtant, ces derniers temps, Jo parlait, un peu plus, disons, que d’habitude.<br>
    D’abord, gêné, il avait discrètement demandé à quelques collègues des renseignements, sur les avances sur salaire, sur le déblocage de la petite participation que les employés percevaient et qui
    restait sur un compte jusqu’à leur retraite ou que certains besoins se fassent sentir. Et la rumeur s’était répandue&nbsp;: «&nbsp;Jo est dans une mauvaise passe&nbsp;». Tout le monde s’offrit de
    l’aider&nbsp;: Jo était un petit bonhomme triste, mais un bon collègue, toujours là sur les coups dur, jamais à rechigner, et d’une honnêteté scrupuleuse, un sou prêté serait un sou rendu. Mais
    Jo refusait toujours. «&nbsp;Ca va&nbsp;» disait-il «&nbsp;le divorce est un peu compliqué, mais c’est une mauvaise passe, je vais m’en sortir&nbsp;» Jo divorçait&nbsp;? Première nouvelle&nbsp;!
    Certains devinaient, à certaines tournures de conversation, l’existence d’une Madame Jo, voire même d’une progéniture, mais sans plus. Mais un divorce&nbsp;? Voilà qui entamerait encore le
    capital plus que restreint de jovialité du bonhomme.<br>
    Surtout, il lançait, au sorti d’une cérémonie particulièrement difficile, «&nbsp;J’en ai marre de ce boulot à la con&nbsp;» mais quand on lui demandait pourquoi il n’en changeait pas, plutôt que
    de se miner, il rétorquait «&nbsp;Et pour faire quoi&nbsp;? Je sais rien faire d’autre&nbsp;»<br>
    Finalement, n’y tenant plus, Jo demanda de l’aide.<br>
    Au patron, tout d’abord. Il demanda une avance sur salaire. Le directeur lui tendit une enveloppe pleine d’argent liquide «&nbsp;L’avance sur salaire&nbsp;» dit-il «&nbsp;c’est le bordel, après,
    tu est décalé, tu as besoin d’une autre avance pour finir le mois parce que tu as remboursé la précédente, et tu te retrouves comme ça, sans pouvoir gérer. L’argent, la, il vient de la caisse
    noir, qu’on s’est constitués avec des petits à-côté, en prévision des coups dur. Non, non, ne proteste pas, je t’ai dis que c’était pour les coups dur, t’es en plein dedans.&nbsp;Tu rembourseras
    quand tu peux, si tu peux, pas de soucis&nbsp;».<br>
    A ses collègues, ensuite. Jo avait besoin de bras pour déménager. Tout le monde fit un pas en avant&nbsp;: pour Jo, pas de problèmes. Tout le monde avait une dette envers lui, une week-end de
    permanence échangé, une semaine de vacances décalée, pour arranger ses copains, Jo disait toujours oui, et peut être se sentaient-ils coupables, peut être, se demandaient ils, si ce n’était pas
    un peu de leur faute si Madame Jo, lassée, l’avait laissé tomber.<br>
    Et tout le monde vint le jour dit à l’heure prévue, même le patron, avec les deux véhicules utilitaires de la boîte «&nbsp;Va pas t’emmerder à louer une camionnette hors de prix, Jo, il y a tout
    ce qu’il faut, ici&nbsp;». Jo avait quelques meubles massifs hérités de ses parents, qui furent chargés dans les camions et emmenés dans un box, que Jo avait loué, en attendant de se
    retourner.<br>
    Quand tout fut fini, la vie repris son cours.<br>
    Sauf que Jo avait changé. Il n’était plus aussi motivé, avait l’air encore plus terne que d’habitude, voire même, en quelques occasions, arrivait en retard. Clairement, le métier lui pesait. Et
    les gars s’inquiétaient. Ils harcelèrent Jo de questions&nbsp;:<br>
    Comment se passait le divorce&nbsp;?<br>
    «&nbsp;Pas bien, ma femme a monté mes enfants contre moi, on n’arrive pas à vendre l’appartement, elle me met des bâtons dans les roues parce que je paie le crédit tout seul, mais je ne peu plus
    y habiter, mon avocat est pas très bon, je crois...&nbsp;»<br>
    Mais tu habites où&nbsp;?<br>
    «&nbsp;Je loge dans un truc pas cher, en attendant&nbsp;»<br>
    Parce que ça a vraiment pas l’air d’aller.<br>
    «&nbsp;Non. Ca me pèse, tout ça. Les morts, les gens qui pleurent. J’en ai ma dose. Mais je sais rien faire d’autre.&nbsp;»<br>
    Tu fais quoi, le soir, pour te changer les idées&nbsp;?<br>
    «&nbsp;Rien. Je m’assois sur une chaise, je regarde la télé et je bois du vin&nbsp;».<br>
    Et tout devint limpide. Jo faisait une dépression carabinée, et il avait plongé dans la picole. La mauvaise pente. Le patron décida de prendre les choses en main. «&nbsp;Jo&nbsp;» dit-il,
    «&nbsp;Ca fait des années qu’on travaille ensemble, et je vois bien que ça va plus. J’aime pas ça, Jo, te voir sombrer. Non, non, ne dis rien, ça se voit&nbsp;: ça fait combien de temps que t’as
    pas fait un repas correct ou une nuit complète&nbsp;? Tu picoles, Jo. Tu bois en ressassant des idées noires. Si t’es alcoolique, je connais un médecin. Il t’enverra en cure. Je t’aiderai pour
    les papiers, et à ton retour, ta place t’attendra. T’en a marre du boulot&nbsp;? Ca te pèse&nbsp;? Tu as droit à des formations. On te paiera ta reconversion, et je t’aiderai à trouver autre
    chose. Tu as juste besoin de vacances&nbsp;? Dis moi combien, c’est accordé. Tiens, je te file une prime, va prendre l’air, va quelque part au soleil. Mais réagis, bon sang&nbsp;!&nbsp;»<br>
    Jo dit simplement «&nbsp;Non, ça va. Je vais me rependre, vous avez raison.&nbsp;» Et il se reprit.<br>
    Peu à peu, on vit revenir le Jo d’avant. Peut être un peu différent. Parfois, il racontait des blagues. Pas des choses très compliquées, la plupart étaient connues, voire usées, et il ne les
    racontait pas très bien. Mais les gars riaient, autant pour encourager Jo dans sa nouvelle vocation d’humoriste que de surprise de voir leur copain lancer des choses aussi incongrues que
    «&nbsp;Tiens, vous la connaissez, celle des deux putes dans un ascenseur&nbsp;?&nbsp;». D’autres fois, il ne disait rien, et son regard se perdait dans le vide, un court instant. Mais,
    globalement, Jo était de retour.<br>
    Arriva, comme parfois il en est dans les pompes funèbres, une journée vraiment difficile. Le matin, l’équipe fit les obsèques d’une femme de cinquante ans, morte d’un cancer. L’église était
    bondée et aucun œil n’y était sec. L’après midi vint le convoi d’un jeune de vingt ans qui s’était tué en voiture. Lors de la mise en bière, la mère refusa de le lâcher, et Jo dut intervenir pour
    l’éloigner.<br>
    Le lendemain, il ne se montra pas au travail, ni ne répondit au téléphone. Il passait prendre son courrier à son ancien appartement, n’avait pas fait de changement d’adresse, et nul ne savait ou
    il habitait. Ils se débrouillèrent sans lui le matin, il se débrouillèrent sans lui l’après midi, mais tous se demandaient où diantre il pouvait être. Chacun pensait, sans oser le dire à haute
    vois, que Jo avait remis son nez dans la bouteille et qu’il cuvait certainement dans un coin. Deux étaient partis en réquisition, mais les autres s’attardèrent un peu, tournant autour du patron
    qui essayait d’avoir des nouvelles de Jo. &nbsp;<br>
    La journée était finie, et rien. Le téléphone sonna, mais c’était l’équipe de réquisition. Tous se remirent à bavarder. Trop fort, sans doute, puisque le chef, soudain, intima «&nbsp;Oh&nbsp;!
    Vos gueules, j’entends rien&nbsp;! Tu dis quoi&nbsp;? Jo est avec vous&nbsp;?&nbsp;» Mais ils n’entendirent pas la suite puisque, du pied, le chef avait fermé la porte de son bureau.<br>
    Ceci dit, c’était tout Jo&nbsp;: se pointer sur une réquisition pour donner un coup de main.<br>
    La porte du bureau s’ouvrit, et les questions fusèrent «&nbsp; Jo est avec eux&nbsp;? Mais il a foutu quoi, aujourd’hui&nbsp;? Qu’est-ce qu’il fiche la-bas&nbsp;?&nbsp;» mais soudain, tous se
    turent. Le patron était blême. Bêtement, il parvint à dire «&nbsp;Jo était pas avec eux sur la réquisition. C’était lui, la réquisition&nbsp;» silence «&nbsp;Jo s’est pendu&nbsp;»<br>
    Quiconque serait entré dans le bureau ce soir là aurait assisté à un spectacle surprenant&nbsp;: une dizaine de croque-morts qui pleuraient pour un défunt. Qui pleuraient pour leur ami. Et peut
    être qui pleuraient un peu pour tous les Jo du monde.&nbsp;</span>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les textes sont écrits tant bien que mal par Guillaume Bailly.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de <a href="http://lacagealames.over-blog.com/" target="_blank">Manu Rayot</a>.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Tous droits réservés.
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 01 Feb 2012 20:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a2b09c49c67dad6a5a6743a44ba1be3a</guid>
                <category>Pompe funèbres</category>        <comments>http://www.requiem29.com/article-jo-98401381-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Selon la théorie d'Einstein, le temps ne rentre pas dans le cadre d'un continuum strict, mais peut s'avèrer, dans certains cas flexible, ce qui prouve que laphysique, c'est bien, mais au
  quotidien]]></title>
        <link>http://www.requiem29.com/article-selon-la-theorie-d-einstein-le-temps-ne-rentre-pas-dans-le-cadre-d-un-continuum-strict-mais-peut-s-98270439.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background-image: url(http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Old_Paper_850.png); width: 100%; height: 100%;">
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <img src="http://img.over-blog.com/83x100/2/43/88/14/F-Fumee-Noire-2.png" alt="F Fumée Noire 2" class="GcheTexte" height="100" width="83">
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><a href="http://www.requiem29.com/pages/Pompes_Funebres-5495727.html"><img src=
      "http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Technique/liens-pompes-funebres-150-pix-h.jpg" class="DrteTexte" alt="liens pompes funebres 150 pix h" height="150" width="225"></a></span>
    </p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">élicitations à tous les participants à la clôture du jour.<br>
    Comme le dernier article Pompes Funèbres sentait un peu l'arnaque, quoiqu'il fusse tout à fait authentique, je vous remet celui-ci. Il est inédit, il est récent, il est vrai.<br>
    Ah, je réfléchis aussi à un nouveau concept pour le blog. Il y aurait une seule histoire de pompes funèbres par semaine, et je m'en vais vous sonder, vite fait, bien fait&nbsp;: quel serait,
    selon vous, le meilleur jour de la semaine pour la publier&nbsp;? Je tiendrai compte de ceux qui ont répondu, les absents ayant toujours tort, toute réclamation sera ensuite inutile. Non
    mais.<br>
    La prochaine histoire est déjà écrite. A votre place, je prévoirai des Kleenex.<br>
    <img src="http://img.over-blog.com/75x100/2/43/88/14/n1592394706_30044558_8760.jpg" class="CtreTexte" alt="n1592394706 30044558 8760" height="100" width="75"><br>
    Le bouquet répondait parfaitement au qualificatif de ‘’joli’’. Il avait été composé avec goût, fleur par fleur, dans des tons mauve et blanc, qui symbolisaient peut être la tristesse et la pureté
    des sentiments, ou pas, les gens ne s’attachent plus trop à la symbolique. Il était à la foi sobre et fourni, il avait du coûter cher, et semblait néanmoins petit dans le poing immense qui le
    serrait.<br>
    L’homme était grand, il était costaud, et semblait mal l’aise dans l’entrée de la maison funéraire. Il avait pris son parti de rester en recul et laisser sa femme s’occuper du reste. Lui portait
    les fleurs et se répétait sans doute en boucle la formule de condoléances qu’il avait mis au point toute la soirée de la veille.<br>
    Elle était petite, et fébrile. Manifestement, le couple n’était pas coutumier de la mort. Ils se tenaient juste là, à l’entrée du funérarium, jetant autour d’eux des regards presque angoissés, ne
    sachant trop que faire, où aller, que demander, ni même à qui le demander.<br>
    L’assistant funéraire était assis à son bureau. Il les avait vu arriver, sur le parking, avait patienté, mais, comme ils ne venaient pas le voir, il décida d’aller à leur rencontre.<br>
    Le couple sembla le voir arriver avec soulagement, tout en restant un peu sur la défensive. Aussi bien l’un que l’autre avait une petite quarantaine d’années, et semblaient voir un croque-morts
    en vrai pour la première fois. La vie les avait jusqu’ici épargné le deuil, et c’était tant mieux.<br>
    Après quelques salutations courtes et sobres, le croque-morts s’enquit «&nbsp;Que puis-je pour vous&nbsp;?<br>
    - Nous venons voir Madame Chombier, elle est bien chez vous&nbsp;?<br>
    - Madame Chombier… Euh, non, madame…<br>
    - Ah bon&nbsp;? Mais pourtant, dans le journal, l’avis disait que Madame Chombier reposait chez vous, ici, à la maison funéraire…<br>
    - Euh… Oui, c’est exact, Madame Chombier reposait ici, à la maison funéraire.<br>
    - Ah&nbsp;! Et elle est où, s’il vous plaît&nbsp;?<br>
    - Eh bien, le journal disait aussi que les obsèques de Madame Chombier avaient lieu le 27.<br>
    - Oui, le 27 à 14 H 30, c’est cette après-midi, et nous voulions absolument faire une visite avant…<br>
    - Je suis navré, Madame, mais nous sommes le 28, aujourd’hui.&nbsp;»<br>
    Sans doute avaient ils été induits en erreur par un concours de circonstances&nbsp;: pour des raisons pratiques, l’avis d’obsèques n’avait pu paraître le 26, le veille de la cérémonie, mais
    seulement le jour même, sans toutefois que sa formulation ait été changée.<br>
    Mais la femme était sonnée, presque choquée. Elle s’était trompée d’un jour&nbsp;! Déjà, elle calculait une solution de repli, aller déposer les fleurs sur la tombe, envoyer une carte de
    condoléances…<br>
    Son époux, le visage inexpressif, souleva alors son bras massif, tout en semblant se parler à lui-même «&nbsp;Hier à 14 H 30&nbsp;?&nbsp;» il regarda sa montre, se tourna vers sa femme, et ajouta
    simplement «&nbsp;On va être en retard&nbsp;». &nbsp;</span>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les textes sont écrits tant bien que mal par Guillaume Bailly.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de <a href="http://lacagealames.over-blog.com/" target="_blank">Manu Rayot</a>.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Tous droits réservés.
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 20:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0b8a051a674166d8dade405c19584b3a</guid>
                <category>Pompe funèbres</category>        <comments>http://www.requiem29.com/article-selon-la-theorie-d-einstein-le-temps-ne-rentre-pas-dans-le-cadre-d-un-continuum-strict-mais-peut-s-98270439-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Arnaque, crime et téléphonie]]></title>
        <link>http://www.requiem29.com/article-arnaque-crime-et-telephonie-98107855.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background-image: url(http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Old_Paper_850.png); width: 100%; height: 100%;">
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <img src="http://img.over-blog.com/83x100/2/43/88/14/F-Fumee-Noire-2.png" alt="F Fumée Noire 2" class="GcheTexte" height="100" width="83">
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><a href="http://www.requiem29.com/pages/Pompes_Funebres-5495727.html"><img src=
      "http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Technique/liens-pompes-funebres-150-pix-h.jpg" class="DrteTexte" alt="liens pompes funebres 150 pix h" height="150" width="225"></a></span>
    </p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">élicitations&nbsp; tous les participants à la clôture du jour.<br>
    Bon, tiens, je vais m’accorder une pause pour écrire un article. Alors… Et merde, c’est toujours à ce moment là que le téléphone sonne&nbsp;!&nbsp;«&nbsp;Pompes Funèbres Machin Truc Bidule
    bonjour, Guillaume à votre écoute<br>
    Oui, bonjour, je vous appelle pour un décès<br>
    D’accord (pas monsieur ou madame, une voix vieille et toute éraillée, ne commençons pas par un impair) vous êtes un proche&nbsp;?<br>
    C’est ma femme.<br>
    Mes condoléances, monsieur (maintenant, je sais) ou le décès a-t-il eu lieu&nbsp;?<br>
    Chez nous. Vous pouvez venir la chercher&nbsp;?<br>
    Oui, bien sûr. Ou habitez vous&nbsp;?<br>
    Parce que là, elle est au milieu du salon, elle gêne un peu.<br>
    (drôle d’oiseau, celui-la) au milieu du salon&nbsp;?<br>
    Oui, toujours accrochée.<br>
    …&nbsp;?!? Accrochée à quoi&nbsp;?<br>
    Ben, à sa corde, elle s’est pendue&nbsp;!<br>
    Ah&nbsp;? Et la police l’a laissée la&nbsp;?<br>
    La police n’est pas venue&nbsp;!<br>
    La gendarmerie&nbsp;?<br>
    Pas venue&nbsp;!<br>
    Les pompiers&nbsp;? Le SAMU&nbsp;?<br>
    Personne&nbsp;!<br>
    Mais… Vous avez bien appelé le médecin&nbsp;?<br>
    Ben non, pour quoi faire&nbsp;? J’ai ben vu qu’elle était morte&nbsp;!<br>
    Euh… Comment vous appelez-vous, monsieur&nbsp;?<br>
    Bweuhahahahaha&nbsp;!<br>
    Enfoiré&nbsp;!<br>
    Ahahahohohohhihihi&nbsp;!<br>
    Sérieux, t’as rien d’autre à foutre&nbsp;?<br>
    Ben non, il y a pas de boulot, c’est calme. Et chez toi&nbsp;?<br>
    Si, si, moi j’en ai un peu. D’ailleurs, j’y retourne. Enfoiré, va, tu perds rien pour attendre&nbsp;!<br>
    Ah ah ah&nbsp;! Allez, salut, bon courage&nbsp;!<br>
    Ouais, merci. A plus.&nbsp;»<br>
    Tss. Les blagues entre croque-morts. Bon, en plus, c’était hénaurme, celle-la, j’aurais dû la voir venir. Je vais attendre un peu, une semaine ou deux, et je lui ferai le coup du «&nbsp;Ben t’es
    ou&nbsp;? La famille, le curé, tout le monde est à l’église, ils t’attendent&nbsp;», elle marche pas mal. J’allais faire quoi, moi&nbsp;? Ah, ouais&nbsp;: j’allais me faire un café. De toute
    façon, j’ai pas d’idée pour un article.&nbsp;</span>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les textes sont écrits tant bien que mal par Guillaume Bailly.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de <a href="http://lacagealames.over-blog.com/" target="_blank">Manu Rayot</a>.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Tous droits réservés.
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 28 Jan 2012 20:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4bf2df2475f9ceb07f60f3bc8064839e</guid>
                <category>Pompe funèbres</category>        <comments>http://www.requiem29.com/article-arnaque-crime-et-telephonie-98107855-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Monsieur le Procureur]]></title>
        <link>http://www.requiem29.com/article-monsieur-le-procureur-97616230.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background-image: url(http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Old_Paper_850.png); width: 100%; height: 100%;">
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <img src="http://img.over-blog.com/83x100/2/43/88/14/F-Fumee-Noire-2.png" alt="F Fumée Noire 2" class="GcheTexte" height="100" width="83">
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><a href="http://www.requiem29.com/pages/Pompes_Funebres-5495727.html"><img src=
      "http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Technique/liens-pompes-funebres-150-pix-h.jpg" class="DrteTexte" alt="liens pompes funebres 150 pix h" height="150" width="225"></a></span>
    </p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">élicitations à tous les participants à la clôture du jour.<br>
    Elle resta la un instant, bouche bée, les yeux exorbités, la poignée du panier à provisions craquant sous la pression de ses doigts serrés, son cerveau déconnecté semblant avoir oublié la
    conduite à tenir. Enfin, elle sembla prendre une décision, et, sans sembler esquisser d’autre mouvement, elle ouvrit la bouche et cria. L’appel au secours quitta la pièce pour se répandre à
    l’extérieur, comme pour tourner le dos à cette vision, le panier qui gisait désormais sur le sol, la jeune femme désespérée devant le cadavre de son mari qui se balançait au bout d’une corde.<br>
    Les voisins arrivèrent, appelèrent les pompiers, qui appelèrent la police, et soudain, la maison semblait devenue elle-même fébrile, débordant, ou qu’on se tournât, d’activité. Et la police, le
    médecin légiste, même quelques secouristes qui s’étaient attardés sur les lieux, semblaient sceptiques&nbsp;: d’un côté, les constatations d’usage semblaient indiquer le suicide, de l’autre, rien
    ne semblait donner raison à ce jeune père de trois enfants, marié à son amour de jeunesse, cadre sup’ d’une société qui l’estimait, payé très cher pour un métier qui le passionnait, et qui vivait
    dans un endroit qu’il adorait.<br>
    Il avait tout, ne manquait de rien, et plus les policiers fouillèrent, plus ils s’enfoncèrent dans la perplexité. Nul cadavre dans le placard, pas d’addiction cachée à la drogue, au jeu, pas de
    maîtresse, l’homme était aussi propre sur lui qu’il en avait l’air.<br>
    L’autopsie ne révéla rien de suspect. L’homme n’avait pas bu ni absorbé de médicaments pour se donner du courage, ne portait pas de marques de contrainte, la maison, au moment de sa mort, était
    fermée, rien ne permettait, de près ou de loin, de suggérer que le défunt ne s’était pas donné lui-même la mort.<br>
    Petit à petit, un autre portrait de lui se dessina&nbsp;: un homme aimant, aimé, mais indécis, hésitant, insatisfait. Il ne savait pas, jamais, si il était heureux ou pas, si il menait la vie
    qu’il voulait mener, c’était un écorché vif, torturé sans cesse par des questions existentielles. Sa jeune veuve confirma, ses parents confirmèrent, ses amis confirmèrent&nbsp;: il ne parvenait
    pas à être heureux, parce qu’il ne parvenait pas à savoir ce qui le rendrait heureux.<br>
    Ceci pouvait expliquer cela, mais le Procureur de la République restait dubitatif&nbsp;: cela suffisait-il, sans signe avant coureur, à le pousser ainsi loin de ses enfants, qu’il aimait, et de
    sa femme, qu’il adorait&nbsp;?<br>
    Il ordonna des examens toxicologiques pointus. Les prélèvements faits, en attente des résultats, il autorisa la famille à récupérer le corps, avec interdiction de procéder à la crémation.<br>
    C’est le problème que soumit la famille aux pompes funèbres. Eux souhaitaient une crémation, conformément à des volontés que l’homme avait exprimé lors de quelques conversations, «&nbsp;s’il lui
    arrivait quelque chose&nbsp;». Seulement, il fallait attendre l’autorisation du procureur, qui lui-même attendait les résultats des examens toxicologiques.<br>
    Le croque-morts prit contact avec le responsable d’enquête. Celui-ci était aussi compatissant qu’impuissant devant la situation&nbsp;: les examens demandaient du temps, ils n’étaient pratiqués
    que par peu de laboratoires, qui croulaient sous le travail, et il faudrait sans doute patienter «&nbsp;entre deux et quatre mois&nbsp;».<br>
    Une seule solution, alors&nbsp;: le défunt serait inhumé, en attendant sa crémation. Il reposerait dans un cercueil hermétique, dans le caveau provisoire de la ville.<br>
    Cela présentait de nombreuses contraintes. A commencer par le temps, bien sûr. Comment la jeune veuve pourrai-t-elle commencer à faire son deuil alors que son époux ne reposerait pas avant
    longtemps dans sa dernière demeure&nbsp;? Et tout cela coûterait cher&nbsp;: un premier cercueil contenant un second, métallique, en espérant que le bois tiendrait le coup durant les mois
    d’inhumation, et, avant lé crémation un ‘’dépotage’’. Pour faire simple, le cercueil métallique ne pouvant passer au four, celui-ci devrait être ouvert, l’homme devrait en être sorti, et
    retourner, soit dans le cercueil de bois, soit dans un nouveau cercueil si le bois était trop endommagé, pour des raisons sanitaire, avant la crémation. Le tout aux premières heures de
    l’aube.<br>
    La famille opta pour cette solution.<br>
    Les obsèques furent extrêmement émouvantes. Une foule nombreuse vint assister à l’hommage, et une foule non moins nombreuse se rendit au cimetière. La, l’assistance resta glacée devant la cuve de
    béton brut et son couvercle, posé à côté dans l’herbe, ou leur mari, leur fils, leur père, leur ami reposerait pour un moment, un nombre indéfini de jours.<br>
    La veuve, devant la tombe, après que les croque-morts y eurent descendu le cercueil, fit un discours déchirant, plein de dignité, ou elle disait adieu «&nbsp;Son mari, son amant, son meilleur
    ami, son premier et unique amour&nbsp;».<br>
    Puis elle craqua, et s’effondra devant la cuve.<br>
    Le couvercle glissa sur le caveau, l’officier municipal qui se trouvait discrètement dans un coin nota quelque chose sur son bloc, et tout fut fini. Le Maître de Cérémonies, qui était également
    l’assistant qui avait reçu la famille, prit congé, et il ressentit un pincement au cœur en la voyant si frêle, au bord du lourd caveau de béton, lorsqu’il songea aux jours difficiles à tenir en
    attendant l’autorisation du procureur.<br>
    ------------<br>
    Le corbillard me déposa devant l’agence, je restai un instant dehors à profiter de l’air doux et du calme momentané de la rue, puis j’entrai. A l’intérieur régnait l’effervescence d’une société
    de pompes funèbres de grande ville. Je me servit un café, m’assit au bureau, et répondit aux questions de mes collègues, comment s’était passé le convoi, si j’avait une idée de quand la crémation
    pourrait avoir lieu. Le téléphone sonna, un des collègue décrocha, et me&nbsp; tendit le combiné «&nbsp;c’est pour toi&nbsp;». Tandis que je répondais, je vs mon autre collègue aller vers le fax,
    ou un document était en train de s’imprimer.<br>
    J’eus le temps de me demander, une seconde, pourquoi ce dernier semblait s’être figé, et me&nbsp; lançait un regard étrange, presque ennuyé.<br>
    «&nbsp;Guillaume&nbsp;? c’est…&nbsp;» C’était le policier qui s’était chargé du dossier. Ils avaient fini, à force, par presque bien se connaître.<br>
    Je me fis le réflexion qu’il avait une voix ennuyée. Décidément.<br>
    «&nbsp;Ca c’est bien passé, les obsèques&nbsp;?&nbsp;»<br>
    Je lui racontai, un peu, que ça avait été dur, très dur. Surtout la descente au caveau provisoire.<br>
    «&nbsp;J’imagine, oui… A ce propos… Comment dire… J’ai appelé le labo, pour leur dire que c’était vraiment urgent.&nbsp;Le procureur en a fait autant de son côté…&nbsp;»<br>
    Oh non…<br>
    «&nbsp;Tant et si bien qu’on est devenus une priorité.&nbsp;»<br>
    Non, non, non…<br>
    «&nbsp;Les résultats sont arrivés sur le bureau du procureur tout à l’heure. Il a signé l’autorisation de crémation à peu près à l’heure ou vous avez quitté le cimetière…&nbsp;»<br>
    Un silence lourd régnait.<br>
    «&nbsp;Je vous laisse appeler la famille. Bon courage.&nbsp;»<br>
    Nous prîmes congé.<br>
    Puis, je restai la, bête, à fixer le combiné.<br>
    Je devais expliquer à une veuve d’à peine trente ans qu’on lui avait infligé le caveau communal pour rien, et que tout serait à recommencer le surlendemain. La double peine, à deux heures près.
    Dans ces cas-la, bon courage pour trouver les mots. «&nbsp;Pas de chance&nbsp;» ne convient pas.<br>
    Et pourtant. Pas de chance.</span>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les textes sont écrits tant bien que mal par Guillaume Bailly.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de <a href="http://lacagealames.over-blog.com/" target="_blank">Manu Rayot</a>.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Tous droits réservés.
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 21 Jan 2012 20:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b05da94dc3d5761d826138f78b02e00d</guid>
                <category>Pompe funèbres</category>        <comments>http://www.requiem29.com/article-monsieur-le-procureur-97616230-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La peur]]></title>
        <link>http://www.requiem29.com/article-la-peur-97327751.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background-image: url(http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Old_Paper_850.png); width: 100%; height: 100%;">
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <img src="http://img.over-blog.com/83x100/2/43/88/14/F-Fumee-Noire-2.png" alt="F Fumée Noire 2" class="GcheTexte" height="100" width="83">
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Technique/liens-idees-noires-TR-150-pix-h.jpg" class="DrteTexte" alt=
      "liens idées noires TR 150 pix h" height="150" width="225"></span>
    </p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">élicitations à tous les participants à la clôture du jour.<br>
    Il arrive qu’on me demande, après m’avoir pris un peu à part et avoir abaissé le son de sa voix, et jeté un regard à droite, à gauche, et autres précautions que l’on prend lorsqu’on a
    l’impression que ce que l’on va dire peut susciter la moquerie, ou du moins une légère ironie, et, au passage, je ne vous dirai pas qui est ce on dont je parle, puisque ce vocable regroupe
    plusieurs personnes, dont certains et certaines ont peut être un passé de délinquant violent ou des antécédents psychiatriques que j’ignore, et puis c’est pas beau de cafter, déjà, d’ailleurs,
    plutôt que de vous livrer à une curiosité malsaine, essayez plutôt de vous souvenir du début de ma phrase, s’il m’arrive d’avoir peur en présence des défunts dont j’ai la charge.<br>
    La réponse est simple, claire et définitive&nbsp;: non.<br>
    Je sent qu’elle ne vous satisfait pas, et que vous aimeriez que je l’étoffe, où alors est-ce un fantasme de ma part, une partie de moi souhaitant que vous souhaitiez que j’étoffe, afin de rendre
    ma réponse indispensable, et de sentir un bref instant gorgé d’une importance dont je me sent frustré le reste du temps&nbsp;? Non plus.<br>
    Voyez vous, les défunts ont ceci de particulier que leur cœur ne bat plus, leurs poumons ne brassent plus d’air, ils sont définitivement, indubitablement, irrémédiablement morts, et par
    conséquent, incapables de se mouvoir ou d’agir de quelque façon que ce fût. Sinon, il est probable qu’ils se débattraient en hurlant au moment ou nous tentons de les enfermer dans leur cercueil,
    et ceci pourrait occasionner une gêne pour les présents. Bien sûr, il existe la possibilité de les frapper à coups redoublés sur le crâne à l’aide d’un objet contondant, mais c’est interdit, ça
    s’appelle une ‘’atteinte à l’intégrité de cadavres’’, et puis on risquerait de les blesser.<br>
    Je sais, vous allez me dire&nbsp;: la mafia ne se gêne pas, elle, pour enterrer des défunts qui hurlent et se débattent encore. Mais c’est parce qu’en fait, ils ne sont pas morts, ils sont bel et
    bien vivants. Ergo, la mafia n’est pas capable de faire la différence entre un cadavre bon à enterrer et un vivant bon à envoyer bosser à l’usine, donc, les mafieux sont un peu cons, et c’est
    pour ça qu’ils sont incapables d’exercer une profession honnête.<br>
    Oui, je viens de traiter la mafia de ramassis de crétins congénitaux. Même pas peur. De toute façon, comme ils sont intellectuellement limités, ils sont vraisemblablement incapables de comprendre
    la langue de Victor Hugo (et non pas de Molière, puisque comme nous l’avons vu, lors d’un précédent article, il y a longtemps sur ce blog, Molière était lui aussi un crétin, à peine bon à signer
    les pièces dont Corneille ne voulait pas).<br>
    J’ai l’impression d’être le chat de Schrodinger, après avoir insulté gravement tour à tour la Camorra et la Comédie Française en moins de dix ligne, je me sent autant mort que vivant. Non, non,
    laissez moi vivre, je suis trop jeune pour mourir, et puis, je ne peu pas partir sans avoir vu la fin de Docteur House&nbsp;! Au passage, je me demande, entre le Parrain de Sicile et le vieux
    grabataire qui joue Arpagon depuis mai 68 à la Comédie… qui est le plus dangereux&nbsp;?<br>
    Donc, non, je n’ai pas peur des morts.<br>
    Tenez, je vais vous raconter l’autre jour, c’était durant la tempête. Deux défunts reposaient à la maison funéraire. La pluie battait au carreau de mon bureau, formant des motifs abstraits en
    reflétant la lumière jaunâtre du néon, tandis que dehors régnait l’obscurité totale de l’hiver à la campagne. Sur le grand parking désert, nul véhicule, hormis ma Citroën C hdi 70 chevaux dont je
    suis vraiment enchanté, vous l’ais-je dis&nbsp;? La prochaine voiture que j’achète, c’est la même, avec un moteur de 90, cette fois-ci, soyons fous, dans le même rouge vif qui lui sied si
    bien.<br>
    Note aux écrivains amateurs&nbsp;: voyez, les gars, la boulette&nbsp;? Je plante un décor glacé et angoissant, et je foire tout avec une digression publicitaire même pas rémunérée. Ne faites pas
    comme moi. Soit vous écrivez de la grande littérature exigeante et maîtrisée, soit vous écrivez de la merde, mais à ce moment là, ayez au moins la décence de vous faire payer cher. Au passage, je
    dédie ce paragraphe à messieurs Musso et Levy. De rien, les gars, ça me fait plaisir.<br>
    Reprenons&nbsp;: la nuit était noire, le plus proche lampadaire se trouvait à un kilomètre, il faisait un temps de chien, et j’étais seul dans ce grand bâtiment désert avec deux cadavres. Que
    croyez vous qu’il arrivât&nbsp;? Rien. A l’heure de la fermeture, je fis le tour du bâtiment pour en éteindre les lumières et les portes, j’allai dans les salons ou reposaient les morts pour
    allumer les petites veilleuses destinées à guider les visiteurs tardifs (et inexistants, mais bon), examinai soigneusement chaque cadavre afin d’y déceler quelque retouche de maquillage à y
    apporter, verrouillai fermement chaque huis menant vers l’extérieur, et enfin, sortit du bureau pour rentrer chez moi en sifflotant la ‘’chevauchée des Walkyries’’.<br>
    Je sais, je sais. Les hommes bombent le torse en pensant à mon courage, souhaitant secrètement pouvoir me serrer la main dans l’espoir que je les adoube virilement en le regardant droit dans lez
    yeux, d’égal à égal, les femmes soupirent tandis que leur intimité s’humidifie en réprimant des désirs inavouables et des rêves obscènes ou elles se livreraient à moi, mais franchement, rien de
    tout ça ne m’excite. Non, ce qui m’excite, c’est d’aller déposer mon salaire sur mon compte en banque. Et exagérer dans mes propos. Oui, exagérer, ça m’excite vraiment. Bref.<br>
    Une fois, j’ai eu la trouille. Une terreur irraisonnée, glaçante, je me rappelle encore mes mains tremblantes alors que je cherchai à enfoncer la clef dans la serrure. La vraie Terreur, avec le
    cœur qui bat la chamade, la sueur au coin des yeux, toute la panoplie, une vraie publicité pour Paranormal Actvity. J’avais été réveillé au milieu de la nuit, avec cette pensée obsédante, et mes
    confrères sauront de quoi je parle&nbsp;: «&nbsp;Ce putain d’avis d’obsèques, je l’ai bien faxé au journal&nbsp;?&nbsp;»<br>
    Ceci dit, je m’y engage&nbsp;: si un jour je trouve une raison rationnelle d’avoir peur d’un cadavre, que sais-je, me rendre compte qu’il s’agit en réalité d’un vampire, d’un zombie, ou que je me
    trouve en présence de son fantôme, je ne manquerai pas de vous en tenir informé.<br>
    D’ici la, vous aurez le choix, lorsqu’un voyant, parapsychologue, médium ou autre escroc de cet acabit vous annoncera avoir un de vos êtres chers, et défunt, qui lui parle, de soit le traiter de
    voleur et de lui briser les genoux à coup de barre de fer comme le méritent ces sous hommes exploitant sans vergogne la douleur des la disparition d’un proche, soit de reconsidérer ce que vous
    pensez des morts&nbsp;: après tout le temps que j’ai passé avec eux, il n’y en a pas un seul qui m’ait adressé la parole. Pas un petit signe pas un bonjour, pas une carte postale de l’au delà.
    Rien.<br>
    Où alors, je terrifie le surnaturel. En tout cas, si j’ai croisé un jour un fantôme, quand j’étais là, il a fait le mort.&nbsp;</span>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de <a href="http://lacagealames.over-blog.com/" target="_blank">Manu Rayot</a>.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Tous droits réservés.
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 20:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1d66ee27e912b3a105f93ad15462661a</guid>
                <category>Pompe funèbres</category>        <comments>http://www.requiem29.com/article-la-peur-97327751-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Un problème de taille]]></title>
        <link>http://www.requiem29.com/article-un-probleme-de-taille-93260998.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background-image: url(http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Old_Paper_850.png); width: 100%; height: 100%;">
    <p>
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <img src="http://img.over-blog.com/83x100/2/43/88/14/F-Fumee-Noire-2.png" alt="F Fumée Noire 2" class="GcheTexte" height="100" width="83">
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;"><img src="http://idata.over-blog.com/2/43/88/14/Technique/liens-pompes-funebres-150-pix-h.jpg" class="DrteTexte" alt=
      "liens pompes funebres 150 pix h" height="150" width="225"></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">élicitations à tous les participants à la clôture du jour.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Oh, hé, dites, on est lundi, vous savez ce qui se passe le lundi&nbsp;? C’est la journée du courrier des lecteurs. Et j’ai oublié. Et il est
      un peu tard, j’ai la flemme, il fat froid, et je me suis acheté un Kinder surprise, il va falloir que je monte le petit jouet tout en mangeant le chocolat, sinon, c’est pas marrant.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Pour m’excuser, je vous narre la petite anecdote qui m’est arrivée au cimetière récemment. Remise d’urne, classique, efficace, une minute de
      silence, recueillement, avec l’urne posée sur la petite table au cimetière, avant l’inhumation.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Tout le monde se tait, religieusement, quoique ce fut civil, quand soudain, la veuve se tourne vers moi.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">«&nbsp;Vous êtes sûr que c’est mon mari&nbsp;?&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Ah oui, Madame, sûr et certain.</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">«&nbsp;Il y a le nom écrit dessus&nbsp;?&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">Je tourne l’urne , lui montre la petite étiquette, elle hoche la tête, l’air pensive. Non, il y a manifestement quelque chose qui la
      tracasse. C’est ce que lui dit son fils, qui la sent aussi préoccupée. «&nbsp;Il y a un problème, maman&nbsp;?</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Ben, j’ai pas l’impression que c’est ton père</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Maman, le monsieur a déjà expliqué que c’est bien lui, que c’est sérieusement contrôlé, pourquoi tu dis ça&nbsp;?</span><br>
      <span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;">- Ben… En fait, je le voyais plus grand…&nbsp;»</span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      &nbsp;
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de <a href="http://lacagealames.over-blog.com/" target="_blank">Manu Rayot</a>.
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
      Tous droits réservés.
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Dec 2011 10:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">680c05075e2d8317fb5f78c8428608d3</guid>
                <category>Pompe funèbres</category>        <comments>http://www.requiem29.com/article-un-probleme-de-taille-93260998-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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