é
licitations à tous les participants à la clôture du
jour.
Comme je ne vous l’ai peut ère pas dit, vendredi, à 16 H 00, expire un ultime atome, pardon, un ultimatum, le calembour n’est pourtant pas de circonstances, l’heure est grave, un ultimatum, disais-je, que j’ai lancé au plus rétif des rédacteurs du blog, à savoir moi. C’est votre faute, aussi, j’avais proposé de publier vos histoires, mais j’attends toujours vos mails, ceci dit en passant, puisque la n’est pas le sujet.
L’ultimatum est simple. « Mon gars », me suis-je donc dit à moi-même, à l’intérieur de ma tête, afin d’éviter tout malentendu pouvant conduire à mon internement d’office, parce que les gens qui parlent tout seul, n’est ce pas… Ou en étais-je ? C’est fâcheux, je perds le fil de mes propres digressions, je dois manquer de fer, tiens, et si je m’arrêtai à la boucherie m’acheter un steak de cheval, quoique j’ai un doute, est-elle seulement ouverte le lundi, puisqu’on est lundi ?
Voilà que je recommence, pardon.
Or donc, l’ultimatum que je me suis fixé, le voici : vendredi, pas un vendredi au hasard, vendredi 2 septembre 2011, à 16 H 00, je devrai avoir posté un manuscrit à un nombre défini d’éditeurs. Combien, on s’en fout. La n’est pas la question. La question, c’est que je dois avoir fini, et expédié, quarante pages, et une lettre.
Pourquoi quarante pages et pas tout le livre ? Sur les conseils d’un écrivain édité, que je remercie et salue ici, mais que je ne nommerai pas, parce que j’ai fait assez de pub à Serge Reynaud et à ses deux livres, ‘’Chroniques de la main courante’’ et ‘’Bonne nouvelle, c’est la police !’’ Comme ça. De cette manière, l’éditeur est tenté de le lire avant le nouveau Tolstoï autoproclamé, qui vient juste lui faire livrer les 1200 pages tu tome un de sa nouvelle saga familiale, et moi, je peu poster quelque chose, donc, parce que si ce devait être le livre en entier, j’aurai jamais fini pour vendredi.
La lettre, elle, serait une variation sur le thème « Monsieur l’éditeur, ci-joint les quarante premières pages de mon livre sur les pompes funèbres, si ça vous plaît, j’en ai encore trois cent en réserve, appelle-moi vite, grand fou ! », dont certaines formulations restent à peaufiner, bien entendu.
Ces quarante pages seraient constituées de quelques histoires, réécrites façon « je me rappelle de mes études classiques », de quelques transitions, d’un aperçu du running gag qui courrait tout au long du livre, oui, je pense que c’est mon coup de génie, j’ai trouvé un running gag, je suis fier, il est bon, je trouve, et quelques autres trucs.
Et sinon, vous demanderez-vous certainement, parce que je sais que vous ne laissez pas passer ce genre de détails, qu’est ce qui se passe, si vendredi, à 16 H 00, tu n’as rien été foutu de poster ? Quel est l’apocalypse que déclenchera ton ultimatum ?
Fort simple. Si vendredi à 16 H 00 je ne suis pas capable de fournir quarante pages (d’un livre sur lequel je bosse depuis cinq ans, au passage) c’est que je ne sui spas capable d’en fournir trois cent, ne le serai jamais, et j’arrête. Tout. J’efface l e blog, je supprime mes fichiers, et je passe le reste de mes jours devant mon poste à regarder de la télé réalité.
Bien entendu, en cas de grève de la poste, j’ai droit à un délai.
J’ai déjà listé quelques histoires qui devront figurer dans cette démo (on peut dire démo ? J’ai toujours rêvé de devenir bassiste dans un groupe de métal, ça ferait comme si…) mais, comme vous le comprenez, le nez dans le guidon, je sais plus laquelle est bonne, laquelle est mauvaise. Interrogez-moi sur n’importe laquelle de mes histoires, et je vous dirai « Celle-ci ? De la merde, mon pote, une vraie merde, je suis complètement passé à côté. » Quand on me dit que Tolkien a passé vingt ans à écrire le ‘’Seigneur des Anneaux’’, je me demande comment il faisait pour supporter ne serait-ce qu’on le mentionne en sa présence ensuite. Bref.
Donc, gentil lecteur, gentille lectrice, toi qui me lis depuis longtemps (hier minimum), quelle est l’histoire qui doit, selon toi, absolument figurer dans ces quarante pages ? Son titre, ou si tu ne t’en rappelle pas, un vague résumé, peu importe, je la reconnaîtrai, mais laquelle est l’Histoire, celle qui devrait persuader n’importe quel éditeur que je suis de la graine de Nobel ?
Dis le moi que je la soigne, la bichonne, la réécrive, que je peaufine chaque tournure de ses phrases, que e pèse chacun de ses mots, que j’en extraie les scories et adoucisse les saillies, qu’elle soit la perle, la beauté en robe blanche qui attirera tous les regards au bal des débutantes. Et de préférence, un peu avant vendredi 16 H 00, parce que ça demande un peu de temps, comme vous le comprendrez aisément.
Voilà. Tout ça pour ça. D’avance, merci de votre avis. Le précis-je ? C’est juste important.










