"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen

élicitations à tous les participants à la clôture du
jour.
Il y a un truc qu’il faut qu’on m’explique : les gens veulent à tous pris honorer leurs morts le jour de la fête des morts. Soit. C’est bien, une société qui n’a pas le culte de ses morts est une société à l’agonie. Toutefois, ce matin, alors que quelques obligations professionnelles m’amenaient dans un cimetière, je le trouvai désert. Un pli interrogatif barra alors mon front déjà bien plissé à cause de tous les soucis que vous me donnez. Je consultai donc le calendrier, plissai les yeux, redressai la tête, regardai hagard autour de moi. Etais-je le dernier homme sur terre ? N’y avait-il pas d’autre explication ?
Bien entendu, j’émis une autre hypothèse : l’ignorance. Mais elle était par trop improbable.
Cela ne se pouvait, en effet, qu’après le barouf qui avait été fait autour de la mort, ces derniers jours, comme chaque année, les journalistes appellent cela un marronnier, les gens aient ignoré qu’aujourd’hui, mercredi 2 novembre, c’était la fête des morts ? Oui, aujourd’hui.
Une crainte me saisit, encore plus angoissante : est-il possible qu’ils aient été tous au cimetière hier, fête de la Toussaint, destinée à honorer TOUS les saints, y compris ceux qu’on n’a pas réussi à caser dans le calendrier, et qui n’a strictement rien à voir avec la fête des morts, qui se déroule aujourd’hui, donc ? Non, c’était par trop énorme.
Toujours soucieux, je me rendis ensuite chez le marchand de journaux pour y faire emplette de quelques Charlie Hebdo, que je m’empresserai d’offrir autour de moi comme à chaque fois que la liberté d’expression est attaquée. Distraitement, en payant, je souhaitai une bonne année au buraliste, Celte comme moi, qui me retourna un regard hébété. Je me retins de lui faire remarquer les décorations d’Halloween qu’il n’avait pas encore enlevé de son estaminet, et de lui en rappeler l’origine.
Parce que faire remarquer à quelqu’un qu’il ignore sa propre histoire, c’est un coup à prendre Samain dans la gueule.
L'Ankou mascotte dans l'en tête de l'article est une courtoisie de Rex Buthor.
Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de Manu Rayot.
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