"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.

Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."

article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen

 

F Fumée Noire 2ankou

élicitations à tous les participants à la clôture du jour.

La violence routière est un vrai problème, je le réalise de plus en plus chaque jour. Tenez, un exemple me vient en tête : l’autre jour, il y a déjà un petit moment, en fait, on buvait un coup avec des amis au comptoir d’un petit troquet de quartier ou nous avions nos habitudes, lorsque notre attention fut attirée par un vieux monsieur en panique et en sang faisant irruption dans notre petite quiétude douillette et légèrement éthylique pour nous appeler à l’aide.

Le vieux monsieur voulait téléphoner. Son chien s’était fait percuter par une voiture, il était gravement blessé, il fallait appeler de l’aide. Nous sortîmes pour nous rendre compte de l’étendue du carnage.

Le conducteur s’était arrêté. Vaguement emmerdé, il se tenait debout à côté de sa Golf, tandis que, sur la route, le chien gisait, gémissant. Le train arrière semblait cassé, il y avait du sang, c’était pas beau. Il avait mordu son maître, aveuglé par la douleur, il ne reconnaissait plus le danger de la salvation. Il n’y avait pas le choix, il fallait appeler les pompiers, les équipes cynophiles, pour au moins dégager la route, et pouvoir amener l’animal chez le vétérinaire.

L’un d’entre nous, nous étions trois, rentra appeler, tandis que les deux autres faisaient la circulation sur la route. Il y avait peu de voitures qui circulaient à cette heure, mais il valait mieux être prudent. Et personne ne souhaitait voir le chien écrasé sous ses yeux.

La scène était dramatique, imaginez vous, les gémissements de la pauvre bête, les pleurs de son maître, qui nous expliquait entre deux sanglots qu’il n’avait plus que lui au monde, nous avions tous une boule dans la gorge. Cédric, un ami, tournait autour de la voiture. Lorsque le chauffard, qui semblait du genre à rouler trop vite, lui demanda ce qu’il faisait, Cédric expliqua qu’il était mécanicien, et qu’il vérifiait juste que l’impact n’avait pas trop endommagé la voiture. Il aurait été dommage qu’un sur-accident se produise si le conducteur essayait de rentrer chez lui dans un véhicule trop endommagé.

Le jeune, car il n’était pas vieux, chauffard demanda alors benoîtement, tandis que le chien gémissait et le vieil homme pleurait « Vous êtes mécano ? Vous pensez que mon pare-chocs est réparable ? »

Alors, finalement, non, la violence routière n’est le vrai problème. C’est l’Homme en général.

 

 

 

 

L'Ankou mascotte dans l'en tête de l'article est une courtoisie de Rex Buthor.

Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de Manu Rayot.

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