"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.

Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."

article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen

 

F Fumée Noire 2

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élicitations à tous les participants à la clôture du jour.

Je vous ai raconté le concert de Rammstein ? Non ? C'était bien, pourtant. Franchement, d'après les fans qui les suivent, c'était un des, sinon le, meilleur concert de leur carrière.

J'y étais.

Ceux qui aiment peuvent me haïr. Ceux qui n'aiment pas peuvent continuer de s'en foutre.

En attendant, j'ai du mal à en revenir. Mon audition est presque revenue à la normale, c'est déjà un net progrès.

En attendant un vrai article, parce que, mine de rien, je suis un peu fatigué, et l'inspiration n'est pas vraiment la, enfin, si, mais bon, j'ai en réserve un petit article sur Mélenchon, vous m'en direz des nouvelles, un petit compte-rendu de mes moments préférés.

Nan, je déconne : tout le concert était mon moment préféré. Celui de Rammstein, bien sûr. Parce qu'en première partie, il y avait Deathstars. Vous connaissez Deathstars ? Non ? C'est normal. Ils ont quand même fait quatre albums, ces gusses, avec aussi peu d'inspiration qu'on en trouve dans un single de Bon Jovi, et je suis loin, très loin, d'apprécier Bon Jovi. Deathstars, pour moi, c'est Dachau : plus jamais ça. Rammstein a dû les choisir parce qu'ils étaient pas chers, ça faisait plus de fric pour la pyrotechnie.

Donc, l'entrée sur scène de Rammstein.

Oui, l'entrée sur scène, c'est mon moment favori. Je dis toujours, un artiste qui ne sait pas entrer sur scène, c'est qu'il ne sait pas faire son métier. Il y a trois sortes d'artistes : ceux qui savent entrer sur scène, ceux qui ne savent pas entrer sur scène, et ceux qui savent qu'ils ne savent pas et n'essaient même pas. Rammstein sait entrer sur scène. David Guetta ne sait pas faire et il le fait. Kate Bush ne savait pas faire, et le sachant, elle s'est sagement abstenu toute sa carrière. Rammstein et Kate Bush, ça bon. David Guetta, caca.

C'est simple : même si j'allai à un concert de mon groupe favori, je ne dérogerai pas : ils loupent leur entrée sur scène, je me barre. Bon, mes deux groupes favoris ne peuvent pas me décevoir. Pink Floyd, ils n'entrent plus sur scène, ils sont à la retraite, et Metallica, ils arrivent tranquille en marchant et ils jouent Creeping Death. Simple, efficace. Si tous les groupes avaient l'équivalent de Creeping Death dans leur répertoire, ils pourraient économiser les effets spéciaux et même se dispenser de dire bonjour.

Donc, Rammstein. L'effet de surprise, au début, est foireux : vingt minute avant, une voix au micro avait annoncé vingt minutes d'entracte, à la fin de Deathstars, et les Rammstein sont ponctuels. A Arras, la dernière fois que je les ai vus, le concert était prévu à 22 H 30, et à 22 H 30 pile, résonnaient les premières notes de Rammlied. Alors que le concert de Stéréophonics était prévu à 15 H 00, et il n'a toujours pas commencé.

Donc, la surpris est un peu ratée, parce que l’heure arrive, et en plus, un gusse éteint la lumière.

C'est marrant, d'ailleurs : tu te retrouves seul, dans le noir, avec un inconnu, tu flippes. Alors que tu te retrouves dans le noir avec 20 000 inconnus, tu t'en fous.

Un grincement strident résonne tandis qu'une alarme sonne, et un énorme passerelles descend du plafond. Passerelle qui explose en vol une demi-douzaine de fois, dans un déluge de pyrotechnie jusqu'à plus soif, un conseil, quand vous allez voir un groupe en concert, allez y le soir ou ils jouent leur best-of dans leur salle préférée, et que le tout est filmé pour réaliser un DVD, tandis que de puissants jets de vapeur fusent de part et d'autre.

Ah, j'oubliai : la place de Rammstein, c'était 63 euros. Je me permet de vous rappeler qu'une place pour aller voir U2, c’est minimum 150 euros, et que le seul effet spécial que vous aurez à ce prix là, c'est que la scène ne s'effondre pas sous le poids de leur ego.

La passerelle s'immobilise au niveau de la scène centrale, tandis que nous cherchons l'origine des cris de joie annonçant, sans doute que les mecs arrivaient dans le secteur. Oui, ils arrivent. Par le haut d'un gradin, traversant la foule en délire, fosse comprise, encadrés d'agents de sécurité très à cran et de barrières qui ont l'air très fragile, tout à coup.

Après avoir rejoint la scène centrale, qui s'élève jusqu'à la plate-forme, et sur laquelle ils reviendront plus tard jouer quelques morceaux, dont un Ohne Dich d’anthologie, ils traversent donc la passerelle, un flambeau ouvrant la voie, suivi d'un drapeau Français très apprécié. La, ils s'alignent un instant, avant que Till ne commence le décompte d'un Sonne qui restera dans les annales.

Durant l'attente, des publicités étaient passées pour les prochains concert à Bercy. Au milieu, David Guetta (copieusement hué par la salle, d'ailleurs). Vas y David, prépare ton entrée sur scène. Qu'on rigole.

 


  L'entrée, partielle, le Sonne qui fait du bruit...

 

 


 
...et un putain d'Ohne Dich qui déchire tout...

 


 


 

 

Les textes sont écrits tant bien que mal par Guillaume Bailly.

Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de Manu Rayot.

Tous droits réservés.


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