"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
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Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
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élicitations à tous les participants à la clôture du
jour.
Depuis quelques temps, je tente de me lancer dans la pratique du vapotage. Depuis hier, je suis un vapoteur heureux. Et bientôt ex-fumeur.
Mais, me demanderez vous sauf si vous le savez déjà, qu’est ce que donc que le vapotage, que tu nages souvent dedans, requiem ?
Eh bien, mes amis, en vérité je vous le dis, le vapotage est une opération qui consiste à inhaler une vapeur chargée en nicotine, afin d’obtenir sa dose. Tout simplement.
« Ouais, tu fumes, quoi. » rétorqueront les imbéciles.
Non, je ne fume presque plus, je préfère vapoter.
« C’est pareil ! » insisteront les cuistres.
Pas du tout, non. Puis, la tête haute, esquissant un geste magnanime du bras, j’expliquerai.
Fumer, c’est aspirer de la fumée issue d’une cigarette, donc, le résidu de la combustion de ses composants, à savoir le tabac, le papier, et une vingtaine de saloperies chimiques. Si je vous tendais un rouleau de papier incandescent en vous disant « tire dessus, il y a du goudron, du carburant de fusée et du cyanure dedans », vous seriez assez con pour le faire ? Moi, je l’ai été. Pendant vingt ans, c’est dire si, même dans la connerie, je suis têtu. Certains l’auront déjà remarqué, sans doute.
Vapoter consiste à aspirer de la vapeur provenant d’une cigarette électronique. Celle-ci étant constituée de propylène glycol, de glycérine végétale, et de nicotine. Ca a l’air méchant, comme ça, mais, mis à part la nicotine, c’est le même produit dont on se sert en discothèque pour faire de la vapeur, entre autres usages. Lors de la tournée ‘’Disintégration’’ en 1988, Robert Smith apparaissait en scène sur ‘’Plainsong’’, avec les autres membres de The Cure, au milieu d’un nuage de propylène glycol.
Ne soyez pas mesquins, ne prétendez pas que, suite à ça, il est devenu incapable de faire un bon album. ‘’Wish’’ reste très correct. Ca n’a pas de rapport.
Cette vapeur, donc, comme je le disais plus haut, à peu près au moment ou vous vous êtes endormis, est produite par une cigarette électronique. C’est un peu con, comme principe, une batterie, une résistance, de la bourre imprégnée de liquide, et c’est parti, mon kiki. Reste à enrober le tout d’un habillage un peu design et le bonheur est assuré.
Certains racontent que la cigarette électronique est mauvaise pour la santé. C’est intéressant : sur les forums dédiés, parce qu’il existe une véritable communauté des vapoteurs, beaucoup expliquent que, globalement, depuis qu’ils vapotent, ils respirent mieux, toussent moins, leurs dents ne jaunissent plus, leur haleine est beaucoup plus fraîche, bref, ils vont aussi bien que des non-fumeurs. J’oubliai un détail : les études qui accusent la cigarette électronique sont toutes commandées par l’industrie du tabac. Je vous laisse méditer la dessus. J’ajouterai que l’OMS s’est retrouvée bien emmerdée, avec d’un côté les lobbyistes des cigarettiers, qui les poussaient à condamner le vapotage, et de l’autre, les faits. Ils ont fini par se fendre d’un communiqué laconique, annonçant qu’aucun des produits composant les e-liquides n’était, en soi, dangereux.
Au temps pour la clope, donc.
Ayant lu tout cela, je décidai de me lancer, et, la cigarette électronique étant censée revenir moins cher que la vraie, je cherchai comme un malade à économiser encore plus.
Ma première e-clope, je l’ai payée 12 euros sur Amazon. J’en ai eu pour mon argent. Effectivement, j’ai pu ressentir le ‘’hit’’ (le gratouillis au fond de la gorge, lorsqu’on inhale la fumée de cigarette ou la vapeur), mais c’était infect, l’autonomie était lamentable, bref, je fus déçu. Pas découragé, je fis une seconde tentative, toujours chez Amazon, ou j’investis, cette fois ci, trente cinq euros. Je reçu un joli coffret, contenant une jolie cigarette, sur laquelle je m’acharnai à tirer comme un malade, pour obtenir, in fine, un tout petit ‘’hit’’ de merde.
En cherchant sur les forums, comment me servir de cette cochonceté (vous ais-je dis que j’était têtu ?), je tombai sur un lien qui envoyait à un magasin spécialisé.
Autant j’ai confiance en Amazon, autant une petite boutique manifestement tenue par un fan de dinosaures, j’ai quelque réticences à leur confier mon numéro de carte bleue comme ça, sur un coup de tête. Je passai donc un coup de fil, puisqu’ils y incitaient.
Le gars était très sympa, me posa plein de questions sur ma consommation de cigarette, quelle marque, quelle quantité, etc… Avant de me conseiller un de ses packs. Pas le plus cher, notais-je aussitôt. De même, il me déconseilla de prendre certains produits, dosés trop fort selon lui. Clairement, il était dans la démarche de gagner un client sur le long terme, plutôt que de se faire un ‘’one shot’’ juteux. Un client sur le long terme étant un client satisfait, je sentis qu’on allait s’entendre. Je passai donc commande sur le site.
Deux jours plus tard, le colis arrivait, tout à fait conforme, y compris un petit cadeau qu’il m’avait promis, par téléphone. Sérieux, impeccable. Puis vint la déception, ça ne marcha pas. Je rappelai la boutique, quoi trouva la solution à mon problème. Il s’avérait qu’un des deux embouts était défectueux, il annonça tout de go qu’il allait me le remplacer immédiatement. Le colis partait le jour même. Après-vente, parfait.
Hier soir, Angélique et moi, pour ceux qui ne savent pas, Angélique est ma jolie fiancée non-fumeuse, tandis que moi, je suis un peu fumiste, regardions après dîner un film. Toute la soirée, je vapotai, détendu dans mon fauteuil, à peine affligé par l’incommensurable nullité du navet que nous regardions (‘’En quarantaine 2’’, la suite du remake américain de REC, qui lui reste un des meilleurs films de ces dernières années), lorsque je m’avisai qu’à aucun moment, Angélique ne s’était plainte de nuisance olfactives pouvant amoindrir son confort.
En gros, ça ne puait pas la clope, ce qui l’arrangeait elle, qui ne supporte pas, et moi, qui n’étais pas obligé, du cop, de descendre les trois étages de notre immeuble pour aller me peler dehors en cramant un mégot.
Me voilà donc, à présent, définitivement un vapoteur heureux.
Ceci dit, cet article s’adresse spécifiquement aux fumeurs. Les autres, croyez-moi : c’est mieux de ne pas commencer.
Et puisque, bon, je suis content, pour ceux qui n’auraient pas remarqué, pour une fois, mais vraiment pour une fois, je vais faire de la pub pour autre chose que My Major Company Books, ou vous pouvez toujours me soutenir, soit dit en passant. Donc, pour franchir la pas, c’est chez eux, et n’hésitez pas à les appeler avant, ils vous conseillerons :
Le magasin de la cigarette electronique
2 place de la libération
36300 Le Blanc
02.54.84.14.62
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L'Ankou mascotte dans l'en tête de l'article est une courtoisie de Rex Buthor.
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