"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
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Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
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élicitations à tous les participants à la clôture du jour.
Je sais, je sais, c’est mal, mais je suis accro aux séries télé. J’en suis au stade où je regarde plus de séries que de films, et ce n’est pas peu dire, étant donné ma cinéphagie d’il y a encore peu de temps.
Alors, je me suis dit, comme c’est Noël, et que certains sèchent à quelques jours de l’échéance fatale, sur les cadeaux à faire, pourquoi ne pas investir dans des coffrets DVD de bonnes séries ? Et même, je pousserai l’outrecuidance jusqu’à vous entretenir de mes préférées.
La première, celle à laquelle je suis le plus accro, c’est The Walking Dead. Le prétexte est simple, c’est un combiné entre 28 Jours Plus Tard et les films de Georges Romero. Le héros est un flic, pendant une patrouille, il se prend une balle, il se réveille beaucoup plus tard à l’hôpital, et le monde grouille de zombies. Il se met à la recherche de sa famille, la retrouve parmi un petit groupe de survivants, et tout ce joli monde se met en quête d’un avenir.
Vu comme ça, ça a l’air simple, et il n’y avait pas de quoi en faire toute une série. Mais l’intelligence du script, c’est de donner la part belle aux personnages. Ceux-ci sont soignés, fouillés, et poussés dans leurs retranchements à chaque situation.
La saison 1 est courte, parce que la chaîne câblée à son origine ne savait pas trop quel serait l’avenir d’une série quand même assez gore sur les zombies. Maintenant, ils savent : The Walking Dead est leur plus grosse audience. Du coup, la saison 2 est en cours de diffusion aux Etats-Unis, et en France chez les petits malins (c’est moi, ça, hein). Enfin, la, elle est en pause, après nous avoir laissés pantelants sur un final de l’épisode 7 ravageur, surprenant, pathétique (au bon sens du terme), choquant, dont les dernières minutes justifient leur longue attente pendant tout le début de la saison qui traînait un peu en longueur.
Mais la saison 1, disponible en DVD en Françe, est chouette aussi.
Au rayon grand classique en devenir, il y a Dexter. L’argument, il est simple : Dexter Morgan est expert scientifique à la police criminelle de Miami. Un brave garçon, qui cache un petit secret : c’est également un tueur en série. Son père adoptif, Harry, qui avait découvert très tôt ce dangereux potentiel, lui a appris à le canaliser en ne tuant que ceux qui le méritent.
Chaque saison fait douze épisodes, chacune aborde un thème, et développe un certain nombre d’intrigues annexes, et ma préférée est la deuxième. Saison, pas intrigue annexe. Après, chacun son truc. Certains fans ne jurent que par la cinquième, et le tueur de la Trinité. Mais moi, je reste définitivement fan de l’idée de Dexter qui se traque lui-même après la découverte de son charnier.
Faut il vous présenter Dr House ? La huitième saison sera la dernière, à priori. Il faut savoir finir à temps : les audiences du bon docteur se cassent la gueule à une vitesse vertigineuse, et le concept tourne un peu en rond. Mais la série reste excellente, et mon choix se portera sur la sixième saison, avec son final hallucinant. Ca bon, toi prendre.
Bon, les anglais aussi, bien qu’avec beaucoup moins de moyens, savent faire des séries. Il faut, je ne dis pas, notez, il faudrait, ou je vous conseille, mais il faut, c’est impératif, obligatoire, si vous ne le faites pas, vous ratez un truc, que vous vous procuriez toutes affaires cessantes Whitechapel. La saison 1. Pour faire simple, les british ne se sont pas cassés la tête, ils ont puisé dans leur histoire criminelle, ont été en déloger Jack L’Eventreur, ont transposé le tout à notre époque, et on se retrouve avec une bande de flics caractériels, menés par un jeune ambitieux et un ripperologue sur le retour, à la poursuite d’un copieur de Jack. Le tout avec plus de fidélité à l’histoire, la vraie, qu’un nanard comme From Hell (un film moyen à tendance médiocre qui confine au fin fond de la nullité quand à la reconstitution historique). Résumons : pas beaucoup de pognon, mais énormément d’idées, de talent, et d’excellents acteurs, le tout au service d’un mythe, c’est anglais, c’est Whitechapel, c’est PUNK80S qui me l’a conseillé, et je vous retourne le conseil. Le DVD de la saison 1 se trouve pour pas très cher sur Amazon. Il existe une saison 2, basée ce coup-ci sur les frères Krays, mais il faut être un peu plus féru d’Histoire criminelle pour l’apprécier.
Les anglais sont drôlement vernis : non seulement ils ont un patrimoine littéraire bien fourni dans le genre policier et fantastique, mais ils en sont fiers, et ont suffisament de bons scénaristes pour l’adapter. Si un jour vous trouvez une mini série qui s’appelle Jeckyll, foncez, je ne vous dit que ça.
Non, décidément, le patrimoine Anglo-Saxon est riche. Jack L’Eventreur (quoique cette funeste histoire fut vraie), Docteur Jeckyll et Mister Hyde, Dracula, j’en passe, tandis qu’en France, nous n’avons qu’une frêle Madame Bovary pour organiser la résistance, on est mal barrés. Toutefois, sentant une résistance à la conquête de notre PAF (Paysage Audiovisuel Français), peut être un manque de motivation à se taper quelques épisodes de l’inspecteur Barnaby, les rosbifs ont sorti l’arme absolue. Ils nous ont envoyé leur Terminator maison, j’ai nommé Sherlock Holmes.
Il y a trois principes fondamentaux, selon moi, qui régissent Sherlock Holmes : premier principe, si vous n’aimez pas les nouvelles de Sherlock Holmes, vous n’aimez pas le genre policier. Second Principe, si vous n’aimez pas les romans de Sherlock Holmes, vous n’aimez pas la littérature. Et troisième principe, si vous n’aimez pas Le Chien des Baskerville, vous n’aimez pas la vie.
Donc, les anglais ont ressorti Sherlock Holmes du placard. Ils ont appelé ça Sherlock, tout simplement, et on comprend pourquoi, en voyant la série, on n’arrive pas à leur fourguer nos productions. Voyez vous, le sujet de sa très gracieuse majesté aime l’intelligence, la ou nous, on se contente de Mimie Mathy. Il a donc transposé Sherlock Holmes au XXIème siècle, et réussi à transposer le canon Holmesien sans jamais le trahir. Quelqu’un qui n’aurait jamais entendu parler de Sherlock Holmes aurait du mal à croire que l’histoire qu’on lui raconte a été écrite il y a 120 ans. La série a fait un carton d’audience, a été primée, mais, plus important encore, a reçu les félicitations officielles de la très sérieuse, très sourcilleuse et très honorable Société Sherlock Holmes d’Angleterre.
La série est passée sur France 2, mais, si vous l’avez manquée, vous devriez pouvoir vous en procurer le DVD facilement.
Voilà. Je pense qu’avec tout ça, vous avez amplement de quoi justifier l’achat d’un téléviseur à Noël.
Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de Manu Rayot.
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