Samedi, j'ai eu le plaisir, l'immense plaisir, d'assister à un concert de l'ensemble Matheus, dirigé par jean Christophe Spinozi. Un spectacle en trois parties. L'orchestre a commencé par interpréter une symphonie de Chostakovitch, puis, rejoint par les cuivres de l'orchestre des équipages de la Flotte, a interprété la Symphonie Du Nouveau Monde de Dvořák, cœur du programme. Enfin, après un entracte, une chorale s'adjoint à l'ensemble pour interpréter le Requiem de Fauré.
Vous avez déjà assisté à un concert de musique classique ? Vous devriez, une fois au moins dans votre vie. Ce n'est pas excessif, et ça vaut largement le coup.
Moi, j'en suis ressortie enchanté, impressionné, ému. Enchanté par le choix judicieux des pièces et leur interprétation somptueuse, impressionné par le silence de la salle, imaginez mille personne retenant leur souffle, suspendus au moindre coup d'archet des musiciens, ému, enfin, par la simplicité des interprètes, qui ont consacré leur vie à la maîtrise de leurs instruments, et d'interminables heures à parfaire les morceaux, à ce sacerdoce qu'est la musique classique, cette vie de dévouement pour, la plupart du temps, un salaire de misère et la reconnaissance d'un tout petit nombre.
J'en tire un enseignement : cette soirée a conforté l'immense mépris que j'ai de tous ceux qui, David Guetta en tête, juxtaposent des samples, des morceaux de talent volés aux autres, baptisent cela ''musique'' et récoltent ainsi, grâce à la stupidité d'un public décérébré, gloriole et fortune.
Puissent ils endurer une mort lente, répugnante et douloureuse.
Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de Manu Rayot.
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