Félicitations à tous
les participants à la clôture du jour. ___Il arrive parfois que les croques morts oublient un truc, mais quoi ? ___Voici leur histoire. ___Un vieux monsieur avait souscrit un contrat obsèques. Ce monsieur était seul, sans aucune famille, ni d'amis qui lui aient
survécu, assez fortuné, et il avait pris ses dispositions pour que son corps, après son trépas, soit exposé dans son très luxueux cercueil, ouvert, dans l'appartement dont il rêvait étant jeune,
et qu'il s'était offert, plus âgé, à force de labeur. ___Or donc, vint son trépas. L'aide à domicile, dont c'était le deuxième jour, trouva le corps déjâ presque froid de Monsieur,
assis dans son fauteuil de cuir marron, prés de l'âtre ou les cendres tiédissent, "Salambo" ouvert sur ses genoux. Une mort discrète, propre et distinguée, digne d'un gentleman. ___L'aide à domicile, pestant sur ce poste si tôt perdu, appela un médecin, qui, venant constater le décès, contacta à son tour
la société de pompes funèbres dont le numéro figurait, bien visible, près du combiné téléphonique. ___Il semble utile de préciser qu'on était samedi, et que déjà l'après-midi regardait l'heure et attendait le début de soirée,
qui devait prendre la reléve. ___L'appel parvint à un assistant funèraire professionnel mais inexpérimenté, qui sortit le contrat, passa l'appel à son centre
logistique pour préparer le cercueil et faire la mise en bière, remplit les papiers, regarda sa montre, enfila son manteau, et, regagnant le garage ou il stationnait son véhicule, glissa, chuta
lourdement, et se fit une double fracture de la jambe. Ouverte, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle. ___Ignorant ces faits, une équipe prépara le cercueil, se rendit au domicile, et procéda à la toilette, puis à la mise en
bière. Enfin, satisfaits du travail accompli, ils quittèrent le domicile, passèrent au bureau déposer la clef, puisque c'est ce qui avait été convenu avec l'aide à domicile, et s'en retournèrent
bosser. ___Il est également important de signaler que, ce week-end la, les gens tombaient comme des mouches. ___Puis les choses suivirent leur cours. L'assistant funèraire fut opéré, et autorisé à regagner son domicile pour une longue
convalescence. Les jours succédérent aux nuits, les journées de labeur aux journées de labeur, le dépôt envoya le bon de commande du cercueil au bureau, qui le factura à l'organisme qui gérait
l'argent du contrat obsèques, la succession de Monsieur arriva sur le bureau du notaire, oû il dormirait des mois avant d'ètre ouvert. ___Et tout fut bien. ___Quelques semaines plus tard, les occupants de l'immeuble de Monsieur appelérent leur syndic. Des odeurs nauséabondes avaient
envahi les communs, puis les logements particuliers, et semblaient provenir de l'appartement inoccupé. Le syndic fit le déplacement devant l'insistance de ses administrés, constata, se dit qu'il
devait avoir affaire à une variante originale du dégât des eaux, qui avait fait moisir des choses dans l'appartement, et il appela les pompiers pour défoncer la porte. ___A l'intérieur du logis cossu, l'odeur était abominable. ___On entrait par un petit vestibule, ou s'ouvraient à gauche la cuisine, en face un long couloir qui désservait les
différentes pièces, et à droite, le séjour. ___C'est la que, sur ses tréteaux, reposait Monsieur, couvert de vers et de parasites, confortablement installé dans son
cercueil ouvert, oublié de tous.
Partager l'article !La place d'un cadavre, c'est le cercueil, mais pas que:
Félicitations à tous
les participants à la clôture du jour.
___Il arrive parf ...
Souvent, je traine sur le net pour voir des images gores... j'ai déjà vu ce que tu décris à la fin de ton article. Un suicide dans une baignoire, des vers énormes qui sortent de partout, au moins
sept couleurs différentes de liquides qui stagnaient, le corps avait pris 4 fois son volume normal, les os comme j'avait l'habitude de voir sur les poulets et qui me donnaient faim, sauf que
c'était des os humains cette fois-ci, j'ai même eu droit à la photo avant/après. Une très belle brunette. Alors je te vois venir : et l'odeur petit joueur ? Un jour, j'ai déjà senti un cadavre de
chien, il était sur le dos, les pattes à l'air, le ventre surgonflé et entouré de milliers de mouches. Un autre, j'avais acheté des briques de lait, sauf que l'une d'entre elles avait subi un
choc et s'était entrouverte. Je reviens de vacances, une odeur putride avait envahi mon appartement, des bactéries en avaient fait leur festin, j'ai passé une heure à tout nettoyer à la javel.
Par contre, la douleur des victimes, j'ai jamais pu compatir, sauf si c'est moi la victime.
Conclusion : les croques-mort sont des fous, des psychopathes, des malades, des monstres. Comment ils font pour faire ce métier, comment ils font pour enlever ces images de leur tête, comment ils
font pour avoir une vie sexuelle normale ? Moi c'était une fois de temps en temps, mais tout le temps, c'est très lourd ... tellement lourd que j'aurais probablement fini par couler dans ma
baignoire... ou peut-être qu'avec le temps on s'y fait ?
(J'espère que j'ai pas été trop dur, au moins j'ai été franc)
Commentaire n°1
posté par
ΦβΓ
le 09/03/2010 à 17h35
Pour avoir une vie sexuelle normale, on couche avec des vivant(e)s
C'est sans doute triste d'oublier un mort dans une pièce fermée, mais comme il est déjà mort, ça limite les conséquences...
Commentaire n°3
posté par
Sékateur
le 09/03/2010 à 18h58
Zut j'ai oublié le poulet dans le four !
Commentaire n°4
posté par
Barbare
le 09/03/2010 à 20h22
nota: ne jamais lire salambo....
Commentaire n°5
posté par
punk80s
le 09/03/2010 à 21h09
Moralité de cette affaire : pour être syndic ou croque-mort, il ne faut pas être émotif.
Personnellement, je ne pourrais jamais faire ce métier.
Commentaire n°6
posté par
Blyster
le 09/03/2010 à 22h24
Mais Requiem n'a pas une vie sexuelle normal!!!!
Commentaire n°7
posté par
Ta Charogne
le 10/03/2010 à 16h41
Ben tant mieux ! Qu'il en profite largement !
Commentaire n°8
posté par
Anonymous
le 10/03/2010 à 21h01
Triste reflet de notre société égoïste... Combien de personnes meurent ainsi dans l'indifférence la plus totale ! Bravo à vous pour faire ce travail et
de savoir le prendre avec cette dérision. Votre humour noir permet de désacraliser la mort, j'adore !
Perso je préfère porte l'espoir que de ramasser la mort... Brrrr ! quel courage vous avez !
Commentaire n°9
posté par
Betsabeth
le 14/03/2010 à 18h49
Souvent, je traine sur le net pour voir des images gores... j'ai déjà vu ce que tu décris à la fin de ton article. Un suicide dans une baignoire, des vers énormes qui sortent de partout, au moins sept couleurs différentes de liquides qui stagnaient, le corps avait pris 4 fois son volume normal, les os comme j'avait l'habitude de voir sur les poulets et qui me donnaient faim, sauf que c'était des os humains cette fois-ci, j'ai même eu droit à la photo avant/après. Une très belle brunette. Alors je te vois venir : et l'odeur petit joueur ? Un jour, j'ai déjà senti un cadavre de chien, il était sur le dos, les pattes à l'air, le ventre surgonflé et entouré de milliers de mouches. Un autre, j'avais acheté des briques de lait, sauf que l'une d'entre elles avait subi un choc et s'était entrouverte. Je reviens de vacances, une odeur putride avait envahi mon appartement, des bactéries en avaient fait leur festin, j'ai passé une heure à tout nettoyer à la javel. Par contre, la douleur des victimes, j'ai jamais pu compatir, sauf si c'est moi la victime.
Conclusion : les croques-mort sont des fous, des psychopathes, des malades, des monstres. Comment ils font pour faire ce métier, comment ils font pour enlever ces images de leur tête, comment ils font pour avoir une vie sexuelle normale ? Moi c'était une fois de temps en temps, mais tout le temps, c'est très lourd ... tellement lourd que j'aurais probablement fini par couler dans ma baignoire... ou peut-être qu'avec le temps on s'y fait ?
(J'espère que j'ai pas été trop dur, au moins j'ai été franc)
Personnellement, je ne pourrais jamais faire ce métier.
Perso je préfère porte l'espoir que de ramasser la mort... Brrrr ! quel courage vous avez !