"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
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Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
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Attention ! Sous le premier article du jour en manche, il y a un deuxième article jour en manche.

élicitations à tous les participants à la clôture du jour.
J'avais fait un article du jour en manche énervé et assez long, il faut que vous le sachiez. J'en avais écrit la plus grande part sous l'emprise d'une fureur difficilement contenue qui m'avait saisi à la lecture d'une article du Nouvel Obs sur Nolwenn Leroy, article dans lequel le ''journaliste'', oui, j'ouvre les guillemets, et avec des pincettes, en plus, passant en vitesse sur la qualité musicale de l'album, établit ensuite une corrélation entre le succès de l'opus et les résultats du Front national aux élections, et sous entend que les ventes du CD, dont la pochette montre la miss Leroy petite fille parée d'une coiffe Bretonne prouvent que les Français sont racistes, puisque l'album de Diam's ou icelle pose en foulard islamique a fait un bide.
Ce papier est un concentré de fiel gauchiste suppurant la haine par tous les pores.
J'ai dit ''gauchiste'', pas ''de gauche''. Attention à ne pas confondre.
Quelqu'un de gauche est une personne qui a une opinion, un système de valeur, des idées, qu'il vit au quotidien et défend dans le débat et l'action, c'est quelqu'un qui pense que la droite se trompe, mais qu'elle se doit d’être là, pour que la démocratie vive, c'est quelqu'un qui ne refuse pas de me serre la main lorsque je dis que je suis identitaire, gaulliste et réactionnaire, se contentera tout au plus de sourire au pléonasme, et sera ravi d'essayer de me démonter que j'ai tort. Quelqu’un de gauche est quelqu'un qui a une opinion à défendre, et accepte parfaitement que d'autres aient des opinions différentes. C'est, par exemple, François Hollande.
Un gauchiste est quelqu'un qui considère qu'il détient la vérité absolue sur l'humanisme, la générosité et la tolérance, et que, ipso facto, quiconque ne pense pas comme lui est, au mieux un idiot, au pire un fasciste. C'est le genre de personne qui a en permanence à la bouche des expressions toutes faites comme ''Les heures les plus sombres de notre histoire'', et atteindra le point Godwin avec autant de promptitude qu'il considère tout ce qui est à sa droite comme un ramassis de nazi. C'est, par exemple, Martine Aubry ou Jean-Luc Mélenchon.
Donc, l'article du Nouvel Obs était, grosso modo, un torchon scandaleux.
Et j'avais écrit un article du jour en manche plein de fiel, et lui aussi, j'étais vraiment en colère, vous l'ais-je dit ? Était plein d'expressions toutes faites, et légèrement exagérées. Il était questions de choses comme des ''traîtres à leur Pays'' et de pelotons d'exécutions.
Mais je me suis dit, « Merde, Guillaume, t'en as pas marre de te mettre dans des états pareils pour des gens aussi minables ? Ta tension grimpe, et si ton cœur ne lâche pas, c'est l'ulcère qui te guette. »
Et c'était vrai. Je suis parti dans le jardin, me suis assis sur la terrasse, au soleil. Sous le doux soleil printanier, buvant une tasse de café, j'ai relu quelques nouvelles de Borges, et des poèmes de Baudelaire.
Puis je suis revenu à mon ordinateur, ait effacé mon jour en manche, et commencé celui-ci, bien déterminé à vous parler d'amour.
En vérité, mes frères, mes sœurs, aimez-vous les uns les autres. Sinon, je vous garanti que ça va chier, putain !
Excusez-moi, un certain manque d'habitude.
Mettons-nous d'accord sur l'album de Nolwenn Leroy : il est franchement mauvais. Ce que je lui reproche, c'est qu'il est surproduit. Certes, c'est de la musique bretonne, mais aseptisée au possible. Nolwenn ne parlant pas Breton, son chant est plus appliqué que spontané. Certes, c'est un excellent travail de studio, mais il manque les aspérités, les petits défauts, qui rendent tout album audible, finalement. On sent vraiment le chant tout en application et en retenue. Nolwenn a fait des choix artistiques, ça se défend, elle voulait faire un album parfait, et en un sens, il l'est, techniquement. On sent que chaque note a été jouée et rejouée jusqu'à ce qu'elle soit nickel, que le médiator frappe sans ripper la corde de la guitare, que le doigt sur a touche du clavier donne pile poil la bonne impulsion, il y a un gros, gros boulot, derrière, pas de problème.
Mais bordel, ce que c'est chiant ! Il y a autant d'humanité dans cet album que dans la calculatrice électronique de mes années collège.
Un exemple flagrant, c'est la reprise du « Bagad de Lann Bihoué » de Souchon. Quand Souchon la chante sur scène, le premier couplet est faux, et c'est parfaitement assumé. Sous ses dehors, comme ça, c'est assez dur à interpréter. Et Souchon est autant un chanteur qu'un raconteur d'histoire. Alors ils préfère se louper sur quelques notes que de laisser passer la sincérité de ce qu'il raconte.
Je me rappelle d'une vieille émission de télé ou Souchon chantait justement le Bagad de Lann Bihoué en direct, il était à fond dedans, le premier break, son accompagnateur au synthé joue la partie de binious, normal, la chanson se poursuit, puis, à la fin, lorsqu'il lance son dernier ''dans le Bagad de Lann Bihoué'', un tonnerre, une décharge d'émotion brute, droits, magnifique, au pas, impeccables et serein, voilà le Bagad de Lann bihoué qui arrive sur scène pour l'accompagner.
On se prend un coup de Bretagne dans la gueule, ce sont trois mille ans de civilisation celtique qui débarquent dans ton petit cœur émotif.
Quand Nolwenn Leroy fait pareil, c'est pas pareil.
Et, dernière chose, ma fiancée, l'autre soir, voit une expression Bretonne, dans un article sur Nolwenn, cherche ce que ça signifie sur internet, et tombe sur la traduction de la ''suite Sud armoricaine'' de Stivell, que Nolwenn reprend. Pour faire un euphémisme, ça l'a surprise. Je vous invite à chercher, vous aussi. Puis, quand vous aurez trouvé le texte en Français, imaginez Nolwenn Leroy en train de le chanter dans son Breton appliqué. Fou-rire garanti.
Et je sais que je ne suis pas le seul à ne pas vraiment apprécier la reprise du ''Bagad...'', n'est ce pas, Serge ?
Mais, en dehors de ça, est elle attaquable ? Sur la musique, peut être, mais sur l'idée, non.
Franchement, Nolwenn Leroy n'est pas le premier nom sur lequel on mise quand on parle de chanteuses de télé réalité. Les premiers noms qui me viennent à l'esprit sont, entre autre, Jennifer,vache à lait des maisons de disques, qui en a d'ailleurs les mamelles et l'intellect, Olivia Ruiz, qui semblait bien partie avant d'ère reprise en main par son neu-neu qui l'entraîne dans sa spirale de médiocrité bariolée, et c'est à peu près tout.
Alors Nolwenn Leroy, à la carrière confidentielle, qui se lance dans un album en Breton, honnêtement, j'aurais pas parié un euro la dessus.
500 000 exemplaires plus tard, il a bien fallu que je reconnaisse mes torts. Ca marche.
Et c'est bien. Déjà, parce qu'il y a ''Bro Gohz Ma Zadou'', dessus, et que je préfère entendre l'hymne national Breton mal interprété que pas interprété du tout. Ensuite, parce que, si les gens que achètent le disque de Nolwenn Leroy se piquent au truc, et vont après chercher des CD d'Alan Stivell ou de Tri Yann, c'est tout bénef pour tout le monde, et ça me va.
Parce que Stivell, Tri Yann, Nolwenn Corbell (ne confondez pas les Nolwenn, hein!), Dan Ar Braz, Denez Prigent et consorts n'ont pas inventé la musique qu'ils chantent et interprètent, ils ne font que perpétuer une culture qui remonte aux premiers Celtes, arrivant sur les rives d'Armorique, les pieds sur la lande, cernés de granit, face à l'océan, ils continuent l'existence d'un peuple qui avait une nation, une civilisation et une culture bien avant la fondation de Rome, qui a évolué pour devenir les Bretons, les Irlandais, les Galiciens, j'en passe, ils chantent un pays qu'ils ont connu depuis toujours, qu'ils aiment, comme je l'aime, comme tant d'autres l'aiment, sans haïr qui que ce soit, ils, nous, aimons simplement ce que nous sommes, qui nous sommes, l'endroit ou nous sommes nés, et ou nous avons grandi, que certains d'entre nous ont quitté de corps, mais jamais d'âme, et que leurs esprits hanteront encore bien après leur trépas.
Et quand Nolwenn Leroy fait un album parce qu'elle aussi appartient à ce pays, et qu'elle l'aime, je la crois, et ne lui jette pas la pierre pour sa maladresse. Au contraire, je lui dis merci.
Et quand un petit journaliste parisien arrive, plein de morgue et de mépris, nous cracher à la figure que cet attachement profond est de la haine, qu'il faut balayer ce que nous aimons d'un revers de main comme lui l'a fait, que la nostalgie d'hier est malfaisante et empêche un demain oublieux et fabriqué de toutes pièces de venir tout détruire, la première réaction est une colère peinée. Que vient-il souiller aux pieds notre Eden ?
Mais finalement, à son endroit, n'ayons que pitié. Le modèle qu'il veut nous imposer se brisera comme les vagues sur la côte. Son fiel sera balayé par le vent, sa souillure lavée par les flots. Et tandis qu'il pourrira, oublié de tous, dans la fosse anonyme d'un cimetière de banlieue, je sais que je reposerai pour l 'éternité la ou s'est écrit mon histoire, l'histoire de Nolwenn Leroy, l'histoire de tous les Bretons qui ont aimé leur pays et n'ont pas eu peur de le dire tout simplement tandis que l'oubli et l'échine courbée étaient la norme, sous la lande du Vieux Pays de nos Ancêtres.

élicitations à tous les participants à la clôture du jour.
Tout le monde devrait avoir droit à son 30 septembre 1888. C'est la nuit du double meurtre, pour les incultes, celle ou Jack l'Eventreur tua Elizabeth Stride et Catherine Eddowes. Ce 10 avril 2011 restera le jour ou requiem29 commit DEUX jours en manche. Parce que si le premier, entièrement ou presque consacré à Nolwenn Leroy, me donnait satisfaction, j'ai reçu des plaintes. Et Drucker ? Ben ouais. Je l'avais oublié. C'est un peu salaud, d'ailleurs, de me le remémorer.
Alors, cette semaine, la guerre, la guerre, la guerre, des fuites radioactives, des tremblements de terre au Japon... Attendez... C'est marrant, mais j'ai l'impression d'avoir déjà parlé de ça, non ? Comme un air de déjà vu. En Français dans le texte, comme disent les auteurs américains, mais eux, ça se voit, alors que chez moi, non, puisque le reste aussi est écrit dans la langue de Flaubert.
Oui, dans la langue de Flaubert. J'ai toujours pensé que Molière était l'auteur le plus merdique que la postérité ait retenu.
Bon, c'est du détail pour les participants aux jeux de télé réalité. Non seulement on ne leur demande pas leur avis sur le fait que Molière méritât ou non de voir accoler son nom comme symbole de notre langue, mais de surcroît, le connaître est franchement handicapant, quand on est enfermé dans la maison des secrets ou n'importe quel autre loft. C'est un coup à perdre son job.
Ah ben oui, c'est un job. Le tribunal en a décidé ainsi, cette semaine. Il existe désormais une jurisprudence qui précise que participant à un jeu de télé réalité est un emploi comme un autre, méritant salaire, comptant pour la retraite, et ouvrant droit aux congés payés et à la sécurité sociale.
Ce qui fait que, pour la première fois, et sans doute la seule, les candidats de télé réalité auront une influence sur une expression Française. D'ailleurs, je vais vous l'exposer : a compter de ce jour, l'expression « Il n'y a pas de sot métier » est désormais fausse et ne doit plus être utilisée.
Sinon, cette semaine nous a aussi valu le programme du parti socialiste.
Vous l'avez lu ? Moi oui. Franchement, j'avais plus ri comme ça depuis que Desproges est mort. Donc, le parti socialiste va embaucher 300 000 fonctionnaires, augmenter le pourvoir d'achat, les prestations sociales, et relancer l'économie, sans augmenter les impôts. Ils sont forts. Surtout que je vois bien DSK creuser à pleine mains le déficit de la France, lui qui a professé tout l'inverse au monde entier au FMI. Le programme a été adopté à l'unanimité. Ce qui est marrant, c'est que tous les votants étaient également ceux qui briguent l'investiture socialiste à la présidentielle, et que ça emmerderait bien de voir DSK se pointer et réclamer la place.
J'ai comme l'impression que le prochain président ne sera pas de gauche.
Mais alors, qui ? Vous avez remarqué ? On ne parle presque plus de DSK. D'ailleurs, cette semaine, on n'a plus parlé de Marine Le Pen, non plus, ce qui lui fait des vacances, soit dit entre nous, et ça fait des mois qu'on ne nous parle plus de De Villepin.
Nan, cette semaine, c'était Borloo. C'est le nouveau candidat apte à créer la surprise, après De Villepin, Le Pen, et un peu Mélenchon.
Faudrait vous montrer économes, les gars, les filles (je parle aux journalistes, la). Partant du principe que votre candidat surprise doit tenir jusqu'à l’élection, puis un peu après, pour analyser les raisons de son échec, avant de le laisser choir dans l'oubli, définitivement, ne les usez pas trop vite, sinon vous n'aurez plus personne pour 2017, 2022, etc... La dernière fois, vous aviez tenu toute la distance avec Bayrou. Ce coup-ci, en trois mois, vous en avez essoré quatre. Pas prudent, ça, les enfants.
C'est vrai qu'on ne sait pas trop ou il est passé, Bayrou. Il était peut être dans le Rio-Paris, qu'on vient de retrouver au fond de l'eau ? Je le disais, aussi : paumer un avion, au prix que ça coûte. Air France devrait se montrer plus soigneux avec ses affaires. Il y avait des corps. Ben oui : contrairement à ce qu'on pense, l'eau conserve. C'est pareil pour les inhumations : contrairement à ce qu'on pense, plus le sol est humide, plus la décomposition est lente.
Faites moi penser à faire un article la dessus, un de ces jours. Je compte sur vous.
On a aussi retrouvé le corps de la petite Laetitia, enfin, le morceau de corps qu'il manquait. Pou rappel, son assassin est dans un hôpital psychiatrique, après deux tentatives de suicide parce que la bouffe de la prison était trop mauvaise. Hormis une légère tendance à se foutre de la gueule du monde, et une organisation sans faille, puisqu'il a planqué le buste à un endroit ou il penserait qu'on aurait du mal à le trouver, lesté d'un parpaing, il faut quand même prendre soin de ce pauvre garçon, hein ? Quoi, c'est populiste, ce que je dis ? M'en fous royalement.
Bon, on a fait le tour. Non, je ne vous parlerai pas du Japon, parce qu'ils ont suffisamment de problèmes pour en plus endurer mes blagues de mauvais goût, ni des trois guerres en cours. Oui, trois : Afghanistan, Libye, Côte d'Ivoire. Comme le faisait remarquer je ne sais plus qui, aucun roi, ni empereur Français, auparavant, n'avait eu le culot d'ouvrir trois fronts simultanés. Et pourtant, qu'ils étaient belliqueux, ces gens-la.
C'était le bon temps ou l'on s'étripait à la baïonnette, on savait qui on tuait. Aujourd'hui, on se bombarde de loin, je fais pareil sur ma X-Box, on ne sait même pas qui on tue. C'est triste : l'informatique a tué les rapports sociaux, y compris les combats au corps à corps.
Quand à Michel Drucker, lui, il s'en fout, en plus de son émission du jour en manche, il a hérité d'une spéciale, lors du festival de Cannes. Avant, j'aimai pas le festival de cannes, maintenant, je sais pourquoi.
Sur ce, il me reste à vous souhaiter le moins mauvais jour en manche possible.