"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen

élicitations à tous les participants à la clôture du jour.
C'est bizarre. Je veux dire : vraiment étrange. Notez, c'est peut être normal, à la réflexion, je ne suis pas un spécialiste, alors, si un expert de passage veut fournir une explication, les commentaires sont ouverts. Donc, voilà, je vous expose les faits bruts : quand je suis fatigué, j'ai l'impression d’être un génie. C'est à peine exagéré. Prenons un exemple, au hasard : l'écriture. Des fois, je peu plancher toute la journée sur une page, je ne parle pas des histoires de pompes funèbres, mais des fictions que j'écris et dont je ne vous abreuve pas encore, je les publierai quand les blogs auront des Goncourt, donc, je bosse toute la journée, et à la fin, j'obtiens une page merdique, mal écrite et sans intérêt. Bon, ça arrive : Marc Levy a bâti une carrière la-dessus, mais le créneau est déjà très occupé.
Puis, certains soirs, je me couche, tard, alors que je suis exténué, et je flotte dans cet état de semi conscience qui précède le sommeil. Alors coule dans mes pensées des flots de phrases parfaites, de formules choc, tout ce que j'ai cherché à raconter avec tant d'acharnement vient naturellement, et on parle de cinquante pages, la, minimum. Un soir, j'ai écrit dans ma tête ma nouvelle « Le club des ripperologues du samedi soir » et elle était vraiment parfaite.
Le problème, c'est que bien calé sous ma couette, j'ai la flemme de me lever pour noter tout ça ; hé, cinquante pages, je suis pas près de me pieuter.
Ou alors, c'est pire, parfois, je suis méga-motivé pour écrire un article, et je me plante devant mon ordi sans la moindre idée de quoi je vais parler. Trois heures plus tard, j'y suis toujours, en train de jouer à « Left 4 dead » sans toujours savoir sur quoi écrire après avoir occis des hordes de zombie.
Et bien sûr, lorsque je suis vanné, crevé, j'ai quarante deux idées d'article, pas que les thèmes, hein, le plan, la structure, et même les digressions, qui s'imposent à moi.
Je reste sous la couette. Et, le lendemain, au réveil, je n'ai plus aucun souvenir, ou alors, pire, des fragments, incomplets et frustrants. Ou juste des sujets, sans aucune idée de la manière de les traiter.
Enfin, voilà. Vous saisissez l'idée ?
Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Ah, oui : j'écris cet article merdique, il est midi. Ce matin, c'était dur, l'après midi s'annonce difficile, je sent, par habitude, que ce soir, je serai particulièrement fatigué. Mort, nase, vanné. Une loque, une serpillière, un chiffon.
Et je tenais à m'excuser de vous faire lire ça, au lieu des quarante articles formidables qui vont me venir à l'esprit ce soir, vers 22 H 30. C'est con, vous loupez vraiment un truc.
Si mes histoires vous plaisent, il serait aimable de votre part de soutenir mon envie de les voir un jour publiées dans un vrai livre en vrai papier, la seule forme qui compte vraiment. Pour cela, inscrivez vous comme éditeur sur My Major Company Books, et devenez fan, c'est gratuit. Et parlez-en autour de vous.
L'Ankou mascotte dans l'en tête de l'article est une courtoisie de Rex Buthor.
Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de Manu Rayot.
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