Note : la version originale de l'article suit, si vous préférez...
Félicitations à tous les participants à la clôture du jour. (Sans cette intro, que serait mon blog ? Au fait, l'image des deux croque-morts avec l'incrustation des
Idées Noires de Franquin, je l'ai bricolée avec mon vieux téléphone Samsung à l'époque du blog Orange. Ca le fait, hein ?) ___Que font les croque-morts en cas de catastrophe ? (poser une question favorise l'implication
des lecteur. Les lecteurs, c'est toi. Alors implique toi) Ils réagissent avec courage, abnégation et sang-froid, dans la mesure de leurs moyens. (Vous
admirerez parfois la fausse modestie discrètement dissimulée dans cette sobre introduction) ___Voici leur histoire.(Oui, j'aime bien Nex York Section Criminelle. Mais je l'écrit en
petit parce que je suis pas fier) ___L'appel tomba du poste de police de la rue Colbert à 19 H 45 (adresse célébre à Brest. il est
quasi impossible de se garer dans le quartier). Réquisition (une réquisition, c'est quand la police, ou la gendarmerie, requiert les Pompes Funèbres).
C'était dans un champ de Guipavas, l'aéroport international de Brest. (Vraiment international, et très à la campagne) ___La fille du standard de la police (précision non sexiste), jeune sans doute
(précision non anti jeune), n'avait pas plus de précisions (Précision non précise). Un crash d'avion près de Guipavas
(à ne pas confondre avec un scratch de DJ à "la Boite," également sise à Guipavas). C'était la panique, il fallait que les pompes funèbres interviennent. Puis
la communication fut coupée (véridique. Merci Orange). ___"Sans doute une perturbation electromagnétique causée par la carcasse de l'appareil"
(La, je romance. J'étais pas dans sa tête. La mienne me suffit), songea l'assistant qui avait reçu l'appel le plus perturbant de sa vie (La encore, je romance). Il appela donc son collégue de permanence, l'ambulancier, qui s'installait avec un café dans son fauteuil, en prévision du journal de 20 heures.
Celui-ci était loin de se douter que, dans très exactement deux minutes et dix sept secondes,(le passage précédent a été sponsorisé par les montres Swatch. Il donne
une mesure assez précise du temps qu'il faut au premier pour retrouver le numéro du second dans le repertoire, le composer, ramasser le téléphone qu'il a fait tomber, attendre que la
communication s'établisse, à l'autre de râler, de prendre son téléphone, de répondre, de faire répéter, de hurler un peu...) son coeur allait manquer un battement, son mug South Park
(Quoi qu'il fut plutôt du genre Simpsons) allait choir sur le sol, brisant son anse et répandant son contenu sur le parquet, que son fauteuil serait
violemment propulsé contre le mur lorsqu'il s'en reléverait trop brutalement, et qu'il manquerait de renverser un petit meuble en glissant dans le café récemment répandu, au moment ou une voix
familière lui annoncerait un crash d'avion à Brest-Guipavas (passage frustrant. J'aurai voulu détailler plus la description, mais mon patron exige de moi un certain
nombre d'heures de présence au travail en échange de mon salaire, ce qui m'emêche de consacrer à ce blog autant de temps que je le souhaiterai. Quel tyran !). ___C'est en pilotage automatique (Crash d'avion, pilotage automatique : subtil !) qu'il
rejoindrait son collégue, sur les chapeaux de roues, et que tous les deux, dans l'ambulance (en fait, un TSC, ou "Transport Sans Cercueil"), traverseraient
Brest, en cette heure délicate ou le jour et la nuit se rencontrent et s'échangent de mystérieuses paroles que le zeph' emportera à l'horizon avec la chaleur de la journée (J'aurais été un bon poëte, non ? Poët poët !). Et ainsi fut fait. ___L'ambulance funèraire traversait la ville à une vitesse prohibée, avec deux croques-morts à bord (précision redondante ? Deux animateurs de bals pop' n'auraient servis à rien). ___Le premier, front plissé par la concentration (cette phrase est sponsorisée par les antirides
Nivéa), s'efforcait de penser à la route, uniquement la route, qui défilait sous lui à une vitesse indicible, et aux feux rouges qu'il ignorait, et aux ronds points qu'il traversait à fond
de train (cette phrase lui a coûté vingt huit points). Il chassait de son esprit les flammes, les corps brisés, déchiquetés, carbonisés, les membres amputés
qui jonchaient le sol, la nuit qui clignotait en bleu gyrophares (je l'ai vu une fois, le ciel en bleu gyrophare, c'est inoubliable. Parfois, je me réveille encore
la nuit), les hommes désemparés qui courraient en tout sens à la recherche d'un espoir, d'un signe de vie, à l'arrière plan, la carcasse gigantesque de l'appareil transformé en cercueil,
et au premier plan, posé sur la pelouse arrosée de kérozéne (Super pour tuer la mousse. Dommage que ça flingue aussi le gazon), un doudou, qui avait appartenu
au plus jeune des passagers, victime expiatoire de la folie des hommes dans leur course inexorable au progrès et à la conquéte des cieux malgré la leçon donnée par les Dieux à Icare, enfant qui
emporterait avec lui les dernières traces d'innocences de tous ceux qui serait présents sur les lieux, tant est si peu qu'il leur en fusse resté. ___Il sentait couler sur son visage les larmes et la sueur. Un avion s'était écrasé à Guipavas. (J'aime les leitmotiv) ___Le second appelait, appelait sans relâche. D'abord son chef, le directeur de région Bretagne Nord, qui à son tour alait
appeler tous ses bureaux, pour mettre les équipes en alerte. Les gars de repos seraient rappelés, les familles renvoyées chez les concurrents( on n'aime pas trop ces gens la, les confrères...) confrères, tout le matériel disponible serait en route dans quelques instants pour Brest Guipavas. Il
appelait ensuite les autres chefs d'autres régions, pour obtenir la même chose (Son chef lui ayant délégué cette tâche, conscient de la difficulté de convaincre des
croque-morts de faire de sheures sup...). A chacun, il décrivait les flammes, les corps brisés, déchiquetés, carbonisés, les membres amputés qui jonchaient le sol, la nuit qui clignotait
en bleu gyrophares, les hommes désemparés qui courraient en tout sens à la recherche d'un espoir, d'un signe de vie, à l'arrière plan, la carcasse gigantesque de l'appareil transformé en
cercueil, et au premier plan, posé sur la pelouse arrosée de kérozéne, un doudou, qui avait appartenu au plus jeune des passagers (il y a toujours un gamin dans les
crashs d'avion, vous avez remarqué ? C'est leur faute, z'avaient qu'à pas étre des gosses de riches) , victime expiatoire de la folie des hommes (la folie des
hommes, y'a pas, ça marche toujours, comme cliché) dans leur course inexorable au progrès et à la conquéte des cieux malgré la leçon donnée par les Dieux à Icare, enfant qui emporterait
avec lui les dernières traces d'innocences de tous ceux qui serait présents sur les lieux, tant est si peu qu'il leur en fusse resté. (Je suis trés fier de ce copier
collé, une redondance qui intensifie l'effet dramatique, non ?) ___Il sentait couler sur son visage les larmes et la sueur. Un avion s'était écrasé à Guipavas. (Leitmotiv, ich libe dich für immer !) ___Et Brest défilait, indifférente, (La ville est une femme. Et une sacrée emmerdeuse, si vous
voulez mon avis) les dernières lueurs du jour affleurant son architecture austère de ville d'après guerre, (Notez le splendide évitement du mot-cliché "moche"
qui vient de suite à l'esprit quand on prle de Brest) dont la beauté n'apparaissait pas à l'oeuil, mais au coeur des Brestoises et des Brestois qui se donnaient la peine de regarder leur
ville autrement que commme une suite de rues. L'air marin caressait leurs narines, portant toutes les effluves du monde (et la puanteur du soja depuis le port de
commerce), portées la par les océans, mais le monde resterait indifférent au drame vers lequel ils se précipitaint (Ca s'appelle une coquille. Il y en a plein
mes articles. Ca renforce le côté artisanal). Rue Jean Jaurés. Place de Strasbourg. Puis la rue de Paris. Enfin, ils se trouvèrent à Coataudon-Tourbian (Note
pour couper court à la controverse : c'eût été plus rapide par la voie express, direction Morlaix, mais bon, hein !), ils bifurquèrent vers l'aéroport, et enfin, suivant es (une lettre manque dans le court mot précédent. Saurex vous la retrouver ?) indicatins, ils virent les estafettes garées sur le bord d'un petit chemin de campagne. Avec
eux, quelques pompiers. Sans doute le barrage. (En parlant de barrage, je voulais faire un truc avec des castors, mais j'avais la SPA sur le dos) "Bonsoir, messieurs. Vous avez fait vite ! - Aussi vite qu'on a pu. C'est ou ? - C'est la". Le flic montrait un champ, caché par un talus. (Un temps menacés de disparition en Bretagne, les talus ont été réhabilités lorsque les
agriculteurs se sont rendus compte de leur utilité protectrice vis à vis du vent assez présent dans le climat Breton) "Ok, les renforts sont en route. Les pompiers vont ouvrir une voie ? Ou est-ce qu'on va faire la chapelle ardente ? (Je voulai ajouter
"le président et le premier ministre arrivent quand ? Mais je n'ai finalement pas souhaité politiser cet article) - La quoi ? (Faire passer le flic pour un con, juste avant le coup de théâtre final) - La chapelle ardente ! ... (Un blanc se fit. Monsieur le Doute fit voir le haut de son crâne (que
j'imagine aussi hirsute que celui de PUNK80S)) Vous savez, pour les victimes ! (Fallait il mettre un point d'interrogation ou d'exclamation ? J'ai opté
pour l'exclamation. Je le regrette, à la reflection) - Les vic (non, ce n'est pas un discret hommage à "La Boum", je peu pas sacquer Sophie Marceau)... Euh, dites, les gars, on
vous a dit quoi, exactement ? - Ben qu'un avion s'était crashé. C'est pas ça ? (Si. Simplement, le croque-morts n'était pas passionné d'aviation civile, et l'autre
a juste pris sa parole pour argent comptant) - Si, c'est rigoureusement exact. Un Cessna 172 M, je crois (détail purement fictionnel. Le flic s'y connait autant que moi en avions
de tourisme, mais moi, j'ai Wikipédia). Quatre places. Mais il n'y avait que le pilote à bord. Il a fait un infarctus et a raté son atterrissage en catastrophe... Hé ! dites, ça va, les
gars ? Vous êtes tout pâles... (A leur place, je le serai aussi)"
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"Mais, sérieusement, requiem, qu'est ce que vous faites, quand il y a plein de morts d'un coup ? - La même chose que quand il n'y en a qu'un. Plein de fois." (Quelques fois, on me pose des questions cons...)
Note : cette histoire, comme TOUTES celles de la rubrique "pompes funèbres" de mon blog, est authentique.
Partager l'article !Catastrophique envolées, avec commentaires (Bonus du DVD collector):
Note : la version originale de l'article suit, si vous préférez...
F ...
Commentaire n°1
posté par
Barbare
le 20/03/2010 à 12h39
Arretes (injonction) , de
divulguer tes secrets (secret donne le style mytérieux du texte) d'écriture . (alignement de lettres et de mots signifiant quelque
chose )
Commentaire n°2
posté par
Barbare
le 20/03/2010 à 12h43
j'ai lu une histoire identique recemment, mais plus courte....
Commentaire n°3
posté par
punk80s
le 20/03/2010 à 13h03
Est que les pompier ont reçut le meme message tronqué