"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.

Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."

article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen

 

F Fumée 2 bis +blanc fond noirLogoélicitations à tous les participants à la clôture du jour.

Vous connaissez tous, je suppose, la film « 4 mariages et un enterrement », qui fut un succès considérable dans nos contrées. Bon, personnellement, je ne suis pas trop trop fan, déjà de comédies romantiques, et, si je devais choisir, j'opterai plutôt pour « quand Harry rencontre Sally ».

Mais « 4 mariages et un enterrement » n'est pas un mauvais film, il compte même son lot de bons moments, contrairement à « Pretty Woman », film insupportable par excellence, avec son duo d'acteurs insupportables, son scénario insupportable, sa musique insupportable, sa photographie insupportable...

Ceci dit, dans « 4 mariages et un enterrement », il a cette scène, lors de l'enterrement, ou le compagnon du défunt fais son coming-out, tout en récitant ce poème. Qui est, dans le genre, très beau.

En tant que maître de cérémonies, je me constitue un book de textes adaptés à divers cas et dans la section ''amour/décès du conjoint(e)'', il a toute sa place. Donc, il figure dans la liste que je propose aux familles, et si l'on m'a fait des commentaires sur sa qualité, personne ne l'a jusqu'ici choisi.

Il y a une raison simple à cela, c'est la lucidité. Dans le pic émotionnel que constitue une cérémonie, une personne qui serait capable d'arriver jusqu'à la fin sans éclater en sanglots, c'est quasiment impossible. Dieu merci, il reste Victor Hugo.

 

 

 

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,
Donnez un os au chien, qu'il cesse d'aboyer ;
Faites taire les pianos ; au son sourd du tambour,
Faites sortir le cercueil, faites venir le cortège.

Que tournent dans le ciel des avions en pleurs ;
Qu'ils y griffonnent les mots IL EST MORT.
Qu'on mette des nœuds de crêpe au cou blanc des pigeons ;
Des gants de coton noir aux agents de police.

Il était mon nord, mon sud, mon est et mon ouest,
Ma semaine, mon travail, mon dimanche, mon repos,
Mon midi, mon minuit, mon dire, mon chant ;
Je croyais que l'amour était pour toujours : j'avais tort.

A quoi bon les étoiles à présent ? Eteignez-les toutes !
La lune, qu'on la remballe ! Qu'on décroche le soleil !
Videz-moi l'océan ! Déblayez-moi ces arbres !
Car rien de bon jamais ne peut plus arriver.

 



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