Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Le prix Goncourt 2009 a été attribué à Marie NDiaye. Bravo, méme si ca ne veut rien dire : Guy Mazeline l'a eu aussi, pour son roman "les loups". C'est qui Guy Mazeline ? Je sais pas. On s'en fout, il a sombré dans les abîmes de la littérature. Il reste uniquement célèbre pour s'étre vu attribué le Goncourt en 1932, au détriment d'un  certain Louis Ferdinand Céline, auteur d'un obscur bouquin intitulé "Voyage au bout de la nuit" (considéré comme l'un des cent meilleurs romans Français).
___Non, ce qui m'ennuie, chez Marie NDiaye, c'est qu'elle a quitté la Françe en 2002, en réaction à l'élection de Naincolas Sarkozy. J'hésite entre trois positions :
___La première, c'est qu'elle a eu, elle au moins, le courage de ses opinions. Yannick Noah avait menacé de quitter, lui aussi, la France, si le nabot était élu. A ma connaissance, il est resté. Marie NDiaye, à l'époque, elle n'a rien dit, ou alors si, mais personne ne l'a écoutée, vu qu'elle était inconnue, à l'époque. Et elle s'est exilée à Berlin. De la détermination, un petit côté jusqu'au boutiste, pourquoi ne pas la trouver sympathique.
___Deuxième opinion, c'est qu'elle se comporte comme un petit dictateur : quitter un pays en signe de protestation, pour quelqu'un qui vit de la bonne volonté du public Français, soulève quelque part un problème éthique, c'est un peu cracher sur son vote, non ? Bon, c'eût été un extrémiste, façon Le Pen ou Besancenot, pourquoi pas ? Mais dans le cas de Naincolas, c'est abusé. Certes, l'on pourra m'objecter que la France, on l'aime ou on la quitte. Mais quitter la France parce que le résultat d'une élection ne convient pas, c'est qu'on le devait pas l'aimer tant que ça.
___Ce qui m'emmène au troisième cas : l'élection ne lui convient pas, ses opinions sont clairement arrêtées, et, au lieu d'adopter une saine attitude de combat démocratique, afin de faire perdre au nabot son poste en 2012, elle s'enfuit, la lâche. Sans courage, la tète basse, son opinion perd alors toute valeur.
___Je ne trancherai pas. J'hésite réellement entre les trois. Mais j'ai un avis qui est clair, net, tranché : Marie NDiaye a quitté la France en rejetant ce qu'elle était à un instant T, et que ce soit une bonne chose ou une mauvaise chose, le prix Goncourt aurait dû être attribué à un écrivain, vivant et travaillant en France, participant à sa façon au rayonnement culturel de notre pays, et pas à son désaveu. En ce sens, Atiq Rahimi, écrivain d'origine Afghane, vivant en France, écrivant en Français, est symbolique du refuge de tout homme menacé peut trouver en notre patrie, et la façon dont il peut participer à son rayonnement, il est donc exemplaire. Marie NDiaye, qui a quitté le pays parce qu'un vote la dérangeait, mais y revient chercher un prix, sans que cela ne semble heurter ses convictions, ne mérite certainement pas cet honneur.

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