"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen

élicitations à tous les participants à la clôture du jour.
Dites, ôtez moi d'un doute... Oui, vous comprenez, en période d'activité fébrile, ma mémoire, par ailleurs simplement défaillante de grand distrait devient une véritable catastrophe, sans doute est-ce dû au surmenage.
Je voulais dire quoi, déjà ?
Ah, oui.
Je ne suis pas absolument certain, maintenant que le site est réparé, que je vous ai donné à nouveau le lien pour me soutenir sur My Major Company Books. Parce que je ne sais pas si vous êtes au courant, mais je suis l'auteur d'un modeste manuscrit sur les pompes funèbres, directement adapté des chroniques de ce blog, revues, corrigées et augmentées.
Et cela fait un moment que mes stats n'ont plus augmenté. C'est catastrophique. Je déprime. Je déprimerait, si j'avais le temps, disons.
Parce que la, j'ai beaucoup de boulot.
Autant parfois le travail dans les pompes funèbres peut ètre calme et se dérouler dans une indolence qui n'est pas sans évoquer la campagne pour l’élection présidentielle de François Bayrou, les mandales en moins (quoique, parfois... mais ceci est une prochaine histoire) autant, de temps à autres, il se déroule sur un rythme frénétique qui frise l'hystérie.
Je me rappelle de cette semaine douloureuse ou je travaillai six jours d'affilée dans ma petite agence du temps jadis, en Lorraine.
Le lundi, rien. Pas un passage, pas un coup de fil, rien.
Le mardi, pareil.
Le mercredi, la sonnerie du téléphone résonna dans les murs qui n'avaient reçu aucun visiteur depuis des jours : c'était moi qui m'appelait pour vérifier que la ligne fonctionnait bien.
Le jeudi, rien.
Le vendredi, une journée à tout point identique à celle du jeudi, excepté les films que je me passai sur mon ordinateur portable, ayant fini de lire toutes les revues du marchand de journaux d'à côté. Je me passai « Seul au monde », avec Tom Hanks, et je m'identifiai totalement au personnage, allez savoir pourquoi.
Le samedi matin, rien.
Le samedi après midi, je rangeai l'agence, empaquetait mes affaires, et me tenait là, prêt à partir, à 15 H 15, alors que je finissais à 17 H 00. Il y a des semaines, comme ça, on a hâte de les voir finir. C'est alors que je m'emparai de mon paquet de clopes afin de m’accorder un réconfort tabagique bien immérité, lorsqu'une famille entra dans l'agence. Pile-Poil, me dis-je, je peu traiter le décès, boucler le dossier et fermer l'agence à l'heure, parce que faire des heures sup, non merci.
Tandis que je les prenais en charge, les guidai vers le petit salon de réception, une vois s'éleva « Pardon, mais... Nous ne sommes pas ensemble. ». Je finissais à peine de fermer ma ouche qui s'était mise à béer, que la porte s'ouvrit pour laisser la place à une troisième famille. Tandis que je commençai à expliquer que ce serait compliqué, une quatrième entra. Le téléphone sonna, l’hôpital, qui m'indiquait qu’une cinquième famille arrivait. Un enfant. L'hôpital prévenait toujours les pompes funèbres, dans ce cas la.
Je réussi à gérer tout le monde, fixai des rendez-vous toutes les heures, en traitant deux familles en même temps, dans deux bureaux séparés, réussi tant bien que mal à ficher tout le monde dehors peu après 21 H 30, et il était minuit passé lorsque j'eus assez avancé sur mes dossiers pour assurer les transferts, les soins, et de ne pas me paumer en les reprenant le lundi, pour les démarches.
Après une semaine à m’être ennuyé comme un rat mort, j'avais pris cinq familles en quatre minutes.
Depuis, quand un collègue un peu condescendant m'explique que, dans ce métier, c'est toujours par séries, je répond d'un ton à la limite de l'agressivité « Ouais, je sais ».
D’où ma réputation de mauvais caractère.
Donc, c’est un peu une semaine comme celle-la que j'ai vécu.
Mais bon, je disais juste : je n'ai pas le temps de m'occuper de My Major Company... Mais ça ne vous empêche pas d'y aller. Merci.
L'Ankou mascotte dans l'en tête de l'article est une courtoisie de Rex Buthor.
Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de Manu Rayot.
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