Félicitations à tous les participants à la clôture du
jour. ___Or donc, cette semaine, une fois de plus, la démocratie se retrouva insultée, bafouée, humiliée, violée, et pour finir
sodomisée à sec, à se demander comment elle peut encore s'asseoir.
___Mais ce n'est pas ça qui me préoccupe. ___Non, ce qui me préoccupe, c'est la brouille entre Mich' Drucker et Marco Fogiel. Prenons les faits. Marco se rend chez
Mich', sur Europe 1, pour parler de son livre, « A mon tour d'être sur le grill » (et on notera au passage qu'il s'agit sans doute d'un des titres de livre les plus minables depuis
« Et si c'était vrai ? » de sinistre mémoire). L'entrevue se passe bien, jusqu'au moment ou Mich' craque, et décide de mettre Marco sur le grill. Enfin, façon de parler. Il explique
qu'il tenait à dire à Marco que Brigitte Bardot était quelqu'un de vraiment adorable, avec un grand coeur, généreuse, etc... dans sa plus pure tradition personnelle, etc... En référence à un
incident entre la star et Marco dans son émission sur la 3 il y a quelques années. ___Marco, incontinent d'expliquer qu'il ne doutait pas que Brigitte Bardot fut quelqu'un de gentil, mais que ses déclarations
sur « les noirs qui puaient et feraient mieux de retourner dans leur pays » ne mettaient pas forcément en valeur ses qualités humaines. Mich contre attaque (« Mich contre
attaque »... jamais j'aurai cru écrire un truc pareil) en lui rétorquant que Pascal Sevran, un ami de Marco, avait tenu des propos semblables sans qu'on lui dise rien. Je vous épargne les
« c'est pas vrai », « Si, c'est vrai » etc... qui s'ensuivirent. ___Puis Mich continue l'offensive (à ce stade, je pensai déjà à me rendre en urgence en consultation de neurologie), rappelant
à Marco un passage du bouquin ou il est fait allusion à la trois comme une chaîne ringarde. Marco d'expliquer que ce n'était pas lui qui tenait ses propos, mais une question qui lui était posée,
et qu'il ne corrige pas les questions qu'on lui pose, par souci d'un truc qui s'appelle « déontologie ». ___Mais l'explication vient enfin, de cette rage de Mich : Marco parle de ses années sur M6 en remerciant un certain nombre de
personnes, à l'exception de Jean Drucker, le frère de Mich'. Et celui ci de tancer Marco pour son ingratitude. ___Réponse : j'ai oublié de le remercier. En même temps, explique-t-il, ce n'est pas lui qui l'a embauché. Il n'a jamais
travaillé avec. Il ne l'a même jamais rencontré. ___Et l'émission pris fin la-dessus, la co-présentatrice intervenant avant que le sang ne coule. ___Dommage, on a manqué un truc. ___C'est à ce moment la que Naincolas Sarkozy m'appela pour me proposer de devenir premier ministre. « Mais, mais » m'écriais-je, surpris... « Mais je ne suis pas du tout dans votre camp ! » « Parfait ! Parfait ! » s'exclamait Naincolas « Mais, mais, je n'ai absolument aucune expérience ! » « Formidable ! Formidable » s'enthousiasmait Naincolas « Mais, mais, je n'ai aucune idée de la façon dont il faut s'y prendre ! » « Extraordinaire ! Mirifique ! » beuglait Naincolas ! « Mais, mais, je n'ai pas fait d'études ! A peine un BTS et un semi DEUG ! » « Ah... » Naincolas semblait refroidis, à présent « par rapport aux profils que nous embauchons ces temps ci, vous ne faites pas l'affaire. Vous
êtes sur-qualifié ! » et il raccrocha sans plus de cérémonies.
___Tout déçu, j'allai me préparer des haricots verts. Je suis au régime, et puis c'était l'heure de dîner. ___En grignotant mes haricots, poêlés avec juste un fond d'huile ISIO 4 et un peu d'ail, je songeai à la vacuité de nos
existences. Si j'avais rien foutu à l'école, et que mon papa avait été président de la république (ce qu'il n'est pas, et, à ma connaissance, n'est pas très tenté), il aurait pu me nommer à
quelque poste prestigieux, je me serait fait plébisciter dans notre fief familial, adoubé pas nos vassaux, dominant de toute ma prestance et mon arrogance nos cerfs imbéciles, leur jetant
quelques miettes de pain en arborant un air chevaleresque, tandis que mes cassettes s'empliraient de dîmes et de gabelles prélevées sur la seule foi de mon droit divin. ___Cette rêverie fut interrompue par le journal télévisé. ___On y montrait la corruption et les passes-droits dans je ne sais quel pays d'Afrique. « Quelle chance j'ai de vivre en
France ! » m'écriais-je joyeusement, avant de poursuivre « et de vivre dans cette belle et grande démocratie, héritier de la révolution Française et de l'abolition des privilèges, alors
que certains vivent encore comme au moyen âge !»
Partager l'article !Jour en manche, 18 octobre 2009:
Félicitations à tous les participants à la clôture du
jour.
___Or donc, cette semaine, une fois de p ...