"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen

élicitations à tous les participants à la clôture du jour.
Jusqu’ici, tous allait bien, en lisant ce petit texte, que je trouvais un tantinet emphatique, mais vrai :
« Ici commence un nouveau chapitre de votre vie.
Décider. Changer. Se réinventer. Agir. Expérimenter.
Réussir. Oser. Rêver. Gagner. Découvrir. Exiger. S’engager.
Penser. Croire. Grandir. Appartenir. S’éveiller.
Nous avons parfois besoin de retrouver un sens à notre vie, de lui redonner souffle et équilibre.
Et si un livre avait le pouvoir de vous faire découvrir un monde nouveau ?
Et si, grâce à la magie des mots et d’une histoire, vous commenciez un nouveau chapitre de votre vie ?
Aleph est ce livre. Aleph est un voyage qui pourrait bien changer votre existence. »
Sauf que je m'étais trompé d'Aleph. Ou plutôt, non, j'avais été sciemment trompé. L'Aleph est le prochain livre de Paulo Coelho. Si, vous savez, Paulo Coelho, le Raël qui a réussi, l'écrivain New Age multimilliardaire qui vend de la spiritualité dans les rayons des supermarchés.
Je ne m'autorise pas souvent ce genre de commentaire, mais je ferai une entirse : de la merde en barre. L'idée de Coelho est simple : donner une recette du bonheur infaillible, puisqu'il s'agit d'infantiliser et de déresponsabiliser son lecteur. Rien n'est grave, explique Coelho, tant qu'il te reste assez d'argent pour acheter mes livres.
Bref. J'ai assez parlé de lui, sinon je vais vomir sur mon clavier.
Il n'y a qu'un Aleph. Un seul, un unique.
C'est le titre du meilleur recueil de nouvelles de Borges, qui compte parmi les dix écrivains qu'il faut avoir lu, de l'avis général. Du miens aussi, pour une fois. L'Aleph est le titre d'une nouvelle. L'Aleph est une sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part.
Dans la nouvelle de Borges, le narrateur est mis en présence d'un Aleph, qui est un point d'où l'on peut apercevoir l'univers entier. C'est impossible ? On s'en fout. Borges parle de l'infini. Et quand Borges parle de l'infini, tu t’assois et tu écoutes.
Alors, fait moi plaisir : va lire l'Aleph. Juste la nouvelle, ou le recueil.
Achète le, à la Librairie du Croque-Morts (si tu veux me faire plaisir), chez le libraire de ton quartier (le cherche pas dans on supermarché, je pense pas qu'il l'auront), empruntes-le, la bibliothèque municipale, si les employés sont compétents, l'ont forcément, débrouilles toi, mais lis le.
Après, tu sauras ce que c'est que la littérature. Tu sauras pourquoi Borges est l'un des dix écrivains qu'il faut avoir lu.
A ce moment la, tu pourras revenir ici et me remercier. Tu verras ; tu auras envie de le faire.
Ah, et si jamais tu avais un doute, regarde dans la cuvette de tes toilettes, et tu sauras ce que c'est de la merde. Inutile de donner ton fric à Coelho. Qui est certainement le mec le plus malheureux de la terre : il passe son temps à écrire que l'argent fait le malheur, alors qu'il en a plein.
(Sur la photo : J.L Borges)
Tu admireras l'abnégation de requiem29, qui te l'as trouvé pour pas cher chez Amazon (et qui te fais remarquer au passage que chez Borges, il n'y a pas que l'Aleph qui est bien, alorsq ue chez Coelho, c'est tout qui est de la merde)