Votre attention, SVP


On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui. Personnellement, je préfére rire d'Auschwitz avec un juif que de jouer au scrabble avec Klaus Barbie.
(Pierre Desproges)

Idées noires

Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 00:01
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Il existe un problème, dans notre doux pays, et c'est celui des retraites. Voyez vous, chers amis, les vieux sont de plus en plus nombreux, les jeunes de moins en moins bien élevés, et, tant qu'on n'aura pas taxé le trafic de shit des racailles, les caisses continueront de se vider inexorablement.
___C'est gênant, et cela contrarie fortement ma digestion au petit-déjeuner. Déjà que ça me saoule copieusement de savoir, dès le matin, que la dure journée de labeur qui s'annonce sera taxée pour payer le RMI de Momo, une mienne connaissance, qui, alors que mon troisième Nespresso (what else ?) coule déjà dans ma tasse, celle avec la Mort qui annonce "there's no justice, there's just me", dort certainement encore comme un bienheureux, et ce jusqu'à une heure de la matinée que je n'ai que rarement l'occasion de m'autoriser.
___Mais fi de cette amertume. A l'heure ou je vous écrit, le RMI de Momo est bien payé, sa prime de Noël est provisionnée, et je raque pour les retraites. Ca, c'est le matin. Mon après-midi sera toute entière consacrée aux salaires de la fonction publique. Avec le pot que j'ai, vous allez voir que mes sous ne vont pas payer la masse salariale des hôpitaux ou de la police, ou des gens utiles, mais qu'ils vont servir à embaucher l'assistante sociale qui va aider Momo à gratter encore plus de thune du système.
___Bon, il faut que j'arrète avec lui.
___Et puis non, tiens, je vais digresser. Sinon, en plus, PUNK80S va s'inquièter, il va se demander si je ne suis pas malade, va prévenir les secours, et je vais voir une équipe du SAMU débouler dans mon petit bureau en criant "Tenez bon, monsieur !". Je tiens bon, je tiens bon, plus que quatre mois avant les vacances.
___Momo est un fainéant. Un pur jus. Demandez à Barbare, dans mes favs, pas loin du PUNK, il le connait aussi. C'est ce connard qui a osé sortir un soir, au comptoir du bistrot qu'il empuantissait de sa présence (ce n'est pas une métaphore : Momo cumule une hygiéne corporelle plus que négligée avec le port de vêtements qui servent d'émonctoire à ses félins domstiques. Traduction pour les fans de David Guetta : ses chats pissent sur ses fringues. Ah, et il a une haleine de chacal, aussi. Mmmmh... A la réflexion, c'est pire, et je tiens à m'excuser auprès des chacals), à deux ouvriers du bâtiment qui venaient se taper une bière fraîche après une journée de labeur sous des combles un jour de canicule :
_"Ben je préfére rester au RMI, avec toutes les aides que je perd, c'est pas interessant, pour moi, de bosser".
___C'est vrai, tiens. Un jour, il nous a fait la liste de ce à quoi il avait droit. Tout son loyer est payé, ou presque, il y est pour vingt euros de sa poche. Vingt euros pour un studio dans un immeuble neuf à Brest, au coeur d'un quartier assez recherché, c'est pas mal. Son electricité, son eau, tout ça lui était payé par diverses aides locales. Gratuité des transports (avant que le maire ne se pique de faire un tramway et de modifier tous les plans de circulation, Brest était considérée comme la deuxième meilleure ville de Françe au niveau des transports en commun, ce que même les Brestois ne savaient que peu). Ses fringues ? Secours Populaire, par exemple. Manger l'hiver ? Les restaus du coeur. Manger l'été ? Facile, avec ce qu'il avait économisé l'hiver.
___J'ai fait mon compte : il reste à Momo, tous les mois, 394.30 Euros. L'hiver, ou il n'a même pas à se nourrir, c'est de l'argent de poche. En effet, il n'a pas intérêt à travailler.
___Ca fait douze ans que je suis sur le marché du travail. Et donc, que je paie pour Momo.
___Quand j'ai réglé mes loyer, charges, crédit pour la voiture, obligatoire lâ ou je suis pour aller bosser, il me reste 480 Euros. Avec lesquels je dois payer l'essence, dont je pourrai me passer si je ne travaillai pas, la nourriture, les cigarettes et les loisirs. Et les cartouches de Nespresso, c'est un luxe, mais qu'est ce que c'est bon.
___Je me plaint pas. Non, vraiment. Même si, parfois, je me dis que mon job n'est pas aussi bien rémunéré qu'il devrait l'être, c'est pas si mal.
___Mais ça me fait mal de savoir que, finalement, entre bosser et rien, mon pouvoir d'achat ne s'en ressentirai même pas, mais que si on mettait Momo au boulot, je sentirai une nette différence. J'oubliai : j'ai vu Momo bosser. Plusieurs fois. Entre ceux qui l'ont viré parce qu'il glandait, et ceux d'ou il s'est barré quand on allait lui sucrer ses allocs, ce sont pas les occasions de devenir un travailleur qui lui ont manqué.
___Bon, fin de la digression. Je parlai de quoi ? De retraite ? Pourquoi je parlai de ça, moi ? Je suis même pas concerné, il n'y a plus de sous, Momo a tout dépensé.
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PS : Ceci n'est nullement une charge contre le RMI, ou le RSA, ou contre les aides. Certains de nos concitoyens sont plus faibles dans la conjoncture sociale, et il est normal de faire preuve de solidarité pour les protéger. D'autres sont juste des parasites qui ont surtout besoin de coups de pieds au cul.
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 09:18
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Aujourd'hui, c'est la journée des femmes. Vous avez droit de faire ce que vous voulez, de dire ce que vous pensez, sans menace ni contrainte. Et je serais vous, j'en profiterai, parce qu'est ce que je vais te mettre comme raclée ce soir à minuit une !
___Bien entendu, je plaisante. Les violences faites aux femmes sont une abomination. Mais il faut les comprendre, aussi, les mecs : ils ont une petite bite, du chewing-gum à la place des muscles,une intelligence limitée,  et personne d'autre que leur femme sur qui passer leurs nerfs. Moi que la nature a bien doté dans tous ces domaines, je ne leur jette pas la pierre, d'abord parce que je hais la violence, ensuite parce qu'on m'a toujours dit que c'était mal de s'en prendre aux pauvres types.
___Mais je ne puis m'empêcher de penser à un épisode d'Urgences. On y voit Peter Benton découvrir que, contrairement à ce qu'on lui avait dit, il n'était pas le meilleur à l'examen qui lui avait permis d'intégrer l'internat de chirurgie, mais qu'il devait sa place au fait qu'il rentrait dans un quota. Ce qui lui causait un choc. Non pas d'apprendre qu'il était noir, je suppose qu'on le lui a appris longtemps avant, puisque dés sa première apparition dans la série, il n'en fait pas mention, mais on sent bien qu'il est au courant, mais d'apprendre qu'il devait un privilége à son appartenance à une minorité visible, et qu'il n'y était pour rien.
___Non, attendez, il est pas si bon que ça, mon exemple. Les femmes ne sont pas une minorité visible, même sous une burka, mais une majorité, c'est pas moi qui le dit, c'est Démographie, une philosophe grecque, sans doute.
___Bon, ce à quoi je voulais en venir : peut on parler d'égalité lorsque cette égalité est imposée par une loi ?
___Prenons l'exemple d'un gros con. Il postule pour une promotion dans son entreprise, mais le job est finalement attribué à une femme. Que va dire le gros con ?
_"Ben c'est parce que c'est une gonzesse, c'est à cause des quotas, et en plus, tout le monde sait qu'elle couche avec le boss, cette salope"
___Il est à noter que, contrairement à son assertion, personne n'était au courant, y compris les deux principaux interessés, qui ignoraient entretenir régulièrement des relations sexuelles dans le petit bureau du troisième étage (il faut que la rumeur soit abondante, pour étre efficace), mais que tous ceux qui l'entendront vont s'empresser de se l'approprier et de la diffuser largement.
___On observera également une frustration latente qui viendra renforcer la frustration primaire, celle de ne pas avoir eu le job : celle qu'elle couche avec le boss. Ben oui, quoi, il faut bien qu'elle couche avec quelqu'un, cette salope, c'est une femme, après tout, se dit gros con, amer que ce ne fusse pas lui.
___Sans quota, la femme aurait certainement eu le poste, quand même, non pas parce qu'elle était une femme, mais parce qu'elle valait infiniment plus que gros con. Qui aurait prétendu malgrè tout qu'elle couche, on ne se refait pas, hein.
___Une chose qui m'a énervé, par contre, sont les propos que certaines féministes ont tenu récemment lors d'entrevues, ou elles disaient que si Ségoléne Royal n'était pas présidente de la république, c'était dû à un fond de misogynie. Faut arréter avec ça : si Ségoléne n'est pas présidente, c'est dû à un sursaut d'intelligence. Sursaut, parce que si cette intelligence eût été plus répandue et constante, un souverainiste aurait été élu au premier tour.
___Enfin bref, ce n'est pas l'objet de mon propos.
___L'objet de mon propos est le suivant : le féminisme doit pas, à mon avis, légiférer pour exister, mais il doit changer les mentalités. D'un côté, les lois sont relativements faciles à obtenir, contrairement à la modification lente et subtile des pensées inertielles, ce qui prouve que les féministes, et les femmes, sont aussi fainéantes que les hommes. Vous voyez qu'on progresse !
___Je tenais à ajouter que je m'enorgueillis d'appartenir à une société trés égalitaire : dans ma boîte, les femmes sont aussi mal payées que les hommes. On se console comme on peut.
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 00:01
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La douce et suave vois féminine annonce tout en douceur :
"Mesdames et messieurs, nous avons le plaisir de vous annoncer que le spectacle va commencer. Veuillez avoir l'ambilité de fermer vos gueules. Merci".
Puis, une explosion de violons, et Pierre Desproges monte sur scéne.
Je ne vais pas vous refaire l'éloge de Desproges. Vous n'avez qu'à l'écouter, tas de fainéants.
Et après, pour rire un peu, vous irez voir, ici, les blogs qui indiquent "humour noir" dans leurs centres d'intérèts. Du moins, j'espére que ça vous fera rire. Moi, c'est moyen. C'est l'humour noir du pays des bisounours.
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 00:01
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Je ne suis pas quelqu'un de violent, ni qui approuve la violence d'une manière générale, en dehors des films de Tarantino, et je suis totalement opposé, par principe et éducation, aux violences faites aux femmes. Il me semble important de le préciser, puisque la suite de l'article constitue une longue liste de personnes dont j'ai envie de tarter la gueule, y compris des représentantes du beau sexe, quoique, dans leur cas, la chirurgie esthétique y fut pour beaucoup.
___Voyez-vous, il est fréquent de tomber sur des acteurs ou trices, écrivains ou vaines, artistes fréquentant généralement les émissions animées par Michel Drucker, qui est à la télévision française ce que le lisier est aux nappes phréatiques en Bretagne, qui utilisent jusqu'à plus soif un vocabulaire inadapté, d'aucun diront "détourné de manière créative", dont les expressions, si tant est qu'elles fussent originales une fois, sont tellement galvaudées qu'elles suscitent chez l'auditeur (je parle de moi, la), une envie irrépressible de gerber.
___Parmi celle-la, l'ensemble de ceux qui se sont construits.
___Une définition, trouvée sur Wikipédia, m'indique que "dans un projet de bâtiment ou de travaux publics, la construction est le fait d'assembler différents éléments de l'édifice en utilisant les matériaux et les techniques appropriées". Tout le monde est bien d'accord la dessus ? Bien.
___Il est par conséquents impossible de se construire soi même. Est il nécessaire que je vous l'explique, d'un point de vue physiologique, dans l'acception au sens propre du terme ? Parfait.
___Au sens métaphorique, l'utilisateur de ce vocable vous expliquera qu'il s'est forgé sa personnalité ainsi, cet ainsi étant, généralement, la longue litanie des épreuves qu'il a traversées. Or, on ne se bâtit pas une personnalité, et il n'est pas question ici d'acquis ou d'inné, elle se forge, se structure, se modèle, bref, se dessine elle même, et elle, elle a le droit, puisqu'elle est abstraite, en fonction de l'apport de divers éléments qu'on ne maîtrise généralement pas, ou alors, l'on pourrait dire, dans le cas de ceux qui se sont "construits", si ils avaient le choix, ce sont de grands masochistes, de s'apporter ces éléments-la, et c'est elle, la personnalité, quoi, vous avez un problème avec les grandes phrases ? C'est cette personnalité forgée au mode passif par rapport à son sujet, qui permettra à ce même sujet de se forger, au mode actif, un destin.
___Donc, l'on ne maîtrise pas l'apport en matériaux. Ce qui constitue une personnalité est, selon sa conception personelle, soit de l'inné, transmetteur du patrimoine en question, soit de l'acquis, ce qui signifie que, chaque minute, chaque seconde, les événements qui surviennent dans sa vie sont indissociables de ses propres choix. En d'autres termes, prenons l'exemple du film "The Doors" de Oliver Stone, quand on voit le petit Jim croiser un indient mort, sur le bord d'une route, qui crée en lui ce côté libre et mystique, cela reviendrait à accuser Morrisson de l'avoir tué lui même, afin de se forger le caractére en le croisant plus tard, élément, d'après les sources biographiques du chanteur, qui l'aurait grandement influencé.
___Venons en, si vous le voulez bien, aux dites "techniques appropriées". Bien entendu, quand je dis "si vous le voulez bien", c'est une façon de parler, parce que votre avis, je m'en fiche un peu.
___Les technique appropriées appartiennent au domaine du psychisme. C'est ce que vous diront les psychanalystes freudiens ou lacaniens, les psychologues, les psychiatres, enfin, en un mot, tous les spécialistes de l'âme humaine, dont la principale activité consiste à s'étriller sur les différents théories qu'ils professents, sans se départir du masque de la courtoisie professionelle.
___Ainsi, un collége d'experts, constitué des membres les plus éminents de toutes ces corporations, passera le plus clair de son temps à se foutre allégrement sur la gueule, en guise de construction de la personnalité, et, puisque les psychiatres sont les plus diplômés, ils finiront par mettre un terme à cette mascarade et prescrire du prozac à l'apprenti chantier de construction.
___Bref, en un mot, un seul, il suffira par sa seule éloquence : MERDE ! Et j'ajouterai, tout de même : j'en ai marre de tous ces cons qui utilisent à mauvais escient un vocabulaire inadéquat d'une façon tellement répétitive qu'on la croirait sortie de la boucle d'un sample.
___Voilà pourquoi je songe à constituer l'amicale des MECANOgraphes, ceux qui n'aiment pas ceux qui se "construisent". Ni ceux qui sont gourmands de mots. Ni ceux qui parlent de tendresse, d'amour, de tolérance à un niveau qu'on pourrait qualifier de vomitif. Ni ceux qui parlent de collectif, parce que les associations loi 1901, c'est démodé. Voilà. Vous en étes ? 
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /2010 00:01
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Or donc, je restai absent quelques jours de ce blog, ce week-end, parce que je partai à l'aventure en terra incognita, le seul endroit de la carte ou il est encore indiqué, sur une vaste zone vierge, "Ici dragons", "Ici monstres", le Nord. requiem29 bienvenu chez les ch'tis ? Ben j'ai pas vu Dany Boon, donc ça s'est bien passé.
___Mais je me suis fait la réflexion que, finalement, on est quand même suivis à la trace. Mon banquier et quelques amis m'ayant conseillé de passer plutôt par le Luxembourg et la Belgique, je m'éxécutai. Sitôt franchie la frontière de France (quand je dis sitôt franchie, ce n'est pas une façon de parler : l'ancien poste de douane était dix mètres dans moin rétroviseur), un texto m'etait envoyé.
___Je me dis "Tiens, un texto, qui donc cela peut il étre ?".
___C'était mon cher agrume. Oui, Orange, fournisseur en téléphonie de votre serviteur, et ex fournisseur d'accès internet, qui m'envoyait, non pas un, mais deux textos. Le premier m'expliquait que Orande était ravi de m'accompagner partout en Europe. Le second me communiquait les tarifs depuis le Luxembourg, et me faisait une offre pour un forfait depuis cette destination. Je vous rapelle que j'avais passé la frontière depuis moins de cinq secondes.
___Voyez vous, dans le sens Luxembourg-Belgique, de nuit, il est relativement malaisé de savoir qu'on a passé la frontière. Heureusement, je peu compter sur mon opérateur préféré pour me le signaler. Quelques secondes après étre entré dans le royaume, texto.
Un arrèt sur la première aire de repos qui se présente, lecture du susdit texto : et oui, c'est bien Orange qui me fait une offre alléchante pour appeler depuis la Belgique. Formidable.
___Finalament, je suis assez heureux de ne pas étre un terroriste international. Si tel était le cas, il suffirait aux services compétents de demander un suivi de mon téléphone pour savoir avec une précision de moins de dix mètres ou je me trouvai, et à quelle heure.
Ceci dit, si ces messieurs les douaniers ont un jour accès à nos transactions de carte bancaire, je suis mal. Enfin, je suis con, aussi : certes, je me suis arrété en trois endroits différents pour faire le plein de tabac, pour ne pas attirer l'attention sur de trop grosses quantités, en bon parano que je suis (j'ai ravitaillé des collègues, je tiens à préciser), mais, comme un abruti, j'ai payé en carte bleue.
___Imaginons le scénario suivant : une loi autorise les douaniers à collecter les informations de cartes bleues.
___Je m'arrète au Luxembourg, achéte pour duex cent euros de cigarettes. Au service des douanes, une petite alarme sonne : utilisation d'une carte bleue francaise dans un débit au Luxembourg pour un montant important. Le douanier tapote son clavier : il obtient mon nom, mon adresse, mon numéro de sécurité sociale (pour éviter les problèmes d'homonymie). Un second tapotage lui donne le type et le numéro d'immatriculation de mon véhicule automobile. Un petit appel à Orange pour savoir ou je me trouve et dans quelle direction je vais, et moi, peinard, franchissant le poste frontière désaffecté, je tombe nez à nez, de l'autre côté, avec le comité d'accueil.
___Grâce au progrès technologique, bientôt, un gars qui voudra aller se fumer un joint à Amsterdam, en laissant son téléphone portable chez lui, et payant en liquide, y compris pour la voiture de location qu'il aura réservée au nom de son arrière grand-père, ne sera, pour l'administration, qu'un banal contribuable que l'on mettra quelques secondes de plus à retrouver.
___Certes, la drogue, c'est mal. Bon, le tabac aussi, même si on peut en rediscuter, parce que finalement, chahuté, dénoncé, ostracisé, taxé et dénoncé depuis des années, le fumeur est surtout pris pour un con par à peu près tout le monde depuis des années. Certes, en allant acheter mon tabac au Luxembourg, je suis un mauvais contribuable. D'ailleurs, le rouge de la confusion empourpre mon front.
___Mais qui me dis que ces méthodes légitimes supposées, qui pourraient un jour me ramener dans le droit chemin, ne pourraient, encore plus tard, servir à autre chose.
___Mois de mai 20xx. requiem29, enervé, sort de l'isoloir. La France est en faillite, et, pour la présidentielle, il n'a le choix qu'entre deux candidats : Ségoléne Royal et Jean Sarkozy. Les autres ont étés interdits pour "raisons démocratiques". Tout à coup, une main se pose sur son épaule : "Monsieur requiem29, vous venez de déposer un bulletin blanc dans l'urne, vous ètes en état d'arrestation pour vote non conforme".
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 16:00
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___Je suis déçu de mon article de ce matin. Il semblerait que ceux qui pensent que je suis un enfoiré de raciste ne se soient pas donnés la peine de le lire, et que ceux qui savent que je ne le suis pas ne l'aient pas lu non plus. Du coup, j'ai passé une journée calme, trop calme... Si quelqu'un veut m'engueuler, qu'il ne se gêne pas.
...
___Dites, je me demande si Raymond Domenech ne va pas réussir la ou trente générations de nationalistes ont échoués. Il semblerait en effet que certains soient prêts à accorder l'indépendance à la Bretagne juste pour pouvoir le reconduire à la frontière.
...
___D'ailleurs, on veut bien vous reprendre Domenech; mais vous gardez les Le Pen. On s'était dit "On va jamais réussir à leur fourguer ça, ils vont bien se rendre compte que, chez lui, personne ne vote pour lui", mais même pas. Vous manquez vraiment de sens de l'observation.
...
___A toutes celles et tout ceux qui m'on fait observer, dans un précédent article, qu'ils étaient contents de constater que les croque-morts étaient des étres humains, je tenait à rapeller que Terminator, c'est juste de la science-fiction.
...
___J'ai enfin la preuve irréfutable que les fantômes n'existent pas : il n'y a pas de service après vente dans les entreprises de pompes funèbres.
...
___Il n'y a pas eu, hier, d'articles du jour en manche, ou Michel Drucker en aurait pris plein la gueule. Pour ceux qui penseraient qu'il m'a fait un chêque pour que je me taise, je nie farouchement. Mais je me ferai un plaisir de lui donner mon adresse, si il le poste vendredi, il n'y aurait pas non plus de problèmes pour jour en manche prochain.
...
___L'autre jour, j'ai eu une idée d'article absolument géniale. Comme quoi tout arrive. C'est dommage que je l'aie oubliée...
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PS spécial dédicace à Monsieur Triste, qui me disait que je devrais écrire dans une communauté : tu manques VRAIMENT du sens de l'observation...
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 10:19
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___Il est de bon ton de jeter la pierre aux racistes. En fait, j'utilise cette terminologie, qui confond les vrais racistes, les xénophobes, les fascistes,les nazis, les communistes, et tout un tas d'autres doctrines, assez différentes les unes des autres, mais qui ont ceci de commun de pointer du doigt un bouc émissaire en braillant "C'est de sa faute", pour simplifier mon propos.
___Je tiens aussi à préciser que cet article n'est pas un jugement de valeur généraliste. Simplement, je connais quelqu'un qui est passé du jour au lendemain de l'état d'homme très tolérant à celui de membre actif de groupes d'extrème droite, et à qui je n'ai jamais rien su dire d'autre que "Oui, je comprend ton point de vue".
___Cet ami, appelons-le Jean, en hommage au fils de notre Bon Roi Naincolas, était marin d'état. Or donc, voilâ qu'un beau jour, en escale en Australie, il rencontre... Une Australienne, risque encouru lorsqu'on parcours un pays donné. Entre les deux, c'est un coup de foudre immédiat, physiquement, ils se plaisent beaucoup, intellectuellement, ingénieurs informatitiens tous les deux, ils trouvent vite des sujets de conversation, puis, lorqu'ils en viennent à des propos plus personnels, ils découvrent ce que signifie l'expression "âme soeur".
___Bref, c'est le début d'un grand roman d'amour.
___Les deux passent ensemble les dix jours que dure l'escale, puis correspondent, par mail, par téléphone, par courrier. L'envie de se revoir est trop forte, alors commence pour eux une longue (et coûteuse) série de voyages. Un beua jour, la demoiselle, qui a appris le Français de façon intensive, accepte la proposition de Jean de venir en France vivre avec lui. En France pour tout un tas de raisons assez pragmatiques, le sujet n'est pas la.
___La demoiselle trouve, assez facilement, un emploi qualifié dans une grande entreprise d'informatique en France, perfectionne encore son Francais, puis fait une demande de visa pour notre bel hexagone, ou elle épousera Jean, travaillera, paiera ses impôts et vivra heureuse.
___Son visa est refusé.
___Interloquée, elle demande des explications. Il lui est alors expliqué que de demander un visa en sachant qu'elle se mariera une fois sur place, c'est de l'immigration sauvage, et que, par conséquens, elle est persona non grata en France.
___Jean, informé, se rend dans les services compétents de notre beau pays. La, on l'informe que le cas de sa jolie fiancée et lui tombe sous le coup d'un accord passé entre l'Australie et la France, le pays de kangourous cherchant à retenir ses cerveaux, et la France cherchant à privilégier d'autres formes d'immigrations.
___Je le cite :
"Les autres formes d'immigrations, je les ais vues : des nord africains, pas un seul ne parlait Français, il y avait des hommes qui faisaient des demandes d'aides pour faire venir leur femme et leurs dix enfants du bled, parce que, comme ils étaient chômeurs, ils n'avaient pas assez d'argent pour payer le voyage, il y avait des femmes qui hurlaient sur les guichetiers parce qu'elles devaient faire leur demandes d'allocations familiales à un autre endroit que celui ou on leur délivrait leur carte de séjour, et dans la rue, des arrivants de fraîche date, qui parlaient à peine le Francais et revendiquaient que la commune leur donne gratuitement un terrain pour construire une mosquée..."
___Voyez-vous, la vie au pays des bisounours voudrait que je lui aie expliqué qu'il se trompe.
___Mais j'ai eu beau retourner le problème dans ma tête, je n'ai pas trouvé d'arguments.

++++


Aujourd'hui, c'est la première journée de l'immigration. Les immigrés sont donc invités à faire grève de la consommation pour montrer ce qu'ils pésent dans l'économie Française. très bien. Ceci ditn afin que les comptes soient exacts, j'invite le gouvernement à suspendre, pour la journée, toutes les aides qui leurs sont versées, ainsi qu'à comptabiliser les devises envoyées au pays par des réseaux comme "Money-gram".

++++
Certains vont encore hurler au racisme sur mon blog. Ils faut bien comprendre que :
Primo, je m'en fous totalement. J'ai ma conscience pour moi.
Secundo, je pense étre plus ouvert que ceux qui se prétendent ouverts mais censurentrl'antithése dans leur argumentation sur un sujet donné.
Tertio, il paraît que ce sujet est populiste, ce qui me va trés bien, puisque populiste, c'est "pour le peuple", et je préfére ceux qui gouvernent le peuple par le peuple et pour le peuple que ceux qui dirigent le peuple par les bien-pensants et pour les bien-pensants.
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 20:00
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___L'article du jour porte sur un avant goût de ce que peut vivre une hôtesse d'accueil dans un funérarium.
___La vie est injuste : cet article a été expédié sous forme de Newsletter aux abonnés. A la place, je vous met un (court) texte qui avait été publié sur un blog Orange, ça rapellera des souvenirs à certains (pour ne pas faire de peine à l'auteur, je ne le citerai pas, en même temps, ils étaient des MILLIERS à faire ce genre d'"articles").

Kikou. Sa va ? Misa va. MD = MR

___Si toutefois un certain nombre d'entre vous s'abonnent, et m'envoient des mails de supplique, il se peut que je commence à envisager l'éventualité d'un début de reflexion sur un éventuel second envoi de cette News letter, disons demain à 20 H 30 ? Pour vous abonner, il suffit de rentrer votre adresse mail dans le cadre prévu à cet effet, colonne de droite. Si vous étes de gauche, et que ça vous pose problème d'aller à droite, remember le 21 avril 2002, ce ne sera pas la preière fois. Si vous étes gauche et que vous ne savez pas ou est votre droite, vous n'avez sans doute rien compris à ce qui précéde, je n'insiste pas. bandeau_requiem29.jpg
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 20:01
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___La gloire et la fortune, enfin !
___Figurez vous que mon site vaut 1379.54 Euros. Si, si, c'est écrit la.
___Ca fait une sorte de petit choc. Ce n'est pas l'argent en tant que soi, mais l'idée que ce petit blog, que je tiens uniquement pour mon amusement personnel et les compliments que je peu obtenir de mes quelques lecteurs, puisse avoir une valeur fiduciaire, mais supérieure de surcroît au montant de mon salaire mensuel (supérieur de 179.54 euros, petit curieux. Tiens, je vois un certain nombre de vocations pour le métier de croque-morts fondre comme neige au soleil).
___Promis, je ne vend pas à moins de 44 millions. En petites coupures.
___Il faut qu'on m'explique, par ailleurs, pourquoi plus mon blog rank augmente, plus mon classement dans les blogs "humour" se casse la gueule. Normalement, plus le blog rank est élévé, plus ton blog est connu, non ? Les voies de Saint Overblog sont impénétrables.
___Enfin. Afin d'atteindre plus rapidement mes 44 millions (d'euros, je précise), et d'augmenter le cercle fidéle mais restreint de mes lecteurs (j'ai l'honneur de vous annoncer que vous étes 32 fidèles à venir tous les jours, plus 12 occasionnels réguliers, et mon record de fréquentation, c'est 57 visiteurs uniques), j'ai l'honneur de vous solliciter.
___En effet, il y a deux traditions chez moi : le jour en manche, que je fais le jour en manche, et l'article pompes funèbres, une fois par semaine, quand j'ai le temps. Démocratiquement, vous avez la possibilité de vous exprimer, sur ce que vous aimeriez trouver ici, disons, une fois par semaine. Ceci, afin :
_Primo, de vous faire plaisir,
_Secundo, de me mettre un challenge (c'est excitant)
_Tertio, j'ai pas encore trouvé, mais j'y bosse, j'y bosse.
___Bon, ben j'attend vos suggestions. Avec peu d'illusions, tant je me suis rendu compte que vous ne répondez jamais à la question posée, mais ce qui est pratique, avec ce genre de sondages, c'est que ça meuble.bandeau_requiem29.jpg
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 20:00
111111111111111111111profilok.jpgFélicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Celles et ceux qui suivaient mon blog depuis l'époque Orange, savent que je suis un inconditionnel de Terry Pratchett, l'écrivain de fantasy Britannique. Même si le ton de ses romans est un burlesque assez caustique, le style en est recherché, la métaphore affleure à la surface de chaque récit, et chaque opus fourmille de références qui révéle la nature profonde de Pratchett : un érudit curieux du monde.
___En témoignent les deux tomes de La science du Disque-monde", ou l'auteur traite de théories scientifiques pointues et d'histoires des sciences par le biais de son univers, sans se départir de son ton iconoclaste. Franchement, même si vous n'aimez pas la fantasy, je vous conseille les deux tomes des "Science du Disque-monde". Ce sera l'occasion de vous cultiver en vous amusant.
___L'un des romans de la série du Disque-Monde s'apelle "Le faucheur". Il y parle de la mort, qui est un mâle ("Un mâle nécéssaire"), une personnalisation anthropomorphique, fasciné par l'obsession qu'ont les humains de le fuir, et qui les étudies attentivement. Il en développe une passion pour les chats et le curry. Dans les romans du Disque-Monde, la mort est plutôt de notre côté. Dans 'Le faucheur", il se fait virer par les "régulateurs", au profit d'une nouvelle Mort considérablement plus glaciale. Il se fait embaucher comme faucheur dans une ferme, avec pour seul bien son sablier, qui lui indique le temps qui reste à vivre.
pratchett-lefaucheur___La fin du livre est sans doute une des plus émouvante dans un roman de Pratchett (qui n'est pas porté sur le sentimentalisme lacrymal). Franchement, je vous le conseille, d'autant plus qu'il est lisible sans avoir lu les autres romans du Disque.
___Terry Pratchett a été anobli par la reine en 1998 pour services rendus à la littérature. La première déclaration de Sir Terence fut : « I suspect the 'services to literature' consisted of refraining from trying to write any. » (« Je soupçonne que ces services rendus à la littérature ont consisté à me retenir d’en écrire »).
___En 2007, Sir Terry annonce qu'il est atteind d'une forme précoce de la maladie d'Alzheimer.
___Et, il y a dix jours, Terry Pratchett a secoué la perfide Albion, en proposant la création de tribunaux de l'euthanasie, qui permettraient d'autoriser un malade à mourir, avec l'aide de ses proches, et il s'est porté volontaire pour servir de cobaye à cette expérience.
Terry+Pratchett+Terry___Ce n'est que le résumé d'un texte long, complexe et argumenté, qui suscite de nombreuses réactions au Royaume Uni. Mais, venant d'un écrivain aussi connu et respecté en Angleterre que Pratchett (un livre sur cent vendu au Royaume Uni est un livre de Terry Pratchett, d'après les libraires), aussi réputé pour sa fine connaissance de la nature humaine, il a créé un phénoméne totalement inédit : les débats entre pour et contre l'euthanasie se sont apaisée, et jamais chacune des parties n'a fait autant d'efforts pour comprendre l'autre.
___Ce que j'aimerai, c'est que l'on trouve un reméde pour la maladie d'Alzheimer, pour que Terry Pratchett guérisse, ainsi que les autres, bien sûr, dont la mère d'une amie qui se reconnaitra.
___Mais, si son état devait en arriver au stade ou il n'aurait plus d'espoir ni de dignité, alors qui serais-je, pour lui dénier le droit de mourir comme il l'a choisi ? Et qui étes vous, vous ? Comme le dit Sir Terry lui-même : "If I knew that I could die, I would live. My life, my death, my choice." ("Si je savais que je pouvais mourir, je pourrais vivre. Ma vie, ma mort, mon choix."
___Parce que, tout ce que demande Pratchett, c'est de choisir le moment ou il pourra, comme il le dit, "serrer la main de la mort".
___Voila pourquoi, ce soir, je souhaitai me départir un instant de mon ton ironique et profiter de ce blog pour m'incliner respectueusement devant Sir Terry Pratchett.
___Pour les anglophones, je publie l'extrait de la lettre de Pratchett dans l'article en dessous, fermé aux commentaires, et j'exprimerai toute ma gratitude à qui pourrait m'en indiquer une bonne traduction.
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 19:59

Terry-Pratchett-2008-001 When I was a young boy, playing on the floor of my grandmother's front room, I glanced up at the television and saw Death, talking to a knight. I didn't know much about death at that point. It was the thing that happened to ­budgerigars and hamsters. But it was Death, with a scythe and an amiable manner. I didn't know it at the time, of course, but I had just watched a clip from Ingmar Bergman's The Seventh Seal, wherein the knight engages in protracted dialogue, and of course the ­famous chess game, with the Grim Reaper who, it seemed to me, did not seem so terribly grim.

The image has remained with me ever since and Death as a character ­appeared in the first of my Discworld novels. He has evolved in the series to be one of its most popular characters; implacable, because that is his job, he appears to have some sneaking regard and compassion for a race of creatures which are to him as ephemeral as mayflies, but which nevertheless spend their brief lives making rules for the universe and counting the stars.

I have no clear recollection of the death of my grandparents, but my ­paternal grandfather died in the ambulance on the way to hospital after just having cooked and eaten his own dinner at the age of 96. He had felt very odd, got a neighbour to ring for the doctor and stepped tidily into the ambulance and out of the world. A good death if ever there was one. Except that, ­according to my father, he did ­complain to the ambulance men that he hadn't had time to finish his pudding. I am not at all sure about the truth of this, because my father had a finely tuned sense of humour that he was good enough to bequeath to me, presumably to make up for the weak bladder, short stature and male pattern baldness which regrettably came with the package.

My father's own death was more protracted. He had a year's warning. It was pancreatic cancer. Technology kept him alive, at home and in a state of reasonable comfort and cheerfulness, for that year, during which we had those conversations that you have with a dying parent. Perhaps it is when you truly get to know them, when you ­realise that it is now you marching ­towards the sound of the guns and you are ready to listen to the advice and reminiscences that life was too crowded for up to that point. He ­unloaded all the anecdotes that I had heard before, about his time in India during the war, and came up with a few more that I had never heard. Then, at one point, he suddenly looked up and said, "I can feel the sun of India on my face", and his face did light up rather magically, brighter and happier than I had seen it at any time in the previous year, and if there had been any justice or even narrative sensibility in the ­universe, he would have died there and then, shading his eyes from the sun of Karachi.

He did not.

On the day he was diagnosed my ­father told me, "If you ever see me in a hospital bed, full of tubes and pipes and no good to anybody, tell them to switch me off." In fact, it took something under a fortnight in the hospice for him to die as a kind of collateral damage in the war between his cancer and the morphine. And in that time he stopped being him and started becoming a corpse, albeit one that moved ever so slightly from time to time.

On the way back home after my ­father's death I scraped my Jag along a stone wall in Hay-on-Wye. To be fair, it's almost impossible not to scrape Jags along the walls in Hay-on-Wye even if your eyes aren't clouded with tears, but what I didn't know at the time, but strongly suspect now, was that also playing a part in that little ­accident was my own disease, subtly making its presence felt.

When the specialist gave me the news that I had posterior cortical ­atrophy, a rare form of Alzheimer's ­disease, I quite genuinely saw him ­outlined in a rectangle of flaming red lines. The whole world had changed.

PCA manifests itself through sight problems, and difficulty with topological tasks, such as buttoning up a shirt. I have the opposite of a superpower; sometimes I cannot see what is there. I see the teacup with my eyes, but my brain refuses to send me the teacup message. It's very Zen. First, there is no teacup and then, because I know there is a teacup, the teacup will appear the next time I look. I have little work-arounds to deal with this sort of thing – people with PCA live in a world of work-arounds.

If you did not know there was ­anything wrong with me, you would not know there is anything wrong with me. The disease moves slowly, but you know it's there. ­Imagine a very, very slow-motion car crash. Nothing much seems to be ­happening. There's an occasional little bang, a crunch, a screw pops out and spins across the dashboard as if we're in Apollo 13. But the radio is still playing, the heater is on and it doesn't seem all that bad, except for the certain knowledge that sooner or later you will definitely be going headfirst through the windscreen.

I have heard it said that some people feel they are being avoided once the news gets around that they have Alzheimer's. For me it has been just the reverse. People want to talk to me – on city streets, in theatre queues, on aeroplanes over the Atlantic, even on country walks. They want to tell me about their mother, their husband, their grandmother. Increasingly, they want to talk about what I prefer to call "assisted death", but which is still called, wrongly in my opinion, ­"assisted suicide".

As a pallid and nervous young ­journalist I got to know about suicide. It was part of my regular tasks to sit in at the coroner's court, where I learned all the manifold ways the disturbed ­human brain can devise to die. Newspapers were a little more kindly in those days, and we tended not to go into too much detail, but I had to listen to it. And I remember that coroners never used the word "insanity". They preferred the more compassionate ­verdict that the subject had "taken his life while the balance of his mind was disturbed". There was ambivalence to the phrase, a suggestion of the winds of fate and overwhelming circumstance.

In fact, by now, I have reached the ­conclusion that a person may make a decision to die because the balance of their mind is level, realistic, pragmatic, stoic and sharp. And that is why I dislike the term "assisted suicide" applied to the carefully thought-out and weighed-up process of having one's life ended by gentle medical means.

The people who thus far have made the harrowing trip to Dignitas in Switzerland to die seemed to me to be very firm and methodical of purpose, with a clear prima-face case for wanting their death to be on their own terms. In short, their minds may well be in better balance than the world around them.

And once again I remember my ­father. He did not want to die a curious kind of living death. He wasn't that kind of person. He wanted to say ­goodbye to me, and knowing him, he would probably have finished with a joke of some sort. And if the nurses had put the relevant syringe in the ­cannula, I would have pressed it, and felt it was my duty. There would have been tears, of course there would; tears would be appropriate and insuppressible.

I got involved in the debate surrounding "assisted death" by accident after taking a long and informed look at my future as someone with Alzheimer's and subsequently writing an article about my conclusions. As a result of my "coming out" about the disease I now have contacts in medical research industries all over the world, and I have no reason to believe that a "cure" is imminent. I do think, on their good advice, that there may be some very ­interesting developments in the next couple of years and I'm not the only one to hope for some kind of stepping stone – a treatment that will keep me going long enough for a better treatment to be developed.

Back in my early reporting days I was told that nobody has to do what the doctor tells them. I learned this when chief reporter George Topley slung my copy back at me and said, "Never say that a patient has been ­released from hospital unless you are talking about someone who is being detained on mental grounds. The proper word is 'discharged', and even though the staff would like you to ­believe that you just can't walk out ­until they say so, you damn well can. Although, generally speaking, it's best not to be dragging a portable life support system down the steps with you." George was a remarkable journalist who as a fiery young man would have fought fascism in the Spanish civil war were it not for the fact that he stowed away on the wrong boat and ended up in Hull.

I remember what George said and vowed that rather than let Alzheimer's take me, I would take it. I would live my life as ever to the full and die, ­before the disease mounted its last ­attack, in my own home, in a chair on the lawn, with a brandy in my hand to wash down whatever modern ­version of the "Brompton cocktail" some ­helpful medic could supply. And with ­Thomas Tallis on my iPod, I would shake hands with Death.

This seems to me quite a ­reasonable and sensible ­decision for someone with a serious, incurable and ­debilitating disease to elect for a medically assisted death by appointment. These days, non-traumatic death – deaths that don't, for example, involve several cars, a tanker and a patch of ice on the M4 – largely take place in hospitals and ­hospices. Not so long ago, they took place in your own bed. The Victorians knew how to die. They saw a lot of death. And Victorian and Edwardian London were awash with what we would call recreational drugs, which were seen as a boon and a blessing to all. Departing on schedule with the help of a friendly doctor was quite usual.

Does that still apply? It would seem so. Did the Victorians fear death? As Death says in one of my own books, most men don't fear death, they fear those things – the knife, the shipwreck, the illness, the bomb – that proceed, by micro seconds if you're lucky and many years if you're not, the moment of death.

And this brings us into the whole care or killing argument.

The Care Not Killing Alliance assures us that no one need consider a voluntary death of any sort since care is always available. This is questionable. Medicine is keeping more and more people alive, all requiring more and more care. Alzheimer's and other ­dementias place a huge care burden on the country, a burden that falls initially on the next of kin, who may even be elderly and, indeed, be in need of some sort of care themselves.

A major objection frequently flourished by opponents of assisted dying is that elderly people might be illegally persuaded into "asking" for assisted death. Could be, but the Journal of Medical Ethics reported in 2007 that there was no evidence of the abuse of vulnerable patients in Oregon, where assisted dying is currently legal. I don't see why things should be any different here.

Last year, the government finally published guidelines on dealing with assisted death. They did not appear to satisfy anybody. It seems that those wishing to assist a friend or relative to die would have to meet quite a large number of criteria in order to escape the chance of prosecution for murder. We should be thankful that there is, in theory, some ­possibility that they might not be ­prosecuted but, as laid out, the best anyone can do is keep within the rules and hope for the best.

That is why I and others have ­suggested some kind of strictly non-­aggressive tribunal that would establish the facts of the case well before the ­assisted death takes place. This might make some people, including me, a little uneasy as it suggests the govern­ment has the power to tell you whether you can live or die. But, that said, the government cannot sidestep the ­responsibility to ensure the protection of the vulnerable and we must respect that. It grieves me that those against assisted death seem to assume, as a matter of course, that those of us who support it have not thought long and hard about this very issue. It is, in fact, at the soul and centre of my argument.

The members of the tribunal would be acting for the good of society as well as that of the applicant – horrible word – to ensure they are of sound and informed mind, firm in their purpose, suffering from a life-threatening and incurable disease and not under the ­influence of a third party. It would need wiser heads than mine, though heaven knows they should be easy enough to find, to determine how such tribunals are constituted. But I would suggest there should be a lawyer, one with ­expertise in dynastic family affairs who has become good at recognising what somebody really means and indeed, if there is outside pressure. And a ­medical practitioner experienced in dealing with the complexities of serious long-term illnesses.

I would also suggest that all those on the tribunal are over 45, by which time they may have acquired the rare gift of wisdom, because wisdom and compassion should, in this tribunal, stand side-by-side with the law. The tribunal would also have to be a check on those seeking death for reasons that reasonable people may consider trivial or transient distress. I dare say that quite a few people have contemplated death for reasons that much later seemed to them to be quite minor. If we are to live in a world where a ­socially acceptable "early death" can be allowed, it must be allowed as a ­result of careful consideration.

Let us consider me as a test case. As I have said, I would like to die peacefully with Thomas Tallis on my iPod before the disease takes me over and I hope that will not be for quite some time to come, because if I knew that I could die at any time I wanted, then suddenly every day would be as ­precious as a million pounds. If I knew that I could die, I would live. My life, my death, my choice.

This is an edited extract of Terry Pratchett's Richard Dimbleby lecture, Shaking Hands With Death, which was broadcast on BBC1 on 1 February

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