"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
"La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme.
Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement."
article 11 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen

élicitations à tous les participants à la clôture du jour.
« Je t’aime ! Je t’aime ! Je t’aime ! »
Les cris orgasmiques s’élevaient dans l’air chaud et humide de cet après-midi de printemps. Ils faisaient vibrer l’air, et changeaient doucement de nature « Oui, oui oui, encore oui ! » s’extasiait de bon cœur la donzelle, exprimant sans ambiguïté sa satisfaction intime à un partenaire nettement plus guttural. « Rha, oui ! Rhaaaaa oui ! » rétorquait-il, marquant ainsi un accusé de réception sans ambages aux gloussements de jouissance de la demoiselle.
Et son plaisir matérialisé dans ces quelques vibrations de l’air s’envolait par la fenêtre grande ouverte de la résidence étudiante ou logeait la demoiselle, et se répandait comme la semence de son partenaire se répandrait bientôt en sa féminité, dont on sentait l’imminence dans le crescendo de ses trilles « Je t’aime ! Oui ! Oh oui ! Continue ».
Les vibrations de l’air, dont personne ne doutait de l’intensité décibelique, s’envolaient donc de la fenêtre du studio au premier étage, franchissaient l’étroite ruelle, bondissaient sans difficultés le petit mur du cimetière, pour atteindre la première tombe. Comme la fenêtre et, vraisemblablement les jambes de la donzelle, celle-ci béait.
Nul doute que, lorsque plus tard l’étalon qui l’avait ainsi comblée se dirigerait vers la fenêtre afin d’y allumer une cigarette, et qu’il apercevrait, devant le funèbre trou béant, les regards courroucés de la famille en deuil, du maître de cérémonies, et ceux, vaguement goguenards et franchement égrillards, des porteurs, qui n’avaient pas loupé une miette sonore de leurs ébats tandis qu’ils pleuraient leur cher disparu, s’exclamerai-t-il en contrepoint « Oh ! Non ! »
Merci à JP de Loire Atlantique pour sa contribution
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L'Ankou mascotte dans l'en tête de l'article est une courtoisie de Rex Buthor.
Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de Manu Rayot.
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