"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
élicitations à tous les participants à la clôture du jour.
Un proverbe geek dit « Celui qui croit qu’installer LINUX est difficile n’a jamais essayé de comprendre une femme ». N’en déplaise à la mienne, et ce qui ne retire rien à l’amour que je lui porte, c’est très vrai.
Quoique, à bien y réfléchir, je n’ai jamais essayé d’installer LINUX, même si je lui dois beaucoup : nombreux sont ceux qui sont morts en essayant, je les ai enterrés, et, avec mes émoluments, je me suis acheté un ordinateur qui tourne sous une version pré installée de Windows.
Mais il y a des périodes de l’année ou je me dis que la gent féminine et les vrais mecs virils et tatoués qui écoutent Métallica n’arriveront jamais à cette pleine compréhension osmotique qui est la marque des soirées entre potes ou la bière coule à flot tandis que dans le poste James Hetfield beugle ‘’No remorse’’ couvrant de ses riffs assassins la conversation qui tourne essentiellement autour des bagnoles, de la bière, et des femmes, qui, donc, brillent par leur absence.
Tiens, une de ces périodes, au hasard : l’ouverture des soldes.
Exception faite des costumes cravate, que je considère comme des bleus de travail, ma garde robe se compose de : deux jeans, trois tee-shirts, deux polaires, un manteau, tout en noir. Pour compléter le tout, je cherche un imperméable, noir aussi, tout simple. Au niveau godasses, c’est pas mieux, quoique ce fût la seule chose pour laquelle je fasse attention à la marque : une paire de Doc Marten’s Darwin pour aller bosser, et une paire de Doc Marten’s 1460 pour le reste du temps. Et c’est tout. Je veux dire, dans notre société moderne ou l’on n’est jamais très loin d’une machine à laver, quel besoin d’avoir cinquante Levi’s ? Et surtout, surtout, pourquoi se casser la tête à se demander le matin « Qu’est-ce que je vais mettre ? » alors qu’on a trouvé un style qui nous plaît et dont les constituant sont tous très confortables ?
Soyons clair : lavés aussi souvent que nécessaire et bien entretenus, si vous avez investi un tout petit peu plus d’argent à l’achat, vos vêtements dureront des années. L’aspect délavé qu’ils prennent au bout d’un certain temps ? Dieu a inventé la teinture et le gros sel, c’est pas pour les chiens. Ou alors, faites vous examiner la tête.
Faits moi penser, à l’issue de cet article, à m’exiler dans un pays ou les tueurs de l’industrie du textile ne pourront pas m’atteindre.
Les soldes, donc, restent un mystère pour moi. Déjà, parce que très peu de mes fringues viennent des boutiques, ensuite, parce que lorsque le besoin se fait de reconvertir un de mes jeans en chiffon à poussière, et donc d’introduire un peu de nouveauté dans mon fond de roulement, je vais dans une boutique les jours ou il n’y a personne Et ou je sais que je pourrai trouver ce qu’il me plaît. Ce qui exclut la période des soldes, ou les magasins sont bondés et où il manque systématiquement ma taille.
Honnêtement, je vais dans une boutique en ville m’acheter un jean. En période de soldes, je vais tourner pendant des heures à la recherche d’une place de stationnement, finir par me garer, exaspéré, à la seule place disponible sans, dans ma hargne, prêter attention au petit panneau au dessus, qui va me valoir une amende de beaucoup d’euros, parce que je suis juste en face de la sortie du garage de Monsieur le Maire. Dans les magasins, je vais me faire harceler par des vendeurs et vendeuses hyper chébran qui prennent ma façon de me vêtir pour une insulte personnelle, et me jouent un remake de Relooking Extrême, bousculer par des clientes impolies et semi-hystériques, je vais finir par en frapper une, me retrouver en garde-à-vue, et lui devoir des millions d’euros en dommages et intérêts, décomposés comme suit : dix euros pour la gifle, dix euros pour l’avoir traitée de connasse mal élevée, et quatre millions d’euros pour le préjudice moral, parce que, pendant ce temps, la robe qu’elle convoitait depuis des mois a été achetée par quelqu’un d’autre. Enfin, après avoir purgé ma peine, je rentrerai chez moi, pour découvrir que ma femme s’est barrée depuis trois ans avec le vendeur de chez Zara si sympathique et dont j’étais persuadé qu’il était gay, que j’ai perdu mon boulot, aussi, qu’en tant que repris de justice, j’ai interdiction de travailler dans les pompes funèbres, mais bon, j’airai mon jean, sur lequel j’aurai économisé vingt sept euros.
Donc, je vais dans les boutiques en dehors des périodes de soldes. Mon jean me coûte vingt sept euros plus cher, mais honnêtement, la tranquillité, à ce prix, c’est une affaire.
Il y a tellement à en dire qu’il est probable que cet article soit à suivre…
Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de Manu Rayot.
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