Partager l'article ! Sémantique bis (article politiquement incorrect): Félicitations à tous les participant à la clôture du jour. ___Puisque vous persist ...
Félicitations à tous les participant à la clôture du
jour.
___Puisque vous persistez à ne pas décéder de la grippe AH1N1, malgré les tarifs très attractifs que je vous propose en ce moment, me voila obligé de rédiger
un nouvel article. Alors que ce n'est pas vraiment le moment. Je suis soucieux.
___Bon, soucieux, c'est ainsi dire une seconde nature chez moi, et au pluriel, tant les sujets d'inquiétude sont nombreux et variés : est ce que le Grenelle
de l'environnement n'aura vraiment servi que de prétexte pour nous voler 300 euros de plus ? (oui, voler, j'assume et en ferai un article), est ce que les gouvernements vont enfin se décider à
fermer les frontières et à taxer très lourdement les produits Chinois ? (oui, je suis pour le protectionnisme et ça aussi, j'assume) est ce que les jours paraitrons aussi longs en aout qu'en
juillet ?
___Enfin bon, je vous invitai hier à réfléchir sur le sens sémantique de concitoyen et d'administrés appliqué aux politiques.
___Ma conception est
simple, voire simpliste : un politique est un concitoyen (qui vit avec nous dans la cité, donc) qui a choisi de consacrer un peu de son temps à la vie publique afin d'appliquer certaines de ses
idées, qui lui semblent pouvoir bénéficier à d'autres.
___Exemple : moi. Si je pouvais, je me proposerai au suffrage universel pour obtenir un poste duquel je pourrai faire en sorte que la France quitte l'europe,
et instituer un verrou constitutionnel punissant de mort toute personne tentant de faire signer au pays un traité aliénant son indépendance en matière de politique intérieure et de contrôle des
frontières. Ça semble irréaliste ? Pourtant, cet article existait il y a peu, c'est Jacques Chirac qui l'a fait supprimer de la constitution juste avant de proposer le traité constitutionnel au
vote. Il manquait juste le verrou. Il faut savoir qu'avant de supprimer cet article, l'acceptation du traité aurait été considéré comme de la haute trahison de la part du signataire. Après avoir
ainsi servi mon pays, je me retirerai de mon poste, pour me reproposer au suffrage concernant d'autres idées, comme l'indépendance de la Bretagne, au hasard. Tiens, je crois même que je
commencerait par la.
___Curieux, cette idée de l'élu du peuple, par le peuple, et pour le peuple, lorsqu'il est énoncé par quelqu'un dans les médias, lui vaut aussitôt de se faire
taxer de poujadisme. Ce qui n'a rien à voir. Ou, pire semblerait il, de se faire traiter de "populiste", avec une accusation subséquente, dans les deux cas, d'appartenir à l'extrême
droite.
___L'on reconnait bien la les méthodes de ceux qui n'ont pas d'arguments. Dire qu'un politique se doit d'être au service de son peuple, c'est être d'extrême
droite. Bien sur. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu ?
___Bien sur, l'objection serait : si l'on n'avait exécuté que la volonté du peuple, la peine de mort n'aurait jamais été abolie, et on continuerait à exécuter
des innocents avec un enthousiasme que même les islamistes nous envieraient. Mais n'est pas Robert Badinter qui veut.
___Ceci prouve une chose : le débat doit avoir lieu, puisque pour ce sujet comme pour toute chose, il faut trouver le juste milieu, s'il existe.
___Aujourd'hui, quiconque détient un
certain pouvoir considère ceux qui l'ont élu comme "ses administrés". En gros, comme variable que l'on gérerait. Du moins, c'est un peu l'impression que j'en ai. La plupart des français sont
opposés au travail du dimanche. Pourtant, la loi passe. A Brest, après référendum, il s'est avéré que plus de 90 pour cent de la population était opposé au projet de tramway. Le maire suivant,
devinez quoi ? Gagné, il met en route, sur les rails, oui, j'ose, le projet de tramway. Juste avant les municipales, un sondage parait : à un pour cent prés, les Brestois sont toujours autant
opposés à cette idée qui va leur coûter le bagatelle de 350 millions d'euros (rappelons que la ville est loin d'en avoir les moyens...). Ajoutons à cela que le maire a trouvé une petite subtilité
légale qui interdit de faire un référendum...
___Vous devinerez jamais...
___Il a été largement réélu.
___Vous comprenez, maintenant, pourquoi je suis soucieux ?