Félicitations à tous
les participants à la clôture du jour. ___Or donc, le claquement sec d'un coup de feu déchira le silence, et le conseiller vit se mettre en place les indices ténus
qui s'étaient présentés devant lui sans qu'il pût les reconnaître. ___Les nièces, plus jeunes, rapides, et au fait de la conformation des lieux, l'avaient précédé dans la chambre de leur oncle.
Ainsi, le tableau qui se présenta sous ses yeux était le suivant : l'oncle gisait sur le lit pour sa plus grande part, exception faite de sa cervelle, qui tapissait le mur au dessus de lui. De
part et d'autre de son cadavre encore agité de soubresauts, et à demi étendues sur lui, les nièces hurlaient leur douleur devant tant de drames. Dans la main du néo-défunt, encore fumant, le
pistolet automatique Beretta 92 F, dont l'une des cartouches de 9mm parabellum était percutée et gisait sur le sol. La pièce sentait le sang et la cordite. ___Le conseiller, ex fusillier commando, vit ces détails s'imprimer dans son esprit, dont les rouages tournaient à toute
allure. Ses idées se rejoignirent sur un point : l'arme chargée, et les deux nièces hystériques. La promiscuité de ces éléments lui semblait vraiment nuisible. Alors, il laissa son entraînement
reprendre le dessus, prit l'arme, mit la sécurité, fit tomber le chargeur, qu'il glissa dans sa poche, éjecta la cartouche engagée dans le fût, et démonta ensuite le Beretta, dont il laissa les
éléments tomber à terre. ___Puis il se dirigea vers le téléphone, et, après un instant d'hésitation sur les gens les plus aptes à l'aider, appela SOS
médecins, puis la police. ___Vingt minutes plus tard, l'endroit grouillait de nièces hystériques, de cadavre avec un trou dans la tête, de médecins avec
des piqûres de calmants et des certificats de décès, et de flics énervés qui beuglaient "Ne touchez à rien, bordel !". Sans aucun doute le plus beau foutoir que l'ont pu voir en France depuis que
Ségoléne Royal n'avait plus de ministère. ___Le conseiller, oublié un temps dans son coin, vit se diriger vers lui un homme dont l'air disait franchement : "Ca me plait
pas, d'avoir été tiré du lit à quatre heures et demi du matin, ça me plait pas, ce foutoir, et ça me palît pas, ces civils innocents qui foutent le bordel dans mes investagations. Et merde ! par
dessus le marché". "Bonsoir, m'sieur, dit le flic, ou plutôt bonjour, - Bonsoir, inspecteur, parce qu'à l'époque, les flics s'apellaient encore inspecteur, et pas lieutenant. - Dites, vous pouvez peut étre m'expliquer un truc, parce que je ne comprend pas, la... - Quoi donc ? - Ben, vous dites que l'oncle s'est suicidé ? - Oui. Quasiment sous mes yeux. - Vous avez dit à mon collégue que vous aviez été militaire ? - Oui. - Donc, vous connaissez le calibre de ce flingue ? - Oui, du 9mm para. - Alors, expliquez moi comment ce type a pu se loger vingt grammes de neuf millimétre para dans la tête, puis se lever, démonter son flingue, en ôter le chargeur,
le mettre dans votre poche, et tutti quanti ? - Mais votre collégue ne vous l'a pas dit ? Je lui ai expliqué, pourtant. - Si. Mais j'aimerai que vous me le disiez, vous. - Eh bien c'est simple, la femme était morte subitement, l'homme s'est suicidé, et les deux nièces, déjâ éprouvées par un drame dans leur enfance, en plein délire
hystérique, se promenaient à proximité de l'arme. J'ai estimé qu'il y avait eu suffisament de drames comme cela, et j'ai donc pris sur moi de la rendre inutilisable. - Vous avez estimé. - Oui. - Vous avez estimé devoir démonter une pièce à convictions sur le lieu d'un décès par arme à feu. - Oui. - D'accord, eh bien moi, je vaius estimer à plusieurs heures le temps qu'il va me falloir pour remplir toute la paperasse, expliquer ça au procureur, etc... Et je
suis déjâ fatigué, vous comprenez ? - Je suis désolé pour vous, mais, en tant que militaire, j'ai pris les mesures qui s'imposaient". ___C'était la phrase à ne surtout pas dire. Celle du militaire expliquant au fonctionnaire ce qu'il fallait faire. La
boulette. "Eh bien , je me permet de vous corriger : vous n'étes plus militaire, dit le flic. En revanche, vous étes en garde à vue à compter de maintenant, pour destruction
de preuves, et parce que vous m'axaspérez profondément."
++++
Le croque-morts passa quelques heures dans une cellule sordide, avec les alcooliques, poivrots, et autres ivrognes, avant que le directeur des pompes funèbres
ne fut averti, et ne vint le sortir de ce guépier. ___Les deux hommes n'échangérent pas un mot avant d'avoir regagné la voiture. Une fois à l'abri des oreilles indiscrétes, ils
eurent l'échange suivant : "Bon, dit le directeur. - Bon... - Heureusement que le commissaire est un ami. Il m'a toutefois recommandé, pour garder la face devant ses hommes, de vous infliger une sanction. - Je comprend. - Je vous met donc à pied une semaine. J'étalerai la rétention de salaire sur six mois, pour que ce soit indolore. ca reste entre nous. - Merci, monsieur. - Il m'a aussi recommandé de vous augmenter. Je vais y réfléchir. - ... ? - Et il m'a fait savoir qu'il sera la ce soir. - Ce soir ? Mais pourquoi ? - C'est évident, voyon : une histoire comme la vôtre, vous avez vraiment cru que vous pourriez échapper à la trournée générale ?"
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Félicitations à tous
les participants à la clôture du jour.
___Or donc, le claquement se ...
Commentaire n°1
posté par
punk80s
le 16/03/2010 à 12h53
Parfois la police fait preuve d'une mauvaise fois peut commune ! Et bravo au patron de l'ancien commando, ils sont rares comme lui !
Quand au vieux messieur, fraichement veuf : j'arrive à comprendre son geste....
Commentaire n°2
posté par
Bestabeth
le 16/03/2010 à 13h06
une fois de plus, le punk a raison.
Eccellente histoire bien que tristement réel, extremement bien racontée de plus.
Parfois la police fait preuve d'une mauvaise fois peut commune ! Et bravo au patron de l'ancien commando, ils sont rares comme lui !
Quand au vieux messieur, fraichement veuf : j'arrive à comprendre son geste....
Eccellente histoire bien que tristement réel, extremement bien racontée de plus.
Merci Req.