"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.

Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."

article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen

 

profilok-copie-1F Fumée Noire 2élicitations à tous les participants à la clôture du jour.

Le présent article a été envoyé, ily a de cela quelques semaines, aux abonnés à la newsletter. A partir de la rentrée, je dis ça, je dis rien, il y en aura un par semaine. Qui lui ne sera pas ensuite publié sur le blog. C'est ballot, n'est il pas ?

Faut il que je vous rappelle que l'inscription à la newsletter est gratuite, et se fait en entrant votre adresse mail dans le petit cadre situé à droite de l'article ? Le faut il vraiment ? Parce qu'aujourd'hui c'est férié, il fait baeu, on m'attend à un barbecue, alors j'aimerai autant m'éviter cette peine.

Enfin bref. Dans la série "les maîtres de cérémonies sont nos amis, il faut les aimer aussi", une petite historiette dans laquelle la musique du grand Jean Sébastien a une importance capitale. Ou a juste bon dos, c'est selon. 


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C'était un hommage civil, simple et sans fioritures : une musique d introduction, un mot d'accueil, un court poème, encore un petit passage musical, un court texte, mot de fin, et geste d'adieu sur un troisième morceau. Le genre d'adieu que n'importe quel Maître de cérémonies devrait être capable de mener au pied levé. Dans l'intimité familiale, de surcroît.

Et celui-la en était capable. Il jeta un coup d’œil à ses textes. « Demain, dès l'aube, à l'heure ou blanchit la campagne » Oui, classique. Et l'autre ? « Je ne suis pas mort, je suis simplement passé ans la pièce d'à côté ». LE classique des classiques. Il reposa sa feuille et s'amusa à se le réciter par cœur, juste comme ça, pour rien. Puis il se dirigea vers le hall, prêt à accueillir la famille lorsqu’elle se présenterai.

Ce qu'elle fit précisément à l'heure prévue. Le maître de cérémonies aimait les gens ponctuels, surtout qu'il avait eu une semaine chargée, et encore beaucoup de travail qui l'attendait.

La cérémonie commença donc. Le maître de cérémonies, extrêmement concentré, ne laissait rien paraître, et disait ses textes d'une voix douce et calme.

Puis il lança la musique.

Un concerto pour violoncelle de Bach.

Ceci fait, il se recula d'un pas, et se s'appuya discrètement sur le meuble, derrière lui. Puis, sachant le morceau relativement log, il écouta. Distraitement d'abord, puis de plus en plus attentivement. C'était bien, Bach, quand même : à la fois calme et profond, mélancolique tout en gardant une certaine énergie... Et si reposant, au milieu de cette semaine animée.

Il entendit un chuchotement. Les gens se parlaient entre eux, à voix basse, en lui jetant des coup d’œil furtifs. Quel était le problème, au juste ?

Tiens, mais au fait, pourquoi soudain la musique s'était arrêté ?

Puis le puzzle se mit en place, très vite. Au début, il ne voulait pas du tout y croire, mais si, l'évidence était la : il s'était purement et simplement assoupi au milieu d'une cérémonie. Longtemps ? Il était incapable de le dire. Priant pour que ça n'aie pas duré des heures, il entama « Je ne suis pas mort, je suis simplement passé dans la pièce d'à côté... », enchaîna sur le mot de fin, et invita la famille au geste d'adieu.

Quand tout fut finis, il retrouva la famille dans le hall d'accueil. Pour le verdict. Pas un mot, pas une mention du fait qu'il se soit mis à roupiller au milieu de tout. En dernier, la veuve s'approcha de lui, et lui serra chaleureusement la main. « Merci, merci, c'était très ben. Et c'est gentil d'avoir pensé à faire une minute de silence »



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