
élicitations à tous les participants à la clôture du
jour.
Imaginez… Vous franchissez avec votre rosier les magnifiques grilles de fer forgé qui parent un mur de pierre ancienne. Un chemin serpente la, dans la forêt, ou les branches d’immenses arbres séculaires forment une voûte de feuilles à travers laquelle perce une douce lumière. Ici et la, des parterres de fleurs exhibent leurs couleurs chatoyantes. Vous marchez un long moment, profitant de cet endroit hors du temps, avant de parvenir à un repère, qui vous indique qu’il est temps de quitter la route. Vous bifurquez donc, marchant sur l’herbe, croisant d’autres parterres de fleurs, et des pierres tombales, posées la, comme incongrues, jusqu’à ce que vous parveniez à celle de votre cher disparu. La, vous prenez le temps de vous recueillir, avant de vous emparer des petits outils de jardinage dont vous vous êtes munis, et de vous mettre au travail. Quelques minutes plus tard, vous avez planté le rosier sur sa tombe, il s’épanouira la, à l’abri des grands arbres. Vous vous asseyez sur le banc de bois non loin, pour rester y lire un peu, proche de celui que vous avez perdu, comme vous le faisiez auparavant. Enfin, vous rentrez, apaisé encore par la promenade dans ce qui est avant tout une forêt magnifique. Une fois les grilles franchies, vous retrouvez la grisaille et le bruit de la grande ville.
Bienvenue au cimetière de Leipzig, que j’ai traversé en me disant que, de toute ma carrière de croque-morts, je n’avais jamais rien vu d’aussi beau. Et en me disant que je ne reverrai sans doute rien d’aussi réussi, à moins de revenir ici.
Ce ne sont pas les promoteurs des cimetières paysagers Français, avec leurs trois peupliers anémiques sur un carré de pelouse récupérée d’un terrain de foot, qui me contrediront.
L'Ankou mascotte dans l'en tête de l'article est une courtoisie de Rex Buthor.
Les graphismes, illustrations et la déco du blog sont l'oeuvre de Manu Rayot.
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