"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
Félicitations à tous les particicipants à la clôture du jour.
Je ne l'ai peut étre pas assez dit : je hais les jours en manche. Le jour en manche, c'est le jour des corvées et de l'ennui. Corvées parce que c'est lessive/repassage, et
ennui profond parce que c'est le jour de Michel Drucker à la télé. Michel Drucker, ou la séance de remotivation pour artistes has been.
"L'artiste" en question, en général un vieux con qui voit son public mourir au fur et à mesure qu'il monte en âge, et le mépris se peindre sur le visage de la nouvelle
génération, s'entend répéter toute l'aprés midi qu'il vient de sortir un superbe, magnifique, génial, exceptionnel disque/film/livre/projet de loi (il y a aussi des politiques), et toute
l'aprés midi, ses amis défilent pour dire à quel point l'invité est un étre exceptionnel, et vas y que je te narre des anecdotes pour te le mettre en valeur, et vas y qu'ils clament tous
haut et fort que que quelqu'un qui a des amis aussi exceptionnels ne peut étre quelqu'un d'exceptionnel.
Avec une grosse dose d'autocongratulation au passage.
La mode, ces derniers temps, pour les vieux cons pourris de fric, c'est de taper sur les téléchargeurs et de défendre leur gagne-pain. Mais, comment dire ? Je n'ai jamais
vu aucun de ces types promouvoir de jeunes artistes, je ne les ai jamais vu demander à Drucker d'inviter un ou une jeune chanteur/teuse dont ils pensaient que son talent mériterait d'étre connu
du plus grand nombre. Au contraire : ce sont des vieux cons comme lui qui se bousculent sur le plateau.
Au risque de faire de la paeine à ces veux cons, personellement, je n'ai jamais téléchargé ni connu quelqu'un qui téléchargeait leurs oeuvres. Quand je vois Maxime Leforestier
râler parce qu'il ne vend plus de disque à cause du téléchargement, j'ai envie de lui crier au visage "T'as vu ca ou ? Tu vends plus de disque parce que tu n'interesse plus personne. Et si tu te
remettais TOI en question ?"
Je précise au passage que je n'ai rien contre les vieux machins : sur l'étagére à côté de moi s'étalent les intégrales de Pink Floyd et de Génésis, période Peter Gabriel (ne me
parlez pas de Phil Collins : pour moi, Génésis s'est arrété en 1974). Et oui, de surcroit, j'avoue, je télécharge. Du vol ? Non. Au contraire : de l'antivol. Avant, un artiste sortait un
album, qui contenais, mettons, dix titres, et je payai le tout une vingtaine d'euros, pour étre parfois déçu. Voire trés déçu. En gros, sur les dix titres, il y avait un tube et neuf plages
de remplissage.
Aujourd'hui, je télécharge l'album. Si il est bien, je vais l'acheter, histroire de posséder l'objet et de remercier l'artiste, en l'encourageant à faire aussi bien pour le
suivant. Si l'album est nul, ben je l'achéte pas. Mais, m'objecterz vous, tu las téléchargé, donc tu l'as ? Vous croyez que je suis maso ? Je viens de vous dire que je n'achetai pas l'album parce
qu'il était nul. Vous croyez que j'ai que ca à faire, d'écouter quelque chose de mauvais ?
Bien entendu, Drucker ne serait pas d'accord avec moi. Déja, parce que ses potes artistes gagneront moins, ou seront obligé de se remettre sérieusement en question, ce que leur
microcosme n'aime pas, et ensuite, parce qu'il a dit à main reprise son dégôut de la musique que j'écoute.
Enfin, bref, je hais les jours en manche.