Félicitations à tous les participants à
la clôture du jour. ___Or donc, avant-hier, d'humeur joyeuse et badine, je me promenai à Brest même. Après un tour à la librairie, je jetai un oeil narquois sur le chantier du
tramway. M'enfin, de quoi se plaignent les Brestois ? Depuis le temps que j'en entend dire qu'il faudrait faire de la rue de Siam une vraie zone piétonne, je serai tenté de dire : ça y est !
Cependant, il est vrai que de voir une des rues les plus huppées de la ville transformée en aire de stationnement géante, et pour le commerce en Waterloo, morne plaine, aurait tendance à
refroidir les manifestations de joie brute. ___Puis je me rendis chez Orange pour changer mon portable, grâce au programme de fidélité de mon cher opérateur. Un chouette téléphone. Solide. Faudra que je
vous raconte mes déboires avec Chronopost, un de ces jours, tiens. ___Cette épopée harassante achevée, voyant que l'après midi avait encore quelques heures à vivre, et passant devant un cinéma, je pensai "Tiens ! Et si
j'allai voir [rec]2 ?" Vous noterez, pas "aller voir un film", mais "aller voir [rec]2". Il faut dire que [rec], c'est quelque chose, le seul film qui, vu dans des conditions adéquates, m'aie
vraiment fait peur depuis Blair Witch. La différence, c'est que Blair Witch, c'est efficace une fois. [rec], j'ai pas peur de le confesser, ça a duré, cette histoire. ___C'est interessant, parce que [rec] et Blair Witch ont ceci en commun qu'ils sont filmés en caméra subjective, d'oû une immersion facile et un certain
nombre, voire un nombre certain, de plans irregardables (ainsi que, pour peu qu'on le voie un peu fatigué sur un vieil écran, des céphalées tout à fait interessantes). ___[rec] dynamite, comme Blair Witch, tous les codes du genre film d'horreur. C'est, contrairement à Blair Witch, qui préfére jouer sur d'autres codes,
un grand film de "bouh", copyright ma soeur, expression qui signifie qu'on est tranquile, peinard, on regarde une longue séquence ou il ne se passe rien, et BOUH ! Un zombie, t'as eu peur ? Sauf
que la, c'est drôlement efficace. ___Oui, parce que [rec] est une passionnante variation du film de zombie. Du zombie aggressif, qui bouge vite, comme dans 28 jours plus tard. Du zombie qui
devient même bavard, dans [rec]2. Bref. ___Bon, on va en venir au sujet, allez voir [rec], le premier, vous m'en direz des nouvelles. Ah, important ! [rec] est un film Espagnol. Les américains,
donc, en on fait un remake. Ce remake s'apelle "En quarantaine". Fuyez. Ou plutôt regardez les deux. Vous verrez ce qui s'apelle "passer complétement à côté de l'essence d'un film". ___[rec]2 est une vraie suite, comprenez par la qu'il commence exactement à la minute ou finit le premier. La meilleure comparaison, et la presse
fantasticophile ne s'en est pas privée, c'est que [rec]2 est à [rec] ce que Aliens 2 est à Alien. En gros, un commando de flics surarmés, façon GIGN , débarque dans l'immeuble en quarantaine. A
leur téte, un type louche, censé étre du ministère de la santé. ___Censé ? Oui, censé. Mais ne vous inquiétez pas : un quart d'heure après le début du film, vous aurez eu toutes les explications suffisantes pour comprendre
qui est qui, qui fait quoi, qu'est ce qui se passe, et qu'est ce qui s'est passé dans le premier. [rec]2 n'a pas besoin de questions artificiellement maintenues. ___Les policiers, personnages centraux, sont équipés d'une mini caméra à l'épaule, comme dans Aliens. Voila pour la cohérence : le principe est le même que
dans le premier film. Mais ce deuxième volet n'hésite pas à tenter quelques audaces narratives. Ainsi, une surprise au milieu du film viendra bouleverser le petit train-train qui aurait pu
s'installer (Chercher ce qu'on est venu chercher - attqués par des zombies - tenter de repousser les zombies - se replier - atttends, qu'est ce qu'ils foutent la, ceux la ? - chercher ce qu'on
est venu chercher....). Une autre surprise, durant le dernier tiers, relancera l'histoire sur une nouvelle piste. Et la fin du métrage en réserve une dernière, de taille. ___Le film multiplie les références. Au premier [rec], déjâ, ceux qui ne l'ont pas vu se demanderont qui est cet espéce d'energuméne avec un sac de
médicaments qui essaie de rentrer dans l'immeuble, au jeu vidéo, ensuite, la première bataille en caméra subjective fera penser irrésistiblement à Doom, le jeu, hein, et à quelques autres
métrages que les réalisateurs ont dû bien aimer, on citera en vrac "l'exorciste", "the thing"... ___Détail rigolo, bien qu'il y ait eu la queue à l'entrée, je me suis retrouvé tout seul dans la salle. Il semblerait que la foule se soit dirigée en ordre
serré voir "Avatar". Vous pouvez, bien sûr, si vous le voulez, aller voir aussi le film de James Cameron. Moi, je l'ai téléchargé. Sans le relief et l'esbrouffe d'une pléthore d'effets que
procure une salle de cinéma, je n'ai vu, n'en déplaise à l'amie Menadel, (qui elle a beaucoup aimé Avatar et le défend trés bien sur son blog, dans mes favs) qu'un film assez commun, tendance
moralisateur, qui certes a raison dans ses propos, la pollution c'est mal, la colonisation c'est mal, la guerre, c'est mal, mais n'a que des millions de dollars pour nous les asséner, sans que
l'on sente, derrière, de véritable vision. ___Alors que, seul dans ma petite salle de cinéma (ce qui renforce l'ambiance, croyez-moi), j'ai vu un film original, innovateur, efficace, et qui a du coûter
moins que l'équivalent d'une heure de tournage sur le plateau d'Avatar. Et avec une vision des réalisateurs : la trouille, et les meilleurs moyens de vous la flanquer. Contrairement au film de
Cameron, qui se prend toujours au sérieux, on perceoit [rec] 1 et 2 comme des films de passionnés qui se sont vraiment éclatés sur le tournage. ___James Cameron a dit qu'il allait changer la face du cinéma avec Avatar. Si tous les films ressemblent au sien, à l'avenir, je suis bien content qu'il me
reste la lecture. Je lirai des livres, le soir au coin du feu, en soupirant sur un passé pas si lointain ou de petits réalisateurs Espagnols complètement inconnus pouvaient faire avec deux francs
trois pesetas des bijoux comme [rec].
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Félicitations à tous les participants à
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___Or donc, avant-hier, d'humeur joyeuse et badine, je me promena ...