Félicitations à tous
les participants à la clôture du jour.
(Le présent texte a été publié par erreur alors qu'il était inachevé. Désolé à ceux qui l'ont lu) ___Les voies de la logique policière sont parfois impénétrables. Un
croque-morts en a fait l'amère expérience. Voici son histoire. ___C'était du temps ou les Croque-morts n'hésitaient pas à venir au milieu de la nuit au domicile des familles endeuillées pour
procéder aux "arrangements préparatoires". Une équipe fut appelée au milieu de la nuit pour intervenir sur un décés relativement brutal. ___Le foyer ou s'était produit le drame était un endroit heureux, bien que le malheur l'eusse touché à maint reprises. Les
habitants étaient un couple, âgés d'une cinquantaine d'années, qui n'avaient jamais eu d'enfants, mais compensaient ce manque par un amour et une complicité que le temps, loin d'éroder, n'avait
fait que renforcer. Avec eux vivaient deux nièces, qu'ils avaient recueillis après que leurs parents aient trouvés, de longues années auparavant, une mort atroce dans un accident de la route :
prisonniers de l'épave de leur voiture en feu, ils avaient brûlés vifs sous les yeux des deux fillettes. ___Or donc, l'équipe intervint. A cette époque la, il y avait un conseiller funèraire, un thanatopracteur, et deux agents.
L'équipe se présenta donc au domicile, pour constater que la tante était décédée. Atteinte d'une longue maladie, son état s'était brutalement empiré, et elle était morte en quelques heures. Dans
la maison, tout le monde était sous le choc. Les filles étaient en larme, et l'oncle ne semblait pas réaliser. ___Le transfert du corps avait été compliqué. Les deux nièces s'étaient accrochées au corps de leur tante, tandis que son
époux, debout à côté, balayait la pièce d'un regard à la limite de l'abrutissement, comme si il voyait tout ce qui l'entourait pour la première fois. Malgré l'agitation qui régnait, il était seul
avec lui-même. ___Or donc, le corps finit tout de même par étre emmené au funérarium, sur demande du mari, quelque peu redescendu de son petit
monde. Le conseiller funèraire resta donc seul au domicile, avec les nièces pleurantes, et le mari de la défunte, qui semblait revenu à lui, arborant désormai un calme surnaturel. Celui qui
précéde les tempêtes. Le conseiller en question était, comme bien d'autres dans cette petite ville côtière de province, un ancien marin. Dans la Marine Nationale, il était fusillier
marin, et plus précisément commando. A la quarantaine venue, fatigué de crapahuter à travers le monde, déguisé en buisson, il avait fait valoir ses droits à la retraite, et avait trouvé dans le
civil ce boulot de conseiller funèraire. C'était quelqu'un qui savait ce qu'était le danger, s'était trouvé quelques fois suffisament près de la mort pour lui serrer la main, et avais acquis,
comme ses camarades, la faculté de garder son sang froid et de réfléchir en cas de situations critiques. ___Ecce homo. ___Assis autour de la table du salon, tous les quatre remplirent donc la paperasse, et prirent part aux arrangements
préparatoires. Tout fut choisi, il n'y avait plus, le endemain, qu'à contacter les officiants pour convenir du jour. Pour le réglement, l'époux précisa que "Tout revient aux filles, vous
transmettrez la facture au notaire, il vous réglera". Personne ne broncha. Il précisa ensuite que la tante et lui avaient chacun souscrit une assurance vie à leur profit, et qu'elles ne
manqueraient de rien. La, l'oreille du conseiler tinta d'un signal d'alarme, mais sans qu'il pût l'identifier précisément. Enfin, il ajouta que, pour ses obsèques à lui, il voulait la même chose.
La, les nièces réagirent "mais non, tonton, ne dit pas des choses pareilles", sans qu'il ne semble les entendre. ___Et la rédaction des ultimes papiers s'acheva. L'oncle insista alors pour que le conseiller prît un café. "On vous a fait
venir en pleine nuit, monsieur, c'est bien le moins qu'on puisse faire". Et tous se retrouvèrent assis, autour de la table, avec une tasse de café devant eux. _"Tout est en règle ?" s'enquit l'oncle. ___Le conseiller le lui confirma, ___L'oncle se leva alors, lanccant "pas tut à fait, excusez moi", et partit dans le couloir de l'appartement, sans doute
chercher un papier quelconque. ___Le conseiller resta alors seul avec les nièces éplorées, dans un silence seulement entrecoupé de leurs sanglots, devant sa
tasse de café fumant, et un coup d'oeil discret à sa montre lui apprit qu'il était quatre heures cinq du matin. ___Le silence fut rompu par un coup de feu.
Partager l'article !Le commando du GIPF (Groupe d'Intervention des Pompes Funèbres) part 1:
Félicitations à tous
les participants à la clôture du jour.
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Suite demain à midi pile.
Ca me rappelle quelqu'un tout à coup !