"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
élicitations à tous les participants à la clôture du jour.
Je me rappelle une soirée, c'était chez une amie, je vous parle de ça, ça date, je n'avais pas encore rencontré ma dulcinée. Pour tout vous dire, j'étais célibataire, et, pour oser la métaphore culinaire, sexuellement, je crevais de faim.
L'amie qui nous recevait le savait, et savait aussi qu'au delà de mon envie frénétique de culbuter la première femme consentante et à mon goût, je n'avais pas perdu de vue l'idéal romantique du grand amour. J'avais la ferme intention de le trouver, post coïtus. Le fait de lier sexe Et amour ne m'effleurait guère l'esprit : je vous l'ai dis, j'étais en manque, je n'avais plus les idées claires.
Et l'amie en question avait son idée derrière la tête. Elle avait une amie à me présenter. En fait, elle avait la ferme intention de nous caser ensemble. Elle savait que cette demoiselle aimait rire et acceptait de coucher le premier soir. Elle savait que j'arrivai parfois à faire rire les gens, et que j'avais horreur des filles qui couchent le premier soir, ça obligeait à attendre toute l'après midi, et elle savait aussi que vu l'heure tardive, je n'aurai pas le choix. Pour le reste, on s'arrangerait plus tard.
Nous voilà à la soirée, on papote en buvant, ou on boit en papotant, selon le point de vue, et soudain, il faut que je précise que j'étais ignorant de ses plans, je vois mon amie en grande conversation avec cette fille charmante, qui me fait signe d'approcher.
« Tiens ! Voilà Guillaume » s'écrie-t-elle, « Il faut que je vous présente ! Guillaume, je te présente Catherine, c'est une future prof de Français et elle adore rire. Catherine, voici Guillaume, il est étudiant en philo et il a un humour noir qui va te plaire ! Je vous laisse, bonne soirée ! » elle ne pouvait pas faire pire, à part lancer un clin d’œil. Catherine et moi la vîmes s'éloigner. Se retournant, elle nous lança un clin d’œil.
Nous nous dirigeâmes vers le buffet : j'avais soif, elle avait faim, déjà, j'avais un sale pressentiment : mauvaise synchronisation. « Alors, tu es bientôt prof ? » lancais-je, mais le sujet ne l’intéressait pas. Normal : un gars m'aurait branché sur « la physique » d'Aristote, un livre que pourtant j'adore, il m'eût singulièrement gonflé. « Oui. » répondit-elle. Elle avait dit « oui » et pas « ouais ». Je tombai amoureux ; je sais : je vous rappelle juste qu'il était 22 heures, que j'étais célibataire depuis presque un an, fin saoul, et que Catherine, soit dit en passant, était une beauté.
« Alors comme ça, tu es un vrai rigolo ? » je reconnus la patte de l'amie qui jouait les hôtesses et l'entremetteuse, et je la haïs instantanément. Merci pour la pression, grande, et pour le ''rigolo''. Je t'en foutrais, du ''rigolo'', tiens.
Mais Catherine semblai fascinée par l'idée qu'on puisse la faire rire à la demande. Elle darda sur moi ses yeux verts, d'un mouvement d'une grâce indicible elle secoua la tête pour chasser une de ses mèches dorées tombée inopportunément sur son regard félin, fit un pas vers moi, laissant avancée une jambe d'une finesse et d'un dessin à se damner, et d'une voix chaude, à transformer le plus frénétique fan des Village People en hétéro fou de désir, susurra « Fais moi rire ».
Ce jour la, j'ai compris le lien entre le sexe et l'humour : dans les deux cas, les pannes, ça arrive. Et j'ai appris une autre chose : si femme qui rit, à moitié dans ton lit, femme déçue se barre avec le premier venu.
Le vrai grand amour, le temps, et une bonne thérapie sont passés par la. Tous les vendredi, vous trouverez donc un article un peu olé olé en
service commandé sur Mémoire des Vies. Le reste de la semaine, on est sérieux comme des papes. Ou pas : disons, on essaie. Pour ceux qui aiment, s'il en reste après cete confession
libidineuse :
Le linceul se porte court, cet été
J'ajouterai que j'ai découvert ça, ça s'apelle Limousine, l'album s'apelle "II", c'est de la pop instrumentale, et je l'écoute en boucle
depuis une semaine. Essaie, lectrice adorée, essaie, c'est beau comme un vieux Génésis revisité par un band de jazz, et on se sent mieux après.
Les textes sont écrits tant bien que mal par Guillaume Bailly.
Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de Manu Rayot.
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