Votre attention, SVP


On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui. Personnellement, je préfére rire d'Auschwitz avec un juif que de jouer au scrabble avec Klaus Barbie.
(Pierre Desproges)

Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 22:05
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Mardi, par hasard, je me suis retrouvé en chemise et pantalon été, au milieu d'une forêt Lorraine, en pleine nuit, par moins cinq degrés, à attendre que les pompiers nous apportent un groupe electrogéne et des projecteurs. Pour quoi, je vous le raconterai une autre fois. En attendant les soldats du feu, je m'en serai bien fait un petit : j'ai repensé à ma vie, et je suis formel : j'ai jamais eu aussi froid que ce soir la. De loin.
___Bon, bref, disons qu'on était sur un accident sylvicole vraiment très très moche, avec deux collègue, un vétéran et un petit nouveau. Le petit nouveau, nerveux, ne cessait de répéter "C'est mon premier dans cet état la, c'est mon premier...", pour préparer peut être l'auditoire au moment ou il allait tourner de l'oeil. Chose qu'il n'a pas faite. Bravo.
___Le running gag de la soirée, c'est qu'â chaque fois qu'il disait à quelqu'un que c'était son premier, les participants lui répondaient invariablement : "Oh, il y a pire : les trains...".
___Il n'était, bien entendu, pas question de la SNCF en elle même, mais des gens qui se jetaient sur la voir alors qu'un convoi arrivait à pleine allure. A chaque fois, l'auditoire opinait du chef : on était entre nous.
___Qu'une chose soit claire, il y a deux genre de personnes : ceux qui ont ramassé des bouts de cadavre sur cinq cent mètres après une collision, volontaire ou non, avec un train, et les autres.
___Or donc, la conversation dévia sur ce que nous raconta un gendarme. Voici son histoire.
"C'était un suicide. Aucun doute. Le gars avait laissé une lettre, s'était mis debout dans un virage, lâ ou le train ne pouvait pas le voir, et se l'était pris à 200 km/heure dans la tronche. Il y en avait partout.
___Bref, on était au sac-poubelle. On arpentait les voies et les champs avec nos sacs poubelle pour y mettre les morceaux. On a ramassé, puis, au bout d'un moment, comme on ne trouvait plus rien, on a mis tous les sacs dans une housse de corps, et on est rentrés faire la paperasse. Le train est reparti pour l'Allemagne.
___C'était un suicide, aucun doute, et le légiste s'était contenté d'un bref examen et de quelques prélévement, pour chercher les toxiques. La routine. Il avait noté qu'il manquait des bouts, et les avait supposés emportés par les charognards. Il y avait plein de renards, dans le coin.
___Le gars souffrait de dépression, sa femme s'était barrée, il avait perdu son boulot, rien à signaler. La famille réclamait le corps, on avait aucune raison de lui refuser, alors le proc' a signé le permis de crématiser.
___Le gars est parti au four, les cendres ont été mises dans la sépulture de famille, et ses proches rentrérent chez eux, accablés de chagrin et de culpabilité. La routine. Quelques jour après, on recoit un coup de fil de la police Allemande.
___Le collègue parlait Français avec un fort aggzent teuton.
- Ach, ponchour, kollégue ! Qu'il dit.
- Guten tag ! Que puis je faire pour vous ?
- Eh pien, zai eine pobléme, ja, figurez fous qu'on a été appelés zuite à une inzpektion de routine zur eine train a fous, ja ?
- Euh, oui, mais je ne vois pas...
- Fous avez pien un gars qui z'est jeté dessous, ja ?
- Ja, euh, oui !
- Il manquait rien ?
- Peut étre,  on peut pas savoir, il était dans un état !
- Ach ! Definez ? Ze parie qu'il vous manquait un bras !
- Un bras ? Euh, oui, il me semblait bien que j'avais vaguement entendu parler de ça...
- Z'est moi qui l'ai trouvé ! Collé dans un coin, sous le train !
- Merde...
- Ach ! Les Franzais, afec leur focabulaire imagé ! Pon, dites, j'en fais quoi ?
- Euh, je sais pas trop. Il a déjâ été crématisé, je me vois mal annoncer ça à la famille...
- Che comprend. Pon, che vais arranger ça afec le crématorium, on fa faire passer ça pour un déchet d'amputazion, ni fu, ni connu, ja ?
- Ok, collégue, merci.
___Je lui ai envoyé une bouteille de champ. Je pouvais bien faire ça. N'empêche, le maccab', il m'a fait un sacré bras d'honneur. Mais j'allai faire quoi ? Lui coller un outrage à titre posthume ?"bandeau_requiem29.jpg
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 16:00
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Il arrive parfois que les croques morts oublient un truc, mais quoi ?
___Voici leur histoire.
___Un vieux monsieur avait souscrit un contrat obsèques. Ce monsieur était seul, sans aucune famille, ni d'amis qui lui aient survécu, assez fortuné, et il avait pris ses dispositions pour que son corps, après son trépas, soit exposé dans son très luxueux cercueil, ouvert, dans l'appartement dont il rêvait étant jeune, et qu'il s'était offert, plus âgé, à force de labeur.
___Or donc, vint son trépas. L'aide à domicile, dont c'était le deuxième jour, trouva le corps déjâ presque froid de Monsieur, assis dans son fauteuil de cuir marron, prés de l'âtre ou les cendres tiédissent, "Salambo" ouvert sur ses genoux. Une mort discrète, propre et distinguée, digne d'un gentleman.
___L'aide à domicile, pestant sur ce poste si tôt perdu, appela un médecin, qui, venant constater le décès, contacta à son tour la société de pompes funèbres dont le numéro figurait, bien visible, près du combiné téléphonique.
___Il semble utile de préciser qu'on était samedi, et que déjà l'après-midi regardait l'heure et attendait le début de soirée, qui devait prendre la reléve.
___L'appel parvint à un assistant funèraire professionnel mais inexpérimenté, qui sortit le contrat, passa l'appel à son centre logistique pour préparer le cercueil et faire la mise en bière, remplit les papiers, regarda sa montre, enfila son manteau, et, regagnant le garage ou il stationnait son véhicule, glissa, chuta lourdement, et se fit une double fracture de la jambe. Ouverte, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle.
___Ignorant ces faits, une équipe prépara le cercueil, se rendit au domicile, et procéda à la toilette, puis à la mise en bière. Enfin, satisfaits du travail accompli, ils quittèrent le domicile, passèrent au bureau déposer la clef, puisque c'est ce qui avait été convenu avec l'aide à domicile, et s'en retournèrent bosser.
___Il est également important de signaler que, ce week-end la, les gens tombaient comme des mouches.
___Puis les choses suivirent leur cours. L'assistant funèraire fut opéré, et autorisé à regagner son domicile pour une longue convalescence. Les jours succédérent aux nuits, les journées de labeur aux journées de labeur, le dépôt envoya le bon de commande du cercueil au bureau, qui le factura à l'organisme qui gérait l'argent du contrat obsèques, la succession de Monsieur arriva sur le bureau du notaire, oû il dormirait des mois avant d'ètre ouvert.
___Et tout fut bien.
___Quelques semaines plus tard, les occupants de l'immeuble de Monsieur appelérent leur syndic. Des odeurs nauséabondes avaient envahi les communs, puis les logements particuliers, et semblaient provenir de l'appartement inoccupé. Le syndic fit le déplacement devant l'insistance de ses administrés, constata, se dit qu'il devait avoir affaire à une variante originale du dégât des eaux, qui avait fait moisir des choses dans l'appartement, et il appela les pompiers pour défoncer la porte.
___A l'intérieur du logis cossu, l'odeur était abominable.
___On entrait par un petit vestibule, ou s'ouvraient à gauche la cuisine, en face un long couloir qui désservait les différentes pièces, et à droite, le séjour.
___C'est la que, sur ses tréteaux, reposait Monsieur, couvert de vers et de parasites, confortablement installé dans son cercueil ouvert, oublié de tous.
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 00:01
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Il existe un problème, dans notre doux pays, et c'est celui des retraites. Voyez vous, chers amis, les vieux sont de plus en plus nombreux, les jeunes de moins en moins bien élevés, et, tant qu'on n'aura pas taxé le trafic de shit des racailles, les caisses continueront de se vider inexorablement.
___C'est gênant, et cela contrarie fortement ma digestion au petit-déjeuner. Déjà que ça me saoule copieusement de savoir, dès le matin, que la dure journée de labeur qui s'annonce sera taxée pour payer le RMI de Momo, une mienne connaissance, qui, alors que mon troisième Nespresso (what else ?) coule déjà dans ma tasse, celle avec la Mort qui annonce "there's no justice, there's just me", dort certainement encore comme un bienheureux, et ce jusqu'à une heure de la matinée que je n'ai que rarement l'occasion de m'autoriser.
___Mais fi de cette amertume. A l'heure ou je vous écrit, le RMI de Momo est bien payé, sa prime de Noël est provisionnée, et je raque pour les retraites. Ca, c'est le matin. Mon après-midi sera toute entière consacrée aux salaires de la fonction publique. Avec le pot que j'ai, vous allez voir que mes sous ne vont pas payer la masse salariale des hôpitaux ou de la police, ou des gens utiles, mais qu'ils vont servir à embaucher l'assistante sociale qui va aider Momo à gratter encore plus de thune du système.
___Bon, il faut que j'arrète avec lui.
___Et puis non, tiens, je vais digresser. Sinon, en plus, PUNK80S va s'inquièter, il va se demander si je ne suis pas malade, va prévenir les secours, et je vais voir une équipe du SAMU débouler dans mon petit bureau en criant "Tenez bon, monsieur !". Je tiens bon, je tiens bon, plus que quatre mois avant les vacances.
___Momo est un fainéant. Un pur jus. Demandez à Barbare, dans mes favs, pas loin du PUNK, il le connait aussi. C'est ce connard qui a osé sortir un soir, au comptoir du bistrot qu'il empuantissait de sa présence (ce n'est pas une métaphore : Momo cumule une hygiéne corporelle plus que négligée avec le port de vêtements qui servent d'émonctoire à ses félins domstiques. Traduction pour les fans de David Guetta : ses chats pissent sur ses fringues. Ah, et il a une haleine de chacal, aussi. Mmmmh... A la réflexion, c'est pire, et je tiens à m'excuser auprès des chacals), à deux ouvriers du bâtiment qui venaient se taper une bière fraîche après une journée de labeur sous des combles un jour de canicule :
_"Ben je préfére rester au RMI, avec toutes les aides que je perd, c'est pas interessant, pour moi, de bosser".
___C'est vrai, tiens. Un jour, il nous a fait la liste de ce à quoi il avait droit. Tout son loyer est payé, ou presque, il y est pour vingt euros de sa poche. Vingt euros pour un studio dans un immeuble neuf à Brest, au coeur d'un quartier assez recherché, c'est pas mal. Son electricité, son eau, tout ça lui était payé par diverses aides locales. Gratuité des transports (avant que le maire ne se pique de faire un tramway et de modifier tous les plans de circulation, Brest était considérée comme la deuxième meilleure ville de Françe au niveau des transports en commun, ce que même les Brestois ne savaient que peu). Ses fringues ? Secours Populaire, par exemple. Manger l'hiver ? Les restaus du coeur. Manger l'été ? Facile, avec ce qu'il avait économisé l'hiver.
___J'ai fait mon compte : il reste à Momo, tous les mois, 394.30 Euros. L'hiver, ou il n'a même pas à se nourrir, c'est de l'argent de poche. En effet, il n'a pas intérêt à travailler.
___Ca fait douze ans que je suis sur le marché du travail. Et donc, que je paie pour Momo.
___Quand j'ai réglé mes loyer, charges, crédit pour la voiture, obligatoire lâ ou je suis pour aller bosser, il me reste 480 Euros. Avec lesquels je dois payer l'essence, dont je pourrai me passer si je ne travaillai pas, la nourriture, les cigarettes et les loisirs. Et les cartouches de Nespresso, c'est un luxe, mais qu'est ce que c'est bon.
___Je me plaint pas. Non, vraiment. Même si, parfois, je me dis que mon job n'est pas aussi bien rémunéré qu'il devrait l'être, c'est pas si mal.
___Mais ça me fait mal de savoir que, finalement, entre bosser et rien, mon pouvoir d'achat ne s'en ressentirai même pas, mais que si on mettait Momo au boulot, je sentirai une nette différence. J'oubliai : j'ai vu Momo bosser. Plusieurs fois. Entre ceux qui l'ont viré parce qu'il glandait, et ceux d'ou il s'est barré quand on allait lui sucrer ses allocs, ce sont pas les occasions de devenir un travailleur qui lui ont manqué.
___Bon, fin de la digression. Je parlai de quoi ? De retraite ? Pourquoi je parlai de ça, moi ? Je suis même pas concerné, il n'y a plus de sous, Momo a tout dépensé.
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PS : Ceci n'est nullement une charge contre le RMI, ou le RSA, ou contre les aides. Certains de nos concitoyens sont plus faibles dans la conjoncture sociale, et il est normal de faire preuve de solidarité pour les protéger. D'autres sont juste des parasites qui ont surtout besoin de coups de pieds au cul.
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 09:18
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Aujourd'hui, c'est la journée des femmes. Vous avez droit de faire ce que vous voulez, de dire ce que vous pensez, sans menace ni contrainte. Et je serais vous, j'en profiterai, parce qu'est ce que je vais te mettre comme raclée ce soir à minuit une !
___Bien entendu, je plaisante. Les violences faites aux femmes sont une abomination. Mais il faut les comprendre, aussi, les mecs : ils ont une petite bite, du chewing-gum à la place des muscles,une intelligence limitée,  et personne d'autre que leur femme sur qui passer leurs nerfs. Moi que la nature a bien doté dans tous ces domaines, je ne leur jette pas la pierre, d'abord parce que je hais la violence, ensuite parce qu'on m'a toujours dit que c'était mal de s'en prendre aux pauvres types.
___Mais je ne puis m'empêcher de penser à un épisode d'Urgences. On y voit Peter Benton découvrir que, contrairement à ce qu'on lui avait dit, il n'était pas le meilleur à l'examen qui lui avait permis d'intégrer l'internat de chirurgie, mais qu'il devait sa place au fait qu'il rentrait dans un quota. Ce qui lui causait un choc. Non pas d'apprendre qu'il était noir, je suppose qu'on le lui a appris longtemps avant, puisque dés sa première apparition dans la série, il n'en fait pas mention, mais on sent bien qu'il est au courant, mais d'apprendre qu'il devait un privilége à son appartenance à une minorité visible, et qu'il n'y était pour rien.
___Non, attendez, il est pas si bon que ça, mon exemple. Les femmes ne sont pas une minorité visible, même sous une burka, mais une majorité, c'est pas moi qui le dit, c'est Démographie, une philosophe grecque, sans doute.
___Bon, ce à quoi je voulais en venir : peut on parler d'égalité lorsque cette égalité est imposée par une loi ?
___Prenons l'exemple d'un gros con. Il postule pour une promotion dans son entreprise, mais le job est finalement attribué à une femme. Que va dire le gros con ?
_"Ben c'est parce que c'est une gonzesse, c'est à cause des quotas, et en plus, tout le monde sait qu'elle couche avec le boss, cette salope"
___Il est à noter que, contrairement à son assertion, personne n'était au courant, y compris les deux principaux interessés, qui ignoraient entretenir régulièrement des relations sexuelles dans le petit bureau du troisième étage (il faut que la rumeur soit abondante, pour étre efficace), mais que tous ceux qui l'entendront vont s'empresser de se l'approprier et de la diffuser largement.
___On observera également une frustration latente qui viendra renforcer la frustration primaire, celle de ne pas avoir eu le job : celle qu'elle couche avec le boss. Ben oui, quoi, il faut bien qu'elle couche avec quelqu'un, cette salope, c'est une femme, après tout, se dit gros con, amer que ce ne fusse pas lui.
___Sans quota, la femme aurait certainement eu le poste, quand même, non pas parce qu'elle était une femme, mais parce qu'elle valait infiniment plus que gros con. Qui aurait prétendu malgrè tout qu'elle couche, on ne se refait pas, hein.
___Une chose qui m'a énervé, par contre, sont les propos que certaines féministes ont tenu récemment lors d'entrevues, ou elles disaient que si Ségoléne Royal n'était pas présidente de la république, c'était dû à un fond de misogynie. Faut arréter avec ça : si Ségoléne n'est pas présidente, c'est dû à un sursaut d'intelligence. Sursaut, parce que si cette intelligence eût été plus répandue et constante, un souverainiste aurait été élu au premier tour.
___Enfin bref, ce n'est pas l'objet de mon propos.
___L'objet de mon propos est le suivant : le féminisme doit pas, à mon avis, légiférer pour exister, mais il doit changer les mentalités. D'un côté, les lois sont relativements faciles à obtenir, contrairement à la modification lente et subtile des pensées inertielles, ce qui prouve que les féministes, et les femmes, sont aussi fainéantes que les hommes. Vous voyez qu'on progresse !
___Je tenais à ajouter que je m'enorgueillis d'appartenir à une société trés égalitaire : dans ma boîte, les femmes sont aussi mal payées que les hommes. On se console comme on peut.
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /2010 00:01
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Ce jour en manche, l'actualiité est bien sûr dominée par les récents événements dramatiques survenus en France ces derniers temps. Je veux évidemment parler des victoires de la musique. Je suis content : Benjamin Biolay a été récompensé. Biolay est réputé étre un sale con, n'aimer personne, étre doté d'un ego surdimensionné, mépriser la populace inéduquée en faisant de la musique élitiste et ne jamais se départir d'un cynisme en or massif plaqué de platine et incrusté de diamants. En plus, il n'aime pas Benabar. Autant de qualités ne pouvaient que me séduire. Tiens, si j'étais pas si hétéro...
___Il y en a un autre qui écrase littéralement la concurrence : après avoir battu le record absolu de victoires de la musique, voilâ qu'avec son DVD live, Alain Bashung prouve que, même mort, il est infiniment supérieur à la plupart des chanteurs Français vivants. Voire à tous.
___D'ailleurs, chose à éviter : écouter Benjamin Biolay après Bashung; vos voisins vont hurler. En effet, vous aurez beau pousser à fond le volume, Benji manquera toujours autant de voix. Dommage. Johnny pourrait lui vendre la sienne, il en fait plus rien. Tiens, cest une idée. Le docteur Delajoux pourrait pratiquer la greffe, il connait déjâ bien le dossier Hallyday, et son emploi du temps s'est considérablement allégé, ces derniers temps.
(la partie qui suit a été écrite vers 23 H, avant que je ne partisse dormir, ce qui fait que j'ignorai le résultat)
___Sinon, je suis trés content de la victoire d'Helmut Fritz. Ce pseudo aristocrate Allemand, mais vrai humoriste Français, détourne les codes de la musique qui l'a fait connaitre, ce qu'on appelle la "dance", en y apposant des textes caustiques tournant en ridicule le public auquel il semble s'adresser. Cette victoire, décernée par un vote du public, est largement méritée, au titre du second degré.
___Sinon, je suis trés déçu que la victoire n'ait pas été décernée à Helmut Fritz. Ce pseudo aristocrate Allemand, mais vrai humoriste Français, détourne les codes de la musique qui l'a fait connaitre, ce qu'on appelle la "dance", en y apposant des textes caustiques tournant en ridicule le public auquel il semble s'adresser. Cette victoire, décernée par un vote du public, aurait été largement méritée, au titre du second degré.
___En plus, Fritz en donne parfois une interprétation rock déchaîné très sympa.
___Voila pour les victoires de la musique.
___Sinon, il y a aussi la crise de l'immobilier aquatique.
___La, franchement, je ne comprend plus les gens. Je sais que la France est un pays d'assistés, ça c'est pas nouveau, mais, franchement, la, c'est le pompon. Après, on va s'étonner que des hordes de miséreux embarquent sur de frèles esquifs pour avoir une part de cet Eldorado. Mettez vous à leur place : alors que eux crévent de faim, les joyeux Français se retrouvent, sans efforts particuliers, propriétaires de maisons pieds dans l'eau, et ils trouvent encore le moyen de râler, vitupérer, se plaindre, pour enfin réclamer du pognon.
___On voit ici, plus concret tu meurs, les résultats de la fuite des cerveaux à l'étranger :  il ne reste personne pour se rendre compte que, à force de faire des maisons sous le niveau de l'eau, on finit par attirer l'attention des lois de la physique et du fisc.
___Tout cela reflète un mal bien Français : le chauvinisme. Les autochtones passent leur temps à dire : c'est beau chez nous, c'est beau chez nous, les autres viennent voir, ils constatent qu'en effet, c'est beau chez eux, ils décident donc de rester, construisent des maisons, des digues, des supermarchés, résultat : chez les autochtones, ça devient moche et dangereux, parce qu'ils ont été généreux au niveau du béton mais pingres au niveau des digues. Certains endroits, il y a tellement de béton que la prochaine fois que l'Allemagne nous envahira, ils prendront modèle pour faire un mur de l'atlantique réellement efficace. Ca s'appelle la Côte d'Azur. Bientôt, ce sera aussi la Corse. La Corse est un endroit dangereux, vous vous promenez, innocent, et vous soudain vous vous retrouvez nez à nez avec Christian Clavier ou Michel Drucker.
___C'est pour ça que je tenais à passer ce message important : la Bretagne c'est moche, les gens ne sont pas sympas, le climat est dégueulasse, pire encore que ce qu'on dit, surtout, ne venez pas. Allez plutôt construire vos résidences secondaires en Hollande, avec l'europe, c'est facile, les tulipes, c'est joli, le gouda, c'est bon, et surtout les digues sont solides, alors qu'en Bretagne il n'y en a même pas, pensez, les maisons sont construites au dessus du niveau de la mer, vous voyez l'aberration...
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 00:01
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La douce et suave vois féminine annonce tout en douceur :
"Mesdames et messieurs, nous avons le plaisir de vous annoncer que le spectacle va commencer. Veuillez avoir l'ambilité de fermer vos gueules. Merci".
Puis, une explosion de violons, et Pierre Desproges monte sur scéne.
Je ne vais pas vous refaire l'éloge de Desproges. Vous n'avez qu'à l'écouter, tas de fainéants.
Et après, pour rire un peu, vous irez voir, ici, les blogs qui indiquent "humour noir" dans leurs centres d'intérèts. Du moins, j'espére que ça vous fera rire. Moi, c'est moyen. C'est l'humour noir du pays des bisounours.
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 00:01
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Je ne suis pas quelqu'un de violent, ni qui approuve la violence d'une manière générale, en dehors des films de Tarantino, et je suis totalement opposé, par principe et éducation, aux violences faites aux femmes. Il me semble important de le préciser, puisque la suite de l'article constitue une longue liste de personnes dont j'ai envie de tarter la gueule, y compris des représentantes du beau sexe, quoique, dans leur cas, la chirurgie esthétique y fut pour beaucoup.
___Voyez-vous, il est fréquent de tomber sur des acteurs ou trices, écrivains ou vaines, artistes fréquentant généralement les émissions animées par Michel Drucker, qui est à la télévision française ce que le lisier est aux nappes phréatiques en Bretagne, qui utilisent jusqu'à plus soif un vocabulaire inadapté, d'aucun diront "détourné de manière créative", dont les expressions, si tant est qu'elles fussent originales une fois, sont tellement galvaudées qu'elles suscitent chez l'auditeur (je parle de moi, la), une envie irrépressible de gerber.
___Parmi celle-la, l'ensemble de ceux qui se sont construits.
___Une définition, trouvée sur Wikipédia, m'indique que "dans un projet de bâtiment ou de travaux publics, la construction est le fait d'assembler différents éléments de l'édifice en utilisant les matériaux et les techniques appropriées". Tout le monde est bien d'accord la dessus ? Bien.
___Il est par conséquents impossible de se construire soi même. Est il nécessaire que je vous l'explique, d'un point de vue physiologique, dans l'acception au sens propre du terme ? Parfait.
___Au sens métaphorique, l'utilisateur de ce vocable vous expliquera qu'il s'est forgé sa personnalité ainsi, cet ainsi étant, généralement, la longue litanie des épreuves qu'il a traversées. Or, on ne se bâtit pas une personnalité, et il n'est pas question ici d'acquis ou d'inné, elle se forge, se structure, se modèle, bref, se dessine elle même, et elle, elle a le droit, puisqu'elle est abstraite, en fonction de l'apport de divers éléments qu'on ne maîtrise généralement pas, ou alors, l'on pourrait dire, dans le cas de ceux qui se sont "construits", si ils avaient le choix, ce sont de grands masochistes, de s'apporter ces éléments-la, et c'est elle, la personnalité, quoi, vous avez un problème avec les grandes phrases ? C'est cette personnalité forgée au mode passif par rapport à son sujet, qui permettra à ce même sujet de se forger, au mode actif, un destin.
___Donc, l'on ne maîtrise pas l'apport en matériaux. Ce qui constitue une personnalité est, selon sa conception personelle, soit de l'inné, transmetteur du patrimoine en question, soit de l'acquis, ce qui signifie que, chaque minute, chaque seconde, les événements qui surviennent dans sa vie sont indissociables de ses propres choix. En d'autres termes, prenons l'exemple du film "The Doors" de Oliver Stone, quand on voit le petit Jim croiser un indient mort, sur le bord d'une route, qui crée en lui ce côté libre et mystique, cela reviendrait à accuser Morrisson de l'avoir tué lui même, afin de se forger le caractére en le croisant plus tard, élément, d'après les sources biographiques du chanteur, qui l'aurait grandement influencé.
___Venons en, si vous le voulez bien, aux dites "techniques appropriées". Bien entendu, quand je dis "si vous le voulez bien", c'est une façon de parler, parce que votre avis, je m'en fiche un peu.
___Les technique appropriées appartiennent au domaine du psychisme. C'est ce que vous diront les psychanalystes freudiens ou lacaniens, les psychologues, les psychiatres, enfin, en un mot, tous les spécialistes de l'âme humaine, dont la principale activité consiste à s'étriller sur les différents théories qu'ils professents, sans se départir du masque de la courtoisie professionelle.
___Ainsi, un collége d'experts, constitué des membres les plus éminents de toutes ces corporations, passera le plus clair de son temps à se foutre allégrement sur la gueule, en guise de construction de la personnalité, et, puisque les psychiatres sont les plus diplômés, ils finiront par mettre un terme à cette mascarade et prescrire du prozac à l'apprenti chantier de construction.
___Bref, en un mot, un seul, il suffira par sa seule éloquence : MERDE ! Et j'ajouterai, tout de même : j'en ai marre de tous ces cons qui utilisent à mauvais escient un vocabulaire inadéquat d'une façon tellement répétitive qu'on la croirait sortie de la boucle d'un sample.
___Voilà pourquoi je songe à constituer l'amicale des MECANOgraphes, ceux qui n'aiment pas ceux qui se "construisent". Ni ceux qui sont gourmands de mots. Ni ceux qui parlent de tendresse, d'amour, de tolérance à un niveau qu'on pourrait qualifier de vomitif. Ni ceux qui parlent de collectif, parce que les associations loi 1901, c'est démodé. Voilà. Vous en étes ? 
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /2010 00:01
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___Or donc, je restai absent quelques jours de ce blog, ce week-end, parce que je partai à l'aventure en terra incognita, le seul endroit de la carte ou il est encore indiqué, sur une vaste zone vierge, "Ici dragons", "Ici monstres", le Nord. requiem29 bienvenu chez les ch'tis ? Ben j'ai pas vu Dany Boon, donc ça s'est bien passé.
___Mais je me suis fait la réflexion que, finalement, on est quand même suivis à la trace. Mon banquier et quelques amis m'ayant conseillé de passer plutôt par le Luxembourg et la Belgique, je m'éxécutai. Sitôt franchie la frontière de France (quand je dis sitôt franchie, ce n'est pas une façon de parler : l'ancien poste de douane était dix mètres dans moin rétroviseur), un texto m'etait envoyé.
___Je me dis "Tiens, un texto, qui donc cela peut il étre ?".
___C'était mon cher agrume. Oui, Orange, fournisseur en téléphonie de votre serviteur, et ex fournisseur d'accès internet, qui m'envoyait, non pas un, mais deux textos. Le premier m'expliquait que Orande était ravi de m'accompagner partout en Europe. Le second me communiquait les tarifs depuis le Luxembourg, et me faisait une offre pour un forfait depuis cette destination. Je vous rapelle que j'avais passé la frontière depuis moins de cinq secondes.
___Voyez vous, dans le sens Luxembourg-Belgique, de nuit, il est relativement malaisé de savoir qu'on a passé la frontière. Heureusement, je peu compter sur mon opérateur préféré pour me le signaler. Quelques secondes après étre entré dans le royaume, texto.
Un arrèt sur la première aire de repos qui se présente, lecture du susdit texto : et oui, c'est bien Orange qui me fait une offre alléchante pour appeler depuis la Belgique. Formidable.
___Finalament, je suis assez heureux de ne pas étre un terroriste international. Si tel était le cas, il suffirait aux services compétents de demander un suivi de mon téléphone pour savoir avec une précision de moins de dix mètres ou je me trouvai, et à quelle heure.
Ceci dit, si ces messieurs les douaniers ont un jour accès à nos transactions de carte bancaire, je suis mal. Enfin, je suis con, aussi : certes, je me suis arrété en trois endroits différents pour faire le plein de tabac, pour ne pas attirer l'attention sur de trop grosses quantités, en bon parano que je suis (j'ai ravitaillé des collègues, je tiens à préciser), mais, comme un abruti, j'ai payé en carte bleue.
___Imaginons le scénario suivant : une loi autorise les douaniers à collecter les informations de cartes bleues.
___Je m'arrète au Luxembourg, achéte pour duex cent euros de cigarettes. Au service des douanes, une petite alarme sonne : utilisation d'une carte bleue francaise dans un débit au Luxembourg pour un montant important. Le douanier tapote son clavier : il obtient mon nom, mon adresse, mon numéro de sécurité sociale (pour éviter les problèmes d'homonymie). Un second tapotage lui donne le type et le numéro d'immatriculation de mon véhicule automobile. Un petit appel à Orange pour savoir ou je me trouve et dans quelle direction je vais, et moi, peinard, franchissant le poste frontière désaffecté, je tombe nez à nez, de l'autre côté, avec le comité d'accueil.
___Grâce au progrès technologique, bientôt, un gars qui voudra aller se fumer un joint à Amsterdam, en laissant son téléphone portable chez lui, et payant en liquide, y compris pour la voiture de location qu'il aura réservée au nom de son arrière grand-père, ne sera, pour l'administration, qu'un banal contribuable que l'on mettra quelques secondes de plus à retrouver.
___Certes, la drogue, c'est mal. Bon, le tabac aussi, même si on peut en rediscuter, parce que finalement, chahuté, dénoncé, ostracisé, taxé et dénoncé depuis des années, le fumeur est surtout pris pour un con par à peu près tout le monde depuis des années. Certes, en allant acheter mon tabac au Luxembourg, je suis un mauvais contribuable. D'ailleurs, le rouge de la confusion empourpre mon front.
___Mais qui me dis que ces méthodes légitimes supposées, qui pourraient un jour me ramener dans le droit chemin, ne pourraient, encore plus tard, servir à autre chose.
___Mois de mai 20xx. requiem29, enervé, sort de l'isoloir. La France est en faillite, et, pour la présidentielle, il n'a le choix qu'entre deux candidats : Ségoléne Royal et Jean Sarkozy. Les autres ont étés interdits pour "raisons démocratiques". Tout à coup, une main se pose sur son épaule : "Monsieur requiem29, vous venez de déposer un bulletin blanc dans l'urne, vous ètes en état d'arrestation pour vote non conforme".
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 16:00
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Je suis déçu de mon article de ce matin. Il semblerait que ceux qui pensent que je suis un enfoiré de raciste ne se soient pas donnés la peine de le lire, et que ceux qui savent que je ne le suis pas ne l'aient pas lu non plus. Du coup, j'ai passé une journée calme, trop calme... Si quelqu'un veut m'engueuler, qu'il ne se gêne pas.
...
___Dites, je me demande si Raymond Domenech ne va pas réussir la ou trente générations de nationalistes ont échoués. Il semblerait en effet que certains soient prêts à accorder l'indépendance à la Bretagne juste pour pouvoir le reconduire à la frontière.
...
___D'ailleurs, on veut bien vous reprendre Domenech; mais vous gardez les Le Pen. On s'était dit "On va jamais réussir à leur fourguer ça, ils vont bien se rendre compte que, chez lui, personne ne vote pour lui", mais même pas. Vous manquez vraiment de sens de l'observation.
...
___A toutes celles et tout ceux qui m'on fait observer, dans un précédent article, qu'ils étaient contents de constater que les croque-morts étaient des étres humains, je tenait à rapeller que Terminator, c'est juste de la science-fiction.
...
___J'ai enfin la preuve irréfutable que les fantômes n'existent pas : il n'y a pas de service après vente dans les entreprises de pompes funèbres.
...
___Il n'y a pas eu, hier, d'articles du jour en manche, ou Michel Drucker en aurait pris plein la gueule. Pour ceux qui penseraient qu'il m'a fait un chêque pour que je me taise, je nie farouchement. Mais je me ferai un plaisir de lui donner mon adresse, si il le poste vendredi, il n'y aurait pas non plus de problèmes pour jour en manche prochain.
...
___L'autre jour, j'ai eu une idée d'article absolument géniale. Comme quoi tout arrive. C'est dommage que je l'aie oubliée...
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PS spécial dédicace à Monsieur Triste, qui me disait que je devrais écrire dans une communauté : tu manques VRAIMENT du sens de l'observation...
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 10:19
profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Il est de bon ton de jeter la pierre aux racistes. En fait, j'utilise cette terminologie, qui confond les vrais racistes, les xénophobes, les fascistes,les nazis, les communistes, et tout un tas d'autres doctrines, assez différentes les unes des autres, mais qui ont ceci de commun de pointer du doigt un bouc émissaire en braillant "C'est de sa faute", pour simplifier mon propos.
___Je tiens aussi à préciser que cet article n'est pas un jugement de valeur généraliste. Simplement, je connais quelqu'un qui est passé du jour au lendemain de l'état d'homme très tolérant à celui de membre actif de groupes d'extrème droite, et à qui je n'ai jamais rien su dire d'autre que "Oui, je comprend ton point de vue".
___Cet ami, appelons-le Jean, en hommage au fils de notre Bon Roi Naincolas, était marin d'état. Or donc, voilâ qu'un beau jour, en escale en Australie, il rencontre... Une Australienne, risque encouru lorsqu'on parcours un pays donné. Entre les deux, c'est un coup de foudre immédiat, physiquement, ils se plaisent beaucoup, intellectuellement, ingénieurs informatitiens tous les deux, ils trouvent vite des sujets de conversation, puis, lorqu'ils en viennent à des propos plus personnels, ils découvrent ce que signifie l'expression "âme soeur".
___Bref, c'est le début d'un grand roman d'amour.
___Les deux passent ensemble les dix jours que dure l'escale, puis correspondent, par mail, par téléphone, par courrier. L'envie de se revoir est trop forte, alors commence pour eux une longue (et coûteuse) série de voyages. Un beua jour, la demoiselle, qui a appris le Français de façon intensive, accepte la proposition de Jean de venir en France vivre avec lui. En France pour tout un tas de raisons assez pragmatiques, le sujet n'est pas la.
___La demoiselle trouve, assez facilement, un emploi qualifié dans une grande entreprise d'informatique en France, perfectionne encore son Francais, puis fait une demande de visa pour notre bel hexagone, ou elle épousera Jean, travaillera, paiera ses impôts et vivra heureuse.
___Son visa est refusé.
___Interloquée, elle demande des explications. Il lui est alors expliqué que de demander un visa en sachant qu'elle se mariera une fois sur place, c'est de l'immigration sauvage, et que, par conséquens, elle est persona non grata en France.
___Jean, informé, se rend dans les services compétents de notre beau pays. La, on l'informe que le cas de sa jolie fiancée et lui tombe sous le coup d'un accord passé entre l'Australie et la France, le pays de kangourous cherchant à retenir ses cerveaux, et la France cherchant à privilégier d'autres formes d'immigrations.
___Je le cite :
"Les autres formes d'immigrations, je les ais vues : des nord africains, pas un seul ne parlait Français, il y avait des hommes qui faisaient des demandes d'aides pour faire venir leur femme et leurs dix enfants du bled, parce que, comme ils étaient chômeurs, ils n'avaient pas assez d'argent pour payer le voyage, il y avait des femmes qui hurlaient sur les guichetiers parce qu'elles devaient faire leur demandes d'allocations familiales à un autre endroit que celui ou on leur délivrait leur carte de séjour, et dans la rue, des arrivants de fraîche date, qui parlaient à peine le Francais et revendiquaient que la commune leur donne gratuitement un terrain pour construire une mosquée..."
___Voyez-vous, la vie au pays des bisounours voudrait que je lui aie expliqué qu'il se trompe.
___Mais j'ai eu beau retourner le problème dans ma tête, je n'ai pas trouvé d'arguments.

++++


Aujourd'hui, c'est la première journée de l'immigration. Les immigrés sont donc invités à faire grève de la consommation pour montrer ce qu'ils pésent dans l'économie Française. très bien. Ceci ditn afin que les comptes soient exacts, j'invite le gouvernement à suspendre, pour la journée, toutes les aides qui leurs sont versées, ainsi qu'à comptabiliser les devises envoyées au pays par des réseaux comme "Money-gram".

++++
Certains vont encore hurler au racisme sur mon blog. Ils faut bien comprendre que :
Primo, je m'en fous totalement. J'ai ma conscience pour moi.
Secundo, je pense étre plus ouvert que ceux qui se prétendent ouverts mais censurentrl'antithése dans leur argumentation sur un sujet donné.
Tertio, il paraît que ce sujet est populiste, ce qui me va trés bien, puisque populiste, c'est "pour le peuple", et je préfére ceux qui gouvernent le peuple par le peuple et pour le peuple que ceux qui dirigent le peuple par les bien-pensants et pour les bien-pensants.
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 00:01

profilok-copie-1Félicitations à tous les participants à la clôture du jour.
___Parfois, dans le cadre de leur métier, les croque-morts atteignent les limites de ce qu'ils peuvent supporter humainement.
___Voici leur histoire.
___C'était comme si c'était hier. On avait un boulot simple à faire.
___Laissez moi tout d'abord vous parler de Laurent. C'était un gars bien. Il l'est certainement toujours, d'ailleurs, je n'ai plus trop de nouvelles. Il bossait dans les pompes à temps partiel, en attendant que son affaire de dressage de chiens marche assez pour lui permettre de gagner sa vie. Et je n'ai jamais vu un gars avec un tel sang-froid. Lors de sa première réquisition, nous étions tombés sur un corps pourri, grouillant de vers et de vermine, en plein été. Du quatrième étage, on sentait l'odeur depuis l'extérieur, sur le gazon. J'étais constamment obligé d'aller à la fenêtre ou de sniffer du baume du dragon, un truc chinois très, très fort. Et Laurent, qui n'en avait jamais vu des comme ça avant, se montrait bien plus calme et pro que moi. Il ne bronchait pas au moment d'empoigner le corps pour le mettre dans la housse, il réfléchissait sans problème au milieu de la puanteur  irrespirable, trouva d'ailleurs la solution la plus ergonomique, et poussa même la conscience professionnelle jusqu'à attendre d'avoir rangé le corps dans la case réfrigérée à la morgue avant d'aller, calmement, aux toilettes pour vomir.
___J'avais pas gerbé, mais j'étais quand même bluffé. Ce gars avait du cran.
___Il le montrait tous les jours, mine de rien, en menant de front son job et sa société, et en élevant sa fille, un petit bout de chou de cinq ans, dont il avait obtenu la garde après son divorce.
___Ecce homo.
___Donc, le boulot était simple : mettre T... dans son cercueil, et l'emmener au crématorium. Ses parents et sa soeur seraient certainement la.
___T... avait quatre ans. Entré dans une clinique pour un bras cassé, alors que lui et ses parents et sa grande soeur étaient en vacances, il avait attrapé une maladie nosocomiale, qui avait eu raison de ses jeunes défenses immunitaires en quelques jours. Il était mort à l'hôpital, entouré de ses parents et de sa soeur qui voulaient juste passer de bonnes vacances en Bretagne, tous les quatre.
___J'étais le maître de cérémonies attitré pour ce genre de sale besogne, le seul de la boîte à ne pas avoir d'enfants, et le seul de l'équipe à avoir réussi à enlever froidement un bébé mort des bras de sa mère hurlante pour le placer dans son cercueil, parce qu'il était l'heure. J'en suis pas fier.
___Quand j'avais briefé Laurent sur le job, j'avais remarqué qu'il s'était renfermé. Sur la route, il était tendu et peu loquace, et je pensai "Tiens, t'as un point faible, finalement ?". Ça ne l'en rendait que plus sympathique.
___On est arrivés en avance à la morgue de l'hôpital. Comme d'habitude, la tournée avait commencé par l'équipe de la partie technique, les agents d'amphi, des vétérans qui nous avaient gentiment vannés, mais pas trop : l'ambiance était lourde, ils ne nous enviaient pas pour le sale moment qu'on allait passer. Ils avaient vérifié la paperasse, on avait bu le café, puis d'un coup, ce fut l'heure.
___On est rentrés dans la petite salle. Sur un lit réfrigéré, le petit reposait, pâle, un ours en peluche, sans doute son doudou, dans les bras. Ses parents étaient la, calmes tous les deux. La petite soeur, entre eux, ne comprenait pas trop bien ce qui se passait.
___"Ils sont shootés aux cachetons, 'tain, le toubib les a chargés", subodorais-je. Je cherchai leur regard. La mère fixait son fils, mais je trouvai celui du père. D'accord, donc c'était lui qui allait agir, et c'est la mère qu'il faudrait surveiller, classique. J'expliquai aux parents le déroulement des opérations, et les deux acquiescèrent, lui en me regardant franchement, et elle sans dévier son regard du petit corps.
___Puis je compris la raison de leur calme surnaturel.
___La mère prit la main de l'enfant, et le père, se penchant vers lui, lui expliqua.
___"Tu vois, le monsieur va te mettre dans ton petit château de bois. Puis il va fermer le couvercle. Il va faire noir, mais ne t'inquiète pas, on sera à côté tout le temps, et puis après, les anges vont venir te chercher pour t'emmener dans un endroit merveilleux."
___Ils étaient dans le déni total. Leur discours, mélange de vie et de mort, s'adressait à un petit garçon vivant, ce n'était pas celui de parents en deuil. Je me dis que, quand ils tomberaient, ce serait de haut, ce serait brutal, et j'adressai une petite prière à un Dieu hypothétique pour qu'ils soient soutenus à ce moment-la.
___Un drôle de bruit me parvint. Laurent, devenu tout pâle lorsqu'il avait vu le corps du petit, luttait manifestement pour garder son contrôle. Il avait vu les mêmes choses que moi, en avait tiré les mêmes conclusions, et à présent, il était à leur place. Il souffrait pour eux, il se croyait eux.
___Il fallait arrêter ça, avant qu'il ne craque et que cette petite pièce se transforme en grand cirque. Je fis alors la seule chose qui me vint à l'esprit.
___"Tu sors. Tout de suite." Murmuré, mais il avait clairement entendu.
___Puis j'ai croisé son regard. Je ne savais pas ce que j'allai y trouver : colère, surprise, indignation, mais, au final, quelle que soit l'hypothèse que j'aurai retenue, je me serai trompé : jamais je n'avais vu quelqu'un me regarder avec autant de gratitude. Puis il sortit, sans un regard au corps ni à la douleur des parents, comme seuls les croque-morts savent le faire.

___La mère, puis le père, vinrent déposer un baiser sur la joue de leur fils. Puis la mère se tourna vers sa fille, et fit d'une voit douce :

___"Vas dire au revoir à ton petit frère".

___Et la petite s'exécuta. Elle se recula ensuite d'un pas, et leva vers moi un regard plen de questions.

___La partition avancait, c'était mon solo.

___Je pris le petit corps, et le placai dans le petit cercueil ouvert. Puis je me reculai pour leur laisser un instant. C'est le père qui prit le doudou et l'installa dans les bras du petit. Le silence se fit. Il ne fut troublé que par le bruit de la porte, ouverte un instant pour laisser place à Laurent. Il sentait la cigarette. Il avait retrouvé son calme. Je me relachai un peu : c'était bien d'avoir un collégue en appui.

___Et, tempus edax, enfui trop vite, le temps fut venu de fermer. Sur un signe convenu, Laurent prit le couvercle et le posa, placant la vis de tête, tandis que je m'occupai de celle des pieds. Enfin, je commencai à visser, tandis que mon collége placait les vis tout autour du cercueil, et passait après moi lorsque j'avais fini pour mettre les cache-vis. Enfin, ça, c'était la théorie. En pratique, le père du petit me prit doucement le tourne vis des mains. "Vous permettez ?". Oui, je permettais. J'avais le choix ? Et il ferma chaque vis, sous le regard de sa femme, qui tenait sa fille contre elle.

___Puis nous chargeâmes le petit cercueil dans le corbillard, sous le regard de son père, sa mère, sa soeur, et quelque chose me disait qu'ils commencaient à comprendre. Pourvu qu'ils me laissent assez de temps pour m'éloigner d'eux de quelques milliers de kilométres.

___Puis nous arrivâmes au crématorium. Le cercueil fut déchargé, installé, la cérémonie se déroula, le cercueil partit de nouveau, vers la salle de crémation, cette fois ci, et enfin, T... plongea dans l'enfer qui devrait le réduire en cendres, et nous pûmes partir. On est revenu au dépôt; on a rangé le corbillard. Laurent s'est proposé pour le nettoyer.

___Je suis allé dans la contre-allée, pour me griller une Winston au grand air.
___Je l'ai finie, écrasée, me suis essuyé les yeux du revers de la manche, puis je suis retourné lui donner un coup de main.

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Ce blog est un blog d'humour noir.
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C'est la rubrique ou je me livre à mon activité favorite : broyer du noir, me morfondre, et partager allégrement avec d'innocents lecteurs (oui, toi) ce sentiment mitigé fait de spleen, de vacuité et de cynisme qui m'habite.
Pour simplifier, je dis du mal de tout le monde et j'aime ça.

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Ici, je vous narre quelques histoires issues de cette confrérie des croque-morts à laquelle je m'honore d'appartenir.
Qu'elles soient arrivées à un collègue ou à moi importe peu, de méme que leur localisation géographique ou temporelle, puisqu'il faut en dissimuler l'identité des protagonistes, secret professionnel et respect dû aux défunts oblige.
Elles partagent néanmoins une caractéristique primordiale : elles sont strictement authentiques.

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