"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.

Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."

article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen

111111111111111111111profilok.jpgFélicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Or donc, avant-hier, d'humeur joyeuse et badine, je me promenai à Brest même. Après un tour à la librairie, je jetai un oeil narquois sur le chantier du tramway. M'enfin, de quoi se plaignent les Brestois ? Depuis le temps que j'en entend dire qu'il faudrait faire de la rue de Siam une vraie zone piétonne, je serai tenté de dire : ça y est ! Cependant, il est vrai que de voir une des rues les plus huppées de la ville transformée en aire de stationnement géante, et pour le commerce en Waterloo, morne plaine, aurait tendance à refroidir les manifestations de joie brute.
___Puis je me rendis chez Orange pour changer mon portable, grâce au programme de fidélité de mon cher opérateur. Un chouette téléphone. Solide. Faudra que je vous raconte mes déboires avec Chronopost, un de ces jours, tiens.
___Cette épopée harassante achevée, voyant que l'après midi avait encore quelques heures à vivre, et passant devant un cinéma, je pensai "Tiens ! Et si j'allai voir [rec]2 ?" Vous noterez, pas "aller voir un film", mais "aller voir [rec]2". Il faut dire que [rec], c'est quelque chose, le seul film qui, vu dans des conditions adéquates, m'aie vraiment fait peur depuis Blair Witch. La différence, c'est que Blair Witch, c'est efficace une fois. [rec], j'ai pas peur de le confesser, ça a duré, cette histoire.
___C'est interessant, parce que [rec] et Blair Witch ont ceci en commun qu'ils sont filmés en caméra subjective, d'oû une immersion facile et un certain nombre, voire un nombre certain, de plans irregardables (ainsi que, pour peu qu'on le voie un peu fatigué sur un vieil écran, des céphalées tout à fait interessantes).
___[rec] dynamite, comme Blair Witch, tous les codes du genre film d'horreur. C'est, contrairement à Blair Witch, qui préfére jouer sur d'autres codes,  un grand film de "bouh", copyright ma soeur, expression qui signifie qu'on est tranquile, peinard, on regarde une longue séquence ou il ne se passe rien, et BOUH ! Un zombie, t'as eu peur ? Sauf que la, c'est drôlement efficace.
___Oui, parce que [rec] est une passionnante variation du film de zombie. Du zombie aggressif, qui bouge vite, comme dans 28 jours plus tard. Du zombie qui devient même bavard, dans [rec]2. Bref.
___Bon, on va en venir au sujet, allez voir [rec], le premier, vous m'en direz des nouvelles. Ah, important ! [rec] est un film Espagnol. Les américains, donc, en on fait un remake. Ce remake s'apelle "En quarantaine". Fuyez. Ou plutôt regardez les deux. Vous verrez ce qui s'apelle "passer complétement à côté de l'essence d'un film".
___[rec]2 est une vraie suite, comprenez par la qu'il commence exactement à la minute ou finit le premier. La meilleure comparaison, et la presse fantasticophile ne s'en est pas privée, c'est que [rec]2 est à [rec] ce que Aliens 2 est à Alien. En gros, un commando de flics surarmés, façon GIGN , débarque dans l'immeuble en quarantaine. A leur téte, un type louche, censé étre du ministère de la santé.
___Censé ? Oui, censé. Mais ne vous inquiétez pas : un quart d'heure après le début du film, vous aurez eu toutes les explications suffisantes pour comprendre qui est  qui, qui fait quoi, qu'est ce qui se passe, et qu'est ce qui s'est passé dans le premier. [rec]2 n'a pas besoin de questions artificiellement maintenues.
___Les policiers, personnages centraux, sont équipés d'une mini caméra à l'épaule, comme dans Aliens. Voila pour la cohérence : le principe est le même que dans le premier film. Mais ce deuxième volet n'hésite pas à tenter quelques audaces narratives. Ainsi, une surprise au milieu du film viendra bouleverser le petit train-train qui aurait pu s'installer (Chercher ce qu'on est venu chercher - attqués par des zombies - tenter de repousser les zombies - se replier - atttends, qu'est ce qu'ils foutent la, ceux la ? - chercher ce qu'on est venu chercher....). Une autre surprise, durant le dernier tiers, relancera l'histoire sur une nouvelle piste. Et la fin du métrage en réserve une dernière, de taille.
___Le film multiplie les références. Au premier [rec], déjâ, ceux qui ne l'ont pas vu se demanderont qui est cet espéce d'energuméne avec un sac de médicaments qui essaie de rentrer dans l'immeuble, au jeu vidéo, ensuite, la première bataille en caméra subjective fera penser irrésistiblement à Doom, le jeu, hein, et à quelques autres métrages que les réalisateurs ont dû bien aimer, on citera en vrac "l'exorciste", "the thing"...
___Détail rigolo, bien qu'il y ait eu la queue à l'entrée, je me suis retrouvé tout seul dans la salle. Il semblerait que la foule se soit dirigée en ordre serré voir "Avatar". Vous pouvez, bien sûr, si vous le voulez, aller voir aussi le film de James Cameron. Moi, je l'ai téléchargé. Sans le relief et l'esbrouffe d'une pléthore d'effets que procure une salle de cinéma, je n'ai vu, n'en déplaise à l'amie Menadel, (qui elle a beaucoup aimé Avatar et le défend trés bien sur son blog, dans mes favs) qu'un film assez commun, tendance moralisateur, qui certes a raison dans ses propos, la pollution c'est mal, la colonisation c'est mal, la guerre, c'est mal, mais n'a que des millions de dollars pour nous les asséner, sans que l'on sente, derrière, de véritable vision.
___Alors que, seul dans ma petite salle de cinéma (ce qui renforce l'ambiance, croyez-moi), j'ai vu un film original, innovateur, efficace, et qui a du coûter moins que l'équivalent d'une heure de tournage sur le plateau d'Avatar. Et avec une vision des réalisateurs : la trouille, et les meilleurs moyens de vous la flanquer. Contrairement au film de Cameron, qui se prend toujours au sérieux, on perceoit [rec] 1 et 2 comme des films de passionnés qui se sont vraiment éclatés sur le tournage.
___James Cameron a dit qu'il allait changer la face du cinéma avec Avatar. Si tous les films ressemblent au sien, à l'avenir, je suis bien content qu'il me reste la lecture. Je lirai des livres, le soir au coin du feu, en soupirant sur un passé pas si lointain ou de petits réalisateurs Espagnols complètement inconnus pouvaient faire avec deux francs trois pesetas des bijoux comme [rec].
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Commentaires

Hahemmm, tu savais bien qu'avec ce que tu écris sur AVATAR, je devais réagir parce que là j'ai du mal à tenir en place dans mon petit slip ! Déjà j'attendais impatiemment ton retour. Mais pour balancer sur AVATAR hein, non mais alors quand même y'a des balayettes qui se perdent tiens ! Je suis d'accord avec toi sur le cinéma de genre espagnol : c'est excellent, les meilleurs actuellement sur le marché. Mais comparer AVATAR avec REC c'est un peu comme comparer la Guerre des Mondes version 1950 et des brouettes et un épisode de Desperate, c'est à dire en gros que ça n'a rien à voir. Dire qu'AVATAR est un film commun est assez audacieux et parfois tu me fais penser à rédacteur de Télérama épouvanté par les films avec de multiples dollars et SFX à l'appui. Or, si beauucoup de films usent jusqu'à la corde d'effets spéciaux sans intêret narratif, AVATAR fait le contraire : il offre le package complet histoire/émotions/jouissance des yeux. Moraliste AVATAR ? non, prenons le plutôt comme un conte (sans morale), une fable de science fiction poétique où le bon sentiment est utilisé à bon escient et non pas en couches successives de cuculissisme la pralinette. AVATAR contrairement à REC n'est pas là pour foutre la trouille (va voir Esther tiens comme ça en passant) mais pour embarquer yeux, coeur et esprit dans une avalanche feu d'artifcienne de moments savoureux. Parfois j'aimerai bien transporter mon âme dans celle de ceux qui n'ont rien ressenti en voyant AVATAR parce que bon sang de bois quand même !!! Comment c'est ti possible ? Pour finir et en grande défendeusatrice des livres, tu ne peux pas faire de parallélépipède entre lire et l'orgasme des neurones de l'imaginatif que cela entraîne et voir un film qui entraine lui l'orgasme des deux globules, du corps érectile et du nombril brumeux. Ne le croyez pas, allez voir AVATAR ET REC 2 (et ESTHER) et pis voilà ! AH AH AH tu le savais hein que j'allais pondre un roman suite à ton attaque au fleuret !
Commentaire n°1 posté par Menaduche le 07/01/2010 à 14h14
Ben je le préssentais. Et je ne suis pas déçu.
Réponse de requiem29 le 07/01/2010 à 14h44
Balaguero n'est inconnu que pour le grand public. Autrement, c'est déjà un réalisateur expérimenté. Au début de sa carrière, il faisait des films d'ambiance. Depuis un épisode de série, il s'essaie à l'action, et c'est assez réussi, même si j'aimerais qu'il trouve un compromis entre le fun actuel et l'émotion de ses débuts. Puisque tu aimes REC, tu devrais trouver ton compte dans l'épisode qui a marqué le tournant de sa carrière : à louer. Pour Avatar, totalement d'accord. Tout dans la forme, pas grand chose dans le fond. Tu m'as donné envie de voir REC2, mais j'en avais déjà un peu envie...
Commentaire n°2 posté par Sékateur le 07/01/2010 à 18h34
j'ai bien aimé rec, je verrais rec2 (pas au ciné, sort de riche), j'ai pas aimé avatar(te), je me suis fait chier a blair ouitche.....
Commentaire n°3 posté par punk80s le 07/01/2010 à 20h46
Je n'ai pas vu REC ni un ni deux... j'ai vu Avatar une fois mais je n'irais pas deux!
Commentaire n°4 posté par tagazou le 08/01/2010 à 17h18
regarde [rec]. satisfait ou remboursé.
Réponse de requiem29 le 11/01/2010 à 14h37

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