Félicitations à tous les participants à la clôture du
jour. ___L'église se plaint : crise des vocations, il n'y a plus assez de prêtres, crise financière, il n'y a plus assez de sous,
crise morale, il n'y a plus assez de vêtements autour des jeunes filles qui se promènent dans les rues. Mais, dites moi, ou est la dedans la remise en questions qui s'imposerait en de telles
circonstances ? Je vais vous narrer une anecdote, elle est vraie, et édifiante. ___L'autre jour, une famille dans l'affliction, la peine et la douleur, qui sont mon pain quotidien, vient me trouver pour me
demander d'organiser les obsèques de leur maman. Cette dame est décédée dans une maison de retraite spécialiste d'une maladie dont elle était atteinte. c'était la première fois qu'elle quittait son quartier. Elle
était née dans son quartier de Nancy, y avait grandi, rencontré son mari, ils y avaient achetés leur premier appartement, puis une patite maison à l'autre bout de la rue. Lorsqu'elle fut atteinte
de cette affection, elle resta le plus longtemps possible chez elle et, finalement, ne survécu que deux mois à son déménagement devenu inéluctable. ___La famille me demande donc d'organiser la cérémonie dans l'église de la paroisse dont elle dépendait. A Nancy. ___J'appelle le curé, lui explique le cas, il me demande quelques renseignements, puis, lorsque je lui annonce le lieu du
décès, il m'interromps : _"Attendez, cette maison de retraite, elle y vivait ? _Moi : Oui, mon père, elle s'y trouvait depuis deux mois. _Lui : Ah, ben alors vous devez contacter l'église dont dépend sa paroisse. _Moi : Mais, sa paroisse, c'est votre église ! Elle y a été baptisée, y a fait sa communion, elle s'y est mariée, y a fêté ses
noces d'or, elle y a fait les obsèques de son mari ! _Lui : Oui, mais elle ne vivait plus dans le quartier. Je ne peu pas m'amuser à célébrer les obsèques de tous ceux qui se sont
mariés dans mon église, sinon ce serait le désordre ! Je ne peu rien pour vous." Et il raccroche. ___Une petite chose qu'il vous faut savoir : depuis un incident au début de ma carrière, je met toujours le haut-parleur
lorsque j'appelle un intermédiaire. Ainsi, ledit intermédiaire ne peut dire à une famille mécontente "Ah, mais je n'ai pas dit ca ! Le monsieur des pompes funèbres vous a raconté n'importe quoi
!" sous peine de se voir rétorquer : "Si, vous l'avez dit, on était la, on l'a entendu". ___Donc, ma famille était la, bouche bée, en état de choc. ___Ce fut le fils qui le premier explosa "Malgré tout le respect que je dois aux hommes d'église, quel sale con !". Le reste
fut à l'avenant. ___J'aimerai pouvoir vous dire que tout a fini par s'arranger, que l'Ange Gabriel en personne est intervenu pour intercéder en
faveur de cette petite paroissienne si pieuse et si fidèle. Mais non. Les siens lui ont fait leurs adieux dans la chapelle de la maison de retraite, froide et anonyme, une jolie cérémonie, faite
par une petite dame très gentille, qui s'est excusé au début de l'absence de prêtre, mais il n'y en avait plus beaucoup, à cause de la crise des vocations. Personne n'a eu le coeur de lui dire
qu'elle expliquait cela à un parterre de personnes que l'église venait de perdre définitivement. "Frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande, reçoit, quiconque cherche, trouve, a quiconque frappe, l'on ouvrira" Jésus
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___L'église se plaint : crise des vocations, il n'y a plu ...